03/23/2026
Les États-Unis viennent d’officialiser leur cadre national sur l’IA — et il ne ressemble pas à un “AI Act américain”.
L’approche retenue est sensiblement différente de celle de l’Union européenne.
Trois points ressortent particulièrement :
• pas de nouveau régulateur IA : les autorités existantes restent en première ligne, avec une place importante donnée aux sandboxes
• préférence pour un cadre fédéral : afin d’éviter une fragmentation entre les différents États
• prudence sur l’entraînement des modèles et le copyright : pas de position rigide à ce stade, avec une large place laissée aux tribunaux
Pour les entreprises européennes ayant des opérations aux États-Unis, le sujet est important : la conformité IA ne pourra pas être uniforme d’une juridiction à l’autre.
Elles devront concilier :
• l’AI Act côté européen
• une approche américaine plus souple et plus sectorielle
• des divergences croissantes sur la gouvernance, la responsabilité et les données d’entraînement
À mon sens, nous allons de moins en moins vers une convergence mondiale et de plus en plus vers une forme de concurrence réglementaire.
J’accompagne des entreprises européennes sur leurs enjeux privacy, data et IA entre l’Europe et les États-Unis, notamment pour les aider à structurer leur conformité aux règles américaines en soutien de leurs opérations aux US, en articulation avec les exigences européennes.