21/07/2026
𝑷𝑹𝑬𝑪𝑰𝑺𝑰𝑶𝑵𝑺 𝑱𝑼𝑫𝑰𝑪𝑰𝑨𝑰𝑹𝑬𝑺 𝑺𝑼𝑹 𝑳'𝑶𝑩𝑱𝑬𝑻 𝑫𝑼 𝑪𝑶𝑵𝑺𝑬𝑵𝑻𝑬𝑴𝑬𝑵𝑻 𝑬𝑵 𝑴𝑨𝑻𝑰𝑬𝑹𝑬 𝑫𝑬 𝑹𝑬𝑽𝑬𝑵𝑮𝑬 𝑷𝑶𝑹𝑵
𝐏𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 : le revenge p**n c’est quand une personne partage, souvent sur Internet, des photos ou des vidéos intimes d’une autre personne sans sa permission, généralement après une rupture ou un conflit, dans le but de se venger ou de nuire à sa réputation.
Dans la grande majorité des situations, la personne concernée avait d’abord donné son accord pour que l’image ou la vidéo soit prise (qu’il s’agisse de messages intimes, d’enregistrements privés ou de selfies personnels). Toutefois, cette personne n’a jamais consenti à ce que ces fichiers soient partagés avec d’autres ou rendus publics, ou bien elle a par la suite retiré son autorisation concernant leur diffusion
Après le constat d'un vide juridique par la Cour de Cassation, dans un arrêt du 16 mars 2016 (ℭ𝔥𝔞𝔪𝔟𝔯𝔢 ℭ𝔯𝔦𝔪𝔦𝔫𝔢𝔩𝔩𝔢, 16 𝔪𝔞𝔯𝔰 2016, 𝔭𝔬𝔲𝔯𝔳𝔬𝔦 15‑82.676), le législateur a créé un délit spécifique visé à 𝑙'𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑙𝑒 226-2-1 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑑𝑒 𝑝𝑒́𝑛𝑎𝑙, qui retient que la diffusion sans accord de contenus intimes ou sexuels d’une personne, souvent par un ex‑partenaire, généralement via internet ou les réseaux sociaux, sans son consentement, est puni de deux ans d'emprisonnement et à 60 000 € d'amende.
Dans un arrêt du 23 juin 2026, la Cour de Cassation retient que, lorsqu'une personne accepte qu’on prenne son image, il faut bien distinguer son accord pour la prise, l’enregistrement et la diffusion de celle-ci.
Chaque étape requiert un consentement spécifique.
Cf 𝐶𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐶ℎ𝑎𝑚𝑏𝑟𝑒 𝐶𝑟𝑖𝑚𝑖𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒. 23 𝑗𝑢𝑖𝑛 2026, 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑣𝑜𝑖 25-82.188