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08/10/2026

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PAR Garry Paul Angrand prĂ©sident de la Cour d’appel du Cap-HaĂŻtien !CONTRAVENTIONS : COMMENT SE DÉFENDRE SEUL DEVANT LE ...
06/25/2026

PAR Garry Paul Angrand prĂ©sident de la Cour d’appel du Cap-HaĂŻtien !

CONTRAVENTIONS : COMMENT SE DÉFENDRE SEUL DEVANT LE TRIBUNAL DE POLICE ?
Vous avez Ă©tĂ© verbalisĂ© Ă  la suite d’une infraction routiĂšre, et vous avez contestĂ© celle-ci pour des raisons de fond ou de forme. Une fois votre requĂȘte en exonĂ©ration reçue par l’Officier du ministĂšre public, vous serez convoquĂ© Ă  comparaĂźtre devant le tribunal de police, juridiction compĂ©tente en matiĂšre contraventionnelle.
OĂč consulter votre dossier? Comment organiser votre dĂ©fense ? Comment se dĂ©roule une audience? Quels sont les arguments Ă  soulever? Autant de questions que vous devrez anticiper pour vous assurer une dĂ©fense efficace, si vous entendez ne pas faire appel Ă  un avocat.
BIEN PRÉPARER SA DÉFENSE
PrĂ©parer sa dĂ©fense, c’est d’abord disposer du temps nĂ©cessaire pour ce faire.
La date prĂ©vue de l’audience est inscrite sur la citation en justice qui vous sera adressĂ©e par l’OPJ avec remise en main propre, ou encore par voie d’huissier de justice.
Or, le dĂ©lai qui est laissĂ© entre la remise de l’acte et la date d’audience vous paraĂźtra parfois trop faible, soit pour organiser votre disponibilitĂ© au regard notamment de vos obligations professionnelles, soit pour permettre l’organisation de votre dĂ©fense, laquelle passe nĂ©cessairement par la consultation du dossier pĂ©nal.
Dans cette circonstance, il vous sera possible de solliciter un renvoi de l’audience Ă  une audience ultĂ©rieure, Ă  condition de le motiver et le soutenir devant le juge. A cet Ă©gard, il n’est pas inutile de prĂ©ciser ici que la demande de report de l’audience pourrait Ă©galement ĂȘtre motivĂ©e pour des raisons plus stratĂ©giques, notamment au regard des incidences que pourraient avoir une Ă©ventuelle condamnation sur votre permis de conduire : les points correspondants Ă  la contravention visĂ©e ne sont en effet dĂ©bitĂ©s qu’à l’issue d’une condamnation devenue dĂ©finitive. En consĂ©quence, dĂšs lors que celle-ci est reportĂ©e, cela vous permettra de disposer d’un dĂ©lai suffisant pour rĂ©aliser un stage de sensibilisation Ă  la sĂ©curitĂ© routiĂšre, voire de rĂ©cupĂ©rer l’ensemble de vos douze points Ă  l’issue du dĂ©lai triennal (art. du code de la route).
PrĂ©parer sa dĂ©fense, c’est ensuite consulter le dossier pĂ©nal qui fonde les poursuites menĂ©es Ă  votre encontre.
Il ne saurait ĂȘtre de dĂ©fense digne de ce nom sans l’étude et l’analyse de l’ensemble des procĂšs-verbaux et piĂšces que comportent votre dossier. Parmi ceux-ci, le procĂšs-verbal de constatation devra retenir particuliĂšrement votre attention, mais il ne pourra ĂȘtre passĂ© outre la vĂ©rification de la rĂ©gularitĂ© formelle du procĂšs-verbal de convocation ; ou encore de la date de chaque acte de poursuite, pour vĂ©rifier si l’action publique ne se trouve pas prescrite.
ConcrÚtement, votre dossier sera consultable au greffe du tribunal de police compétent.
DÉROULEMENT DE L’AUDIENCE
Votre convocation mentionne la date et l’heure Ă  laquelle vous ĂȘtes invitĂ© Ă  comparaĂźtre. Bien entendu, il s’agira de respecter cet horaire. Sauf cas rarissime, vous ne serez pas seul, et d’autres prĂ©venus attendront de dĂ©fendre leur cause. Une audience Ă©tant par principe publique, outre les prĂ©venus, toute personne qui le souhaite peut y assister, et la porte de la salle d’audience devra rester – symboliquement – ouverte. Au moment de l’entrĂ©e du juge dans la salle d’audience, toute personne prĂ©sente dans la salle doit se lever, pour marquer ainsi le respect de l’autoritĂ© judiciaire, et rappeler que les dĂ©cisions sont rendues au nom du peuple français. Puis, le juge invite le public Ă  se rassoir et l’audience peut commencer.
L’APPEL DES CAUSES
L’ordre de passage est dĂ©terminĂ© par le juge ; il est d’usage toutefois que les affaires pour lesquelles des avocats seront « constituĂ©s » passent avant les autres. Par ailleurs, certains juges procĂšdent, avant l’examen de chacune des affaires, Ă  un appel des causes, consistant Ă  s’assurer de la prĂ©sence des prĂ©venus, et Ă  faire le tri des affaires qui seront retenues le jour mĂȘme (certains dossiers peuvent ĂȘtre renvoyĂ©s Ă  une date ultĂ©rieure, Ă  la demande de l’une des parties, ou d’office).
VOTRE DOSSIER EST ENFIN APPELÉ : L’ATTITUDE À ADOPTER LORS DE L’AUDIENCE
InĂ©vitablement, il convient de se prĂ©parer Ă  la prise de parole, de mettre en ordre les arguments que vous entendez soulever, et de prĂ©parer les piĂšces et conclusions Ă©ventuelles que vous soumettrez Ă  la juridiction. Dans ce dernier cas, vous serez tenu de vous plier au principe du contradictoire : vos piĂšces et conclusions devront ĂȘtre communiquĂ©es non seulement au juge, mais Ă©galement Ă  l’Officier du ministĂšre public prĂ©sent Ă  l’audience.
Nous ne saurions trop insister sur l’attitude que vous devez adopter, lorsque votre affaire sera appelĂ©e Ă  ĂȘtre dĂ©battue, puis jugĂ©e. Lorsque vous serez invitĂ© Ă  vous prĂ©senter Ă  la barre du tribunal, le juge apprĂ©ciera une attitude respectueuse, des vĂȘtements ordonnĂ©s, une gestuelle adaptĂ©e Ă  la situation, votre couvre chef retirĂ© le cas Ă©chĂ©ant, et votre tĂ©lĂ©phone portable coupĂ©.
De mĂȘme, il convient de garder Ă  l’esprit que vous ne pouvez prendre la parole que lorsque l’on vous invite Ă  vous exprimer, ou aprĂšs autorisation du juge, sur votre demande. En particulier, vous ne sauriez « coupler la parole » du magistrat, ou celle de l’officier du ministĂšre public, prĂ©cisĂ©ment dans le respect du principe du contradictoire.
CONDUITE DE L’AUDIENCE DE SIMPLE POLICE.-
L'instruction de chaque affaire sera publique, à peine de nullité.- Elle se fera dans l'ordre suivant : les procÚs-verbaux, s'il y en a, seront lus par le greffier. Les témoins, s'il en a été appelé par la partie civile ou le juge seront entendus s'il y a lieu; la partie civile prendra ses conclusions.
La personne citée sera interpellée ou interrogée; elle proposera sa défense et fera entendre ses témoins, si elle en a amené ou fait citer, et si, aux termes de l'Article 136, elle est recevable à les produire.
Le tribunal de police prononcera le jugement dans l'audience du jour oĂč l'instruction aura Ă©tĂ© terminĂ©e, ou, au plus t**d, dans l'audience suivante.
RĂ©fĂ©rence : Article 134 code d’ instruction criminelle.-
LES DÉBATS
Le juge prendra une dĂ©cision Ă  l’issue d’un dĂ©bat contradictoire. Celui-ci consiste Ă  entendre les arguments de la partie poursuivante (l’officier du ministĂšre public), puis les arguments de La DĂ©fense (la vĂŽtre).
Le juge commence par la vérification de votre état civil, et un rappel des faits poursuivis.
Si la procĂ©dure est, selon vous, entachĂ©e d’une nullitĂ©, vous devrez immĂ©diatement prendre la parole pour exposer les vices de forme, et solliciter la nullitĂ© de la procĂ©dure.
Par exemple, s’agissant d’un excĂšs de vitesse, une attention particuliĂšre sera apportĂ©e Ă  l’homologation et Ă  la date de la derniĂšre vĂ©rification du cinĂ©momĂštre utilisĂ©. Autre exemple, pour l’inobservation d’un stop ou d’un feu rouge, il pourra ĂȘtre soulevĂ© l’inexistence d’une norme locale.
Si en revanche, vos arguments ne portent que sur le fond du dossier, les parties sont invitĂ©es Ă  apporter toutes les prĂ©cisions qu’elles jugeraient nĂ©cessaires pour Ă©clairer les dĂ©bats. Votre intervention peut, dĂšs ce stade, s’avĂ©rer importante.
Une fois les faits retranscrits oralement, l’officier du ministĂšre public est invitĂ© Ă  exposer ses rĂ©quisitions. Il porte la parole de la poursuite, et Ă©voquera donc les arguments qui, selon lui, doivent aboutir Ă  la reconnaissance – ou non – de votre culpabilitĂ©. Ses rĂ©quisitions se terminent par la proposition d’une peine.
Enfin, vous aurez la parole . Pour convaincre le juge, il faudra apporter les Ă©lĂ©ments juridiques et factuels pour contrer les arguments de la partie poursuivante. L’un des principes auquel vous serez souvent confrontĂ©s est celui de la force probante particuliĂšre attachĂ©e aux procĂšs-verbaux dressĂ©es par les officiers ou agents de police judiciaire. Ceux-ci font foi jusqu’à preuve contraire des contraventions qu’ils constatent. En d’autres termes, une simple dĂ©nĂ©gation des faits, voire des photographies, ne suffiront pas Ă  mettre en doute les faits retranscrits sur le procĂšs-verbal ; encore faudra-t-il appuyer votre argumentaire de la preuve contraire par Ă©crit ou par tĂ©moins.
Le principe est que le prĂ©venu doit toujours s’exprimer en dernier. C’est dire que si l’officier du ministĂšre public soulĂšve un dernier point Ă  la suite de l’exposĂ© de votre dĂ©fense, vous serez invitĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  sa remarque.
Les débats enfin clos, le juge prendra une décision. Il peut soit rendre son jugement sur le champs, soit mettre en délibéré à une audience ultérieure dont la date vous sera communiquée.
Si la dĂ©cision ne vous convient pas, et Ă  la condition qu’elle prĂ©voit une peine minimale de 250 euros, vous pourrez encore faire appel de celle-ci, dans les 10 jours de la notification du jugement.
On le voit : se dĂ©fendre seul n’est pas une mince affaire, et s’apparente souvent Ă  un parcours du combattant. Mieux vaut s’y prĂ©parer dans les meilleurs conditions.
LOI No. 3 SUR LES TRIBUNAUX DE POLICE CHAPITRE PREMIER - DES TRIBUNAUX DE SIMPLE POLICE

Article 124.- Sont considérés comme contraventions de police, les faits énumérés dans la loi No. 5 du Code pénal.- Inst. crim. 155, 468, 469.- C. pén. 1, 384 à 401.

Article 125.- La connaissance des contraventions de police est attribuée au juge de paix qui jugera seul, comme tribunal de police.- Inst. crim. 9, 10, 11, 38, 39, 41.

Article 126.- Les citations pour contravention de police seront faites Ă  la requĂȘte de l'agent de police qui a dĂ©noncĂ© le fait, ou de la partie qui rĂ©clame.- Inst. crim. 1, 53, 59, 125, 132, 142, 145, 146, 155.
Elles seront notifiées par un huissier de la justice de paix, et à défaut d'huissier, par un agent de la force publique, il en sera laissé copie au prévenu, ou à la personne civilement responsable, ou s'ils sont absents, à l'autorité de police du lieu; il sera donné reçu de la citation.- C. civ. 1170, 1566.- Proc. civ. 78.- Inst. crim. 51.- C. pén. 56.

Article 127.- La citation ne pourra ĂȘtre donnĂ©e Ă  un dĂ©lai moindre que vingt-quatre heures, outre un jour par quarante kilomĂštres, Ă  peine de nullitĂ© tant de la citation que du jugement qui serait rendu par dĂ©faut. NĂ©anmoins cette nullitĂ© ne pourra ĂȘtre proposĂ©e qu'Ă  la premiĂšre audience, avant toute exception et dĂ©fense.- Inst. crim. 124, 129, 130, 133, 143.
Dans les cas urgents, les dĂ©lais pourront ĂȘtre abrĂ©gĂ©s, et les parties citĂ©es Ă  comparaĂźtre mĂȘme dans le jour, et Ă  l'heure indiquĂ©e, en vertu d'une cĂ©dule dĂ©livrĂ©e par le juge de paix.- Proc. civ. 11, 37.

Article 128.- Les parties pourront comparaĂźtre volontairement et sur un simple avertissement, sans qu'il soit besoin de citation.

Article 129.- Avant le jour de l'audience, le juge de paix pourra, sur la rĂ©quisition de la partie civile ou mĂȘme d'office, estimer ou faire estimer les dommages, dresser ou faire dresser des procĂšs-verbaux, faire ou ordonner tous actes requĂ©rant cĂ©lĂ©ritĂ©.- C. civ. 939, 1168.- Proc. civ. 38, 42.- Inst. crim. 1, 33, 34, 53, 126.

Article 130.- Si la personne citée ne comparait pas au jour et à l'heure fixés par la citation ou la cédule, elle sera jugée par défaut.- Inst. crim. 131 à 133, 160 à 164, 179, 366 et suiv., 470.

Article 131.- La personne condamnée par défaut ne sera plus recevable à s'opposer à l'exécution du jugement, si elle ne se présente à l'audience indiquée par l'article suivant, sauf ce qui sera ci-aprÚs réglé sur l'appel et le recours en cassation.- Inst. crim. 130, 132, 148 et suiv., 153, 163, 164.

Article 132.- L'opposition au jugement par dĂ©faut pourra ĂȘtre faite par la dĂ©claration en rĂ©ponse au bas de l'acte de signification, ou par acte notifiĂ©, dans les trois jours de la signification outre un jour par quarante kilomĂštres.- Proc. civ. 78, 180, 954.- Inst. crim. 131, 163, 164.
L'opposition emportera de droit citation à la premiÚre audience aprÚs l'expiration des délais et sera réputée non avenue, si l'opposant ne comparaßt pas.

Article 133.- La personne citĂ©e comparaĂźtra par elle-mĂȘme ou par un fondĂ© de procuration spĂ©ciale.- C. civ. 1751.- Inst. crim. 130, 161.

Article 134.- L'instruction de chaque affaire sera publique, à peine de nullité.- Inst. crim. 166, 243, 315, 408.
Elle se fera dans l'ordre suivant : les procÚs-verbaux, s'il y en a, seront lus par le greffier. Les témoins, s'il en a été appelé par la partie civile ou le juge seront entendus s'il y a lieu; la partie civile prendra ses conclusions.
La personne citée sera interpellée ou interrogée; elle proposera sa défense et fera entendre ses témoins, si elle en a amené ou fait citer, et si, aux termes de l'Article 136, elle est recevable à les produire.
Le tribunal de police prononcera le jugement dans l'audience du jour oĂč l'instruction aura Ă©tĂ© terminĂ©e, ou, au plus t**d, dans l'audience suivante.

Article 135.- Les contraventions seront prouvées, soit par procÚs-verbaux ou rapports, soit par témoins, à défaut de rapports ou de procÚs-verbaux à leur appui.- Inst. crim. 1.- C. pén. 1.

Article 136.- Nul ne sera admis, à peine de nullité, à faire preuve par témoins outre ou contre le contenu aux procÚs-verbaux ou rapports des officiers et agents de police ayant reçu de la loi le pouvoir de constater les crimes délits ou contraventions, jusqu'à inscription de faux.
Quant aux procĂšs-verbaux et rapports faits par des agents, prĂ©posĂ©s ou officiers auxquels la loi n'a pas accordĂ© le droit d'en ĂȘtre crus jusqu'Ă  inscription de faux, ils pourront ĂȘtre dĂ©battus par des preuves contraires, soit Ă©crites, soit testimoniales, si le tribunal juge Ă  propos de les admettre.- Inst. crim. 11, 127, 131, 138, 145, 152, 265, 315.

Article 137.- Les témoins feront à l'audience, sous peine de nullité, le serment de dire toute la vérité, rien que la vérité et le greffier dressera procÚs-verbal qui relaiera cette formalité, ainsi que les noms, prénoms, ùge, profession et demeure des dits témoins et leurs principales déclarations.
Ce procÚs-verbal sera signé par le juge de paix et le greffier.

Article 138.- Les ascendants ou descendants de la personne prĂ©venue, ses frĂšres et soeurs ou alliĂ©s en pareil degrĂ©, son conjoint mĂȘme aprĂšs le divorce prononcĂ©, ne seront ni appelĂ©s, ni reçus en tĂ©moignage, sans nĂ©anmoins que l'audition des personnes ci-dessus dĂ©signĂ©es puisse opĂ©rer une nullitĂ©, lorsque, soit la partie civile, soit le prĂ©venu, ne se sont pas opposĂ©s Ă  ce qu'elles soient entendues.- C. civ. 215.- Inst. crim. 127, 137, 251, 256.

Article 139.- Les tĂ©moins qui ne satisferont pas Ă  la citation pourront y ĂȘtre contraints par le tribunal qui, Ă  cet effet, prononcera dans la mĂȘme audience, sur le premier dĂ©faut, l'amende, et en cas d'un second dĂ©faut, la contrainte par corps.- Pr. civ. 265.- Inst. crim. 67, 68, 140, 165, 287.- C. pĂ©n. 121, 194.

Article 140.- Le tĂ©moin ainsi condamnĂ© Ă  l'amende sur le premier dĂ©faut, et qui, sur la seconde citation, produira devant le tribunal des excuses lĂ©gitimes, pourra ĂȘtre dĂ©chargĂ© de l'amende.
Si le témoin n'est pas cité de nouveau, il pourra volontairement comparaßtre par lui ou par un fondé de procuration spéciale, à l'audience suivante, et obtenir, s'il y a lieu, décharge de l'amende.

Article 141.- Si le fait ne prĂ©sente ni dĂ©lit, ni contravention, le tribunal annulera la citation et tout ce qui aura suivi, et statuera, par le mĂȘme jugement, sur les demandes en dommages-intĂ©rĂȘts.

Article 142.- Si le fait est un délit qui emporte une peine correctionnelle ou plus grave, le tribunal renverra les parties devant le commissaire du gouvernement.

Article 143.- Si le prĂ©venu est convaincu de contravention de police, le tribunal prononcera la peine et statuera, par le mĂȘme jugement, sur les demandes en restitution et en dommages-intĂ©rĂȘts.

Article 144.- La partie qui succombera sera condamnĂ©e aux frais mĂȘme envers l’État.
Les dépens seront liquidés par le jugement.

Article 145.- Tout jugement de condamnation définitif sera motivé, et les termes de la loi appliquée y seront insérés, à peine de nullité.
Il y sera fait mention s'il est rendu en dernier ressort ou en premiĂšre instance.- Pr. civ. 148.

Article 146.- La minute du jugement sera, dans les vingt-quatre heures au plus t**d, signée par le juge qui aura tenu l'audience, à peine de dix gourdes d'amende contre le greffier et de prise à partie, s'il y a lieu, tant contre le greffier que contre le juge.

Article 147.- La partie civile poursuivra l'exécution du jugement en ce qui la concerne.- Inst. crim. 1 et suiv., 13, 53, 126, 163, 173.

Article 148.- Les jugements en matiĂšre de police, pourront ĂȘtre attaquĂ©s par la voie de l'appel, lorsqu'ils prononceront un emprisonnement, ou lorsque les amendes, restitutions et autres rĂ©parations civiles excĂ©deront la somme de cinquante gourdes, outre les dĂ©pens.- Inst. crim. 24, 126, 151 et suiv., 195.

Article 149.- L'appel est suspensif.

Article 150.- L'appel des jugements rendus par le tribunal de simple police sera porté au tribunal correctionnel.
Cet appel sera interjetĂ© dans les dix jours francs de la signification de la sentence Ă  personne ou domicile, il sera suivi et jugĂ© dans la mĂȘme forme que les appels des sentences des justices de paix.- Pr. civ. 150, 353, 401.

Article 151.- Lorsque, sur l'appel, le MinistĂšre public ou l'une des parties le requerra, les tĂ©moins pourront ĂȘtre entendus de nouveau, et il pourra mĂȘme en ĂȘtre entendu d'autres.- Inst. crim. 1, 13, 53, 134, 136.

Article 152.- Les dispositions des articles précédents sur la solennité de l'instruction, la nature des preuves, la forme, l'authenticité et la signature du jugement définitif, la condamnation aux frais, ainsi que les peines que ces articles prononceront, seront communes aux jugements rendus sur l'appel, par les tribunaux correctionnels.- Inst. crim. 134, 135, 137 à 147.

Article 153.- Pourront, s'il y a lieu, se pourvoir en cassation contre les jugements rendus par le tribunal correctionnel sur l'appel des jugements de police, le MinistÚre public, la partie civile, la partie civilement responsable et la partie condamnée.
Le recours aura lieu dans les formes prescrites pour les jugements des tribunaux correctionnels et dans les trois jours du prononcĂ© du jugement fait en prĂ©sence des parties oĂč elles dĂ»ment appelĂ©es.

Article 154.- Au commencement de chaque mois, les juges de paix transmettront au commissaire du gouvernement l'extrait des jugements de police qui auront été rendus dans le mois précédent et qui auront prononcé la peine de l'emprisonnement. Cet extrait sera délivré sans frais par le greffier.- Inst. crim. 13.
Le commissaire du gouvernement le dĂ©posera au greffe du tribunal correctionnel, et en rendra un compte sommaire au SecrĂ©taire d’État de la justice.- Inst. crim. 174, 192.

06/18/2026

« Mettre l'action publique en mouvement reste à l'appréciation souveraine du Commissaire du Gouvernement. »

06/05/2026

Les crimes et dĂ©lits portent atteinte Ă  l'ordre public et ne peuvent pas ĂȘtre Ă©teints par un simple accord entre la victime et le prĂ©venu.

En ce 18 mai, la page Avocature souhaite un trĂšs joyeux anniversaire au Magistrat Bernard Jean Loti LAFORTUNE.Que cette ...
05/18/2026

En ce 18 mai, la page Avocature souhaite un trĂšs joyeux anniversaire au Magistrat Bernard Jean Loti LAFORTUNE.
Que cette nouvelle annĂ©e soit marquĂ©e par davantage de sagesse, de succĂšs, de courage et d’élĂ©vation dans l’exercice de la justice.
Votre engagement pour le droit et votre attachement aux valeurs de l’État de droit inspirent respect et considĂ©ration.
Heureux anniversaire Ă  vous, Magistrat !
Que Dieu continue de guider vos pas et d’éclairer votre mission. âš–ïžđŸŽ‰

La page « Trait d’Union » porte admirablement bien son nom. Elle rapproche les esprits, unit les voix et crĂ©e des passer...
05/18/2026

La page « Trait d’Union » porte admirablement bien son nom. Elle rapproche les esprits, unit les voix et crĂ©e des passerelles entre les personnes.
À travers elle, nous ne voyons pas seulement une page Facebook, mais un vĂ©ritable Trait D'union entre les haĂŻtiens consĂ©quents et le reste du monde. Merci infiniment messieurs !

Fierté guirandoise, fierté aquinoise : Maßtre Bernard Jean Loti LAFORTUNE accÚde à la magistrature

La section communale de Guirand et la commune d’Aquin peuvent aujourd’hui s’enorgueillir du parcours remarquable de l’un de leurs fils : MaĂźtre Bernard Jean Loti LAFORTUNE. GrĂące Ă  sa persĂ©vĂ©rance et Ă  son sens du devoir, il accĂšde dĂ©sormais Ă  la magistrature haĂŻtienne.

TrĂšs tĂŽt, il s’était passionnĂ© pour le droit et la justice. Ainsi, aprĂšs avoir rĂ©ussi le concours d’admission en 2009, il avait intĂ©grĂ© la FacultĂ© des Sciences Juridiques de l’UPSAC (UniversitĂ© Publique du Sud aux Cayes). Au cours de son parcours universitaire, il avait entrepris des Ă©tudes en droit avec dĂ©termination. En 2015, il avait soutenu avec succĂšs son mĂ©moire de sortie et obtenu sa licence en sciences juridiques.
Cependant, son ambition ne s’était pas arrĂȘtĂ©e Ă  l’avocature.

En effet, entre 2017 et 2018, il avait suivi une formation spécialisée en gestion de greffe des tribunaux dans le cadre de la premiÚre formation initiale de greffiers et de magistrats organisée en Haïti.
À l’issue de cette formation, il avait effectuĂ© un stage pratique avant d’obtenir un DESS (DiplĂŽme d’Études SupĂ©rieures SpĂ©cialisĂ©es) en gestion de greffe.
ParallĂšlement, MaĂźtre LAFORTUNE avait exercĂ© comme avocat militant au parquet d’Aquin de 2018 Ă  2026. Durant cette pĂ©riode, plusieurs tĂ©moignages du milieu judiciaire soulignaient son intĂ©gritĂ©, son impartialitĂ© et son professionnalisme.

De plus, il évitait les querelles partisanes et exerçait sa profession avec rigueur et loyauté. Ainsi, il veillait constamment au respect des principes de la justice.
AnimĂ© par une volontĂ© encore plus grande de servir l’appareil judiciaire haĂŻtien, il s’était inscrit au concours de juge de paix pour l’annĂ©e acadĂ©mique 2024-2025.
AprĂšs trois mois de formation intensive Ă  l’École de la Magistrature (EMA), il avait obtenu son certificat de magistrat. Ensuite, lors du concours national organisĂ© Ă  cette occasion, il aurait brillamment rĂ©ussi les Ă©preuves avec une moyenne de 18 sur 20.
GrĂące Ă  cette performance, MaĂźtre Bernard Jean Loti LAFORTUNE a Ă©tĂ© retenu parmi les 58 magistrats ayant reçu leur commission de nomination comme juges de paix en HaĂŻti. Sa cĂ©rĂ©monie officielle de remise de commission s’est dĂ©roulĂ©e le jeudi 14 mai 2026 Ă  Port-au-Prince. Quant Ă  sa prestation de serment comme juge du tribunal de paix de la circonscription de MiragoĂąne, elle pourrait avoir lieu durant la semaine du 17 mai 2026.
Selon de nombreux observateurs, le nouveau magistrat possÚde les qualités nécessaires pour exercer cette haute fonction avec sérieux, impartialité et loyauté.
D’ailleurs, dans une interview accordĂ©e Ă  la radio TĂ©lĂ©vision CaraĂŻbes (RTVC), il avait dĂ©clarĂ© : « Je vais redorer le blason de la justice haĂŻtienne. »
Par consĂ©quent, plusieurs estiment dĂ©jĂ  qu’il saura faire respecter les attributions de son tribunal tout en contribuant au renforcement du systĂšme judiciaire dans les Nippes.

Ce nouveau chapitre dans la carriĂšre du magistrat LAFORTUNE suscite donc beaucoup d’espoir au sein de la population. Beaucoup souhaitent que son passage au tribunal de paix de MiragoĂąne apporte une nouvelle dynamique Ă  la justice locale et fasse de cette institution une vĂ©ritable rĂ©fĂ©rence dans le dĂ©partement des Nippes.

En cette occasion spĂ©ciale, l’équipe de Trait d’Union souhaite un joyeux anniversaire au magistrat Bernard Jean Loti LAFORTUNE et lui adresse ses vƓux de rĂ©ussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

Ysnorld DESSALINES / Trait D'union

Bernard Jean Loti Lafortune
Nok services +
La DĂ©pĂȘche Ayiti
Rodrice Durocher
fans

05/16/2026

⚖ LE PROCÈS DE JÉSUS-CHRIST : ENTRE JUSTICE, POLITIQUE ET RELIGION

Le procĂšs de JĂ©sus-Christ demeure l’un des procĂšs les plus marquants de l’histoire. JugĂ© successivement par le SanhĂ©drin puis par Ponce Pilate, JĂ©sus fut confrontĂ© Ă  des accusations religieuses et politiques dans un contexte de forte tension sociale.

Plusieurs observateurs considĂšrent encore aujourd’hui que cette procĂ©dure soulevait de sĂ©rieuses interrogations sur le respect des garanties judiciaires : tĂ©moignages contradictoires, pression populaire et dĂ©cision influencĂ©e par le pouvoir politique.

À travers ce procĂšs historique, une leçon demeure intemporelle : la justice doit toujours rester indĂ©pendante, impartiale et fondĂ©e sur le droit plutĂŽt que sur la pression ou la passion populaire.

05/14/2026

L'insécurité juridique est un poison qui fragilise la paix sociale !

LES DROITS DU CITOYEN : UNE RESPONSABILITÉ DE L’ÉTATLe droit Ă  la vie, Ă  la santĂ© et au respect de la personne humaine n...
05/10/2026

LES DROITS DU CITOYEN : UNE RESPONSABILITÉ DE L’ÉTAT

Le droit Ă  la vie, Ă  la santĂ© et au respect de la personne humaine ne constitue pas une faveur accordĂ©e au citoyen : ce sont des droits fondamentaux que l’État a l’obligation de garantir Ă  tous, sans distinction.

Construire des hĂŽpitaux, des centres de santĂ© et des dispensaires ne relĂšve pas uniquement d’une politique publique ; c’est une exigence liĂ©e Ă  la dignitĂ© humaine et Ă  la protection de la population.

De mĂȘme, chaque citoyen doit pouvoir bĂ©nĂ©ficier d’un logement dĂ©cent, d’une Ă©ducation accessible, d’une alimentation suffisante et d’une vĂ©ritable sĂ©curitĂ© sociale. Une sociĂ©tĂ© juste se construit lorsque les droits sociaux cessent d’ĂȘtre de simples promesses pour devenir des rĂ©alitĂ©s concrĂštes.

À travers cette rĂ©flexion, Avocature rappelle que le respect des droits humains demeure le socle essentiel de tout État de droit.

FORMATION PROBATOIRE DES JUGES DE PAIX : LE CSPJ PUBLIE LES LISTES DÉFINITIVES DU GRAND NORD ET DU GRAND SUDLe Conseil S...
05/09/2026

FORMATION PROBATOIRE DES JUGES DE PAIX : LE CSPJ PUBLIE LES LISTES DÉFINITIVES DU GRAND NORD ET DU GRAND SUD

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) a rendu publiques les listes définitives des candidats retenus dans le cadre de la formation probatoire des juges de paix pour les juridictions du Grand Nord et du Grand Sud.

Cette étape marque une avancée importante dans le processus de renforcement du systÚme judiciaire haïtien, à travers la préparation de futurs magistrats appelés à servir la justice de proximité avec compétence, intégrité et responsabilité.

À tous les candidats figurant sur ces listes, Avocature adresse ses fĂ©licitations et ses encouragements. La magistrature exige rigueur, impartialitĂ©, sens du devoir et attachement profond aux principes de justice et d’État de droit.

Nous souhaitons plein succĂšs Ă  ces futurs acteurs du pouvoir judiciaire dans cette nouvelle phase de leur parcours professionnel. âš–ïžđŸ‡­đŸ‡č

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