Le Juriste et Le Politiste Haitien 2022

Le Juriste et Le Politiste Haitien 2022 Simples propos d’un Juriste et d’un Politiste pour éclairer la lanterne de nos concitoyens perplexes

Haïti : comprendre l’insécurité ambiante .-D’aucuns parlent de sécurité en termes de présence de forces armées légitimes...
13/10/2022

Haïti : comprendre l’insécurité ambiante .-

D’aucuns parlent de sécurité en termes de présence de forces armées légitimes occupant un espace géographique avec une capacité d’opposition efficace aux dérives nuisibles au bien-être collectif. Une telle approche semble être très loin d’une jugulation de l’insécurité lorsqu’elle peut se manifester en des formes beaucoup moins perceptibles aux institutions et aux gens armés. Donc, dans le cadre de l’insécurité ambiante en Haïti, aucune réponse sérieuse ne semble pouvoir adresser cette problématique en dehors d’une approche historique. Le présent cadre analytique propose un repère temporel de trois périodes : de l’indépendance haïtienne à l’occupation américaine (I), de l’occupation américaine à 1964 (II) et de 1964 à nos jours (III).

I. De l’indépendance à l’occupation américaine. -

Durant cette période, tout le paradigme sécuritaire s’articulait autour d’une occupation militaire périphérique du territoire d’Haïti avec des infrastructures de fortification et des hommes aux aguets toujours en préparation contre un possible retour des Français. Tandis que de l’intérieur se dessine un découpage géographique digne d’un labyrinthe que seuls les chefs de guerre régionaux ne maitrisent, sans partage ni mise en commun. Chaque chef ou commandant bénéficiait d’une grande marge de manœuvre pour veiller, avec sa troupe et en bon père de famille, au grain de la liberté générale. Ainsi, les stratégies, les cachettes d’armes et de munitions sont gardées jalousement secrètes comme des trésors des Templiers. Tout ceci, pour préserver la liberté et contourner des fréquentes battues organisées dans le passé par l’ennemi sous l’instigation des traitres avec des chiens de chasse .
Donc, après l’indépendance cette même réalité de terrain demeure inchangée et devient la plus grande entrave à la construction de la sécurité nationale du jeune Etat-nation en devenir. Par ailleurs, les mêmes réflexes, les mêmes peurs sont restés intacts et, souvent, de banals mécomptes entre famille ou membres de même régiment peuvent engendrer des situations d’insécurité chaotiques impactant toute la collectivité.
Au lendemain de l’Indépendance, dès les premières heures, le ver de l’insécurité était déjà dans le fruit de la construction de ce nouvel état-nation, en raison de l’incapacité des dirigeants à canaliser les moyens et ressources vers les objectifs qu’impose la nouvelle donne. Les mêmes tactiques de guérilla à foyers autonomes qui ont emmené à la victoire haïtienne vont militer contre les pouvoirs politiques. Les nouveaux dirigeants, pour leur survie et celle de l’Etat, par rapport aux revendications et à de possibles implosions, ont dû, au lendemain même de la victoire , se précipiter à exporter la guerre de libération des esclaves vers d’autres régions esclavagisées pour casser un peu la pression intérieure . Tandis que le gros des troupes, sous forme de corps expéditionnaires en mission, a dû être maintenu en dehors du centre du pouvoir politique ; tandisque, parallèlement, s’opèrent dans le rang de l’armée de grandes purges pour dégraisser un peu sa taille . C’est à ce carrefour que vont éclater des mutineries et des guerres intestines systématiques durant tout le XIX ème Siècle menant à de fréquentes prises d’assaut des infrastructures et des arsenaux de l’Etat . Les biens publics, par abus de fonction, sont détournés au profit de ceux qui devraient en être les gardiens, au détriment de l’Etat . Cette situation, en maintes fois, a exposé la souveraineté nationale à de rudes épreuves. L’émergence de groupes rebelles (véritables armées parallèles) pilleurs des villes et cités, telles les Piquets et les Cacos, des années durant ont mis le pays à feu et à sang sur fond d’intempestives auto-proclamations d’indépendance des régions où l’Etat central en perdait le contrôle. Après l’assassinat de Dessalines, la royauté du Nord s’est créée avec Christophe et la République de l’Ouest avec Pétion et plusieurs autres tentatives s’en suivront jusqu’à l’occupation américaine.

II. De l’occupation américaine à 1964.-

Conséquemment à une période tumultueuse sanglante, les Marines américains ont débarqué un soir du 28 Juillet 1915 et vont y rester pendant 19 ans, laissant à leur départ, en supplantation à l’armée indigène, une gendarmerie, la Garde d’Haïti, dressée en bon chien de chasse, dirigée en majorité par des mulâtres recyclés via une académie militaire facilitant le screening et permettant ainsi à ce groupe en voie de disparition dans les affaires des bords de mer de redorer ses blasons tout en s’octroyant la part du lion dans tout ce qui est patrimoine et actifs de la république . Ainsi, de plus en plus, le sommet « mulâtrisé » de ladite armée a royalement ignoré la base noire, même les rares officiers noirs qui s’y sont glissés jouaient aussi la carte des arrivistes en transfert de classe par leur mariage avec des mulâtresses creusant davantage l’écart avec la base noire en total dénuement et remplie de frustrations. Cette situation n’allait pas t**der à constituer un terreau fertile à un vaste chaos, à l’intérieur de l’armée, supporté par des slogans et des harangues noiristes, coloristes aux effets dopants rongeant ainsi l’esprit de corps de l’armée jusqu’à la guerre civile soldée par la prise de pouvoir, un peu plus t**d en 1957, par Duvalier, porte-étendard du noirisme.

III.- De 1964 à nos jours.-

A partir de 1964 , pour garder le pouvoir Duvalier aura innové en offrant aux américains la tête de leur ennemi commun, le vestige colonial de la bourgeoisie mulâtre des villes ( courtiers, entremetteurs, spéculateurs, commerçants et petits industriels) remplacé par l’alliage arabo-juif, digne mandataire des intérêts du comptoir américain de l’import-export et du commerce de gros des bords de mer . Cependant, pour contrebalancer la montée en puissance des nouveaux tenanciers dont les menées à l’avenir auront pu lui être gênantes, Duvalier a créé une autre stratégie de contournement. Sous couvert de formation d’une classe ouvrière urbaine, il a provoqué un exode massif de paysans pauvres vers les centres-villes, , assiégeant ainsi toutes les zones commerciales d’influence par une classe de lumpen lui servant de bras armés et de chairs à canon pour châtier, agresser tous ceux et celles qui oseraient se mettre au travers de son chemin.
Par la même occasion, il a pu imploser les structures militaires et de sécurité en y intégrant des petites gens analphabètes et endoctrinées pour contenir durablement les ambitions internes et opérer la grande purge dans cette armée suspecte et faiseuse de président. Et pour comble de malheur, il a monté une arrière-garde soutenue par une machine infernale d’insécurité d’Etat avec le SD, les VSN, les bandes armées et sociétés secrètes .
Cette méthode tentante a fait école au point que même après son départ les apprentis-sorciers vont tenter de s’y exercer : d’abord le Haut Commandement de l’armée en des époques différentes avec les para-militaires (attachés, brassards rouges, les « zenglendos » , FRAPH… ) concoctant des expéditions punitives, des vols, pillages, massacres avec une mainmise absolue sur les ressources de l’Etat et sur toutes les propriétés vacantes publiques ou privées. Les gouvernements civils de leur côté ont senti le poids de la toute puissance de l’ambassade des USA et de leurs procureurs commerçants dans les décisions politiques ont emprunté sans gêne cette même voie en armant aussi les organisations populaires des bidonvilles et des périphéries des grandes villes pour, dans un premier temps, contrebalancer leur influence et dans un deuxième temps les effrayer puis calmer leur ardeur.
A partir de 2016, la donne a changé, les représentants du comptoir commercial des grandes puissances amies d’Haïti , secondés par le Core Group, ne veulent plus rester en coulisse. Ils revendiquent les devants de la scène politique. Avec de grands renforts d’argent et de moyens, par le biais d’agences de sécurité légalement créées ou par exemptions de statuts, ils se sont pourvus en armes et munitions de guerre pour protéger leurs intérêts et ceux de leurs mandants tout en préparant un pillage en règle des ressources rares du pays. La stratégie arrêtée est : de ghettoïser les quartiers fragiles en empêchant toutes apparitions ou manifestations nuisibles sur leurs lieux d’aisance ou de commerce et même sur les trajets de leurs marchandises ; de, parallèlement et surtout, se rendre libres de recruter tous éléments de ces ghettos pour des forfaits ou des expéditions punitives contre ceux et celles qui nuisent à leur monopole, d’une façon ou d’une autre.
A malin, malin et demi, les anciens rats des scènes politiques se voyant en voie de garage au profit des nouveaux déjà assez riches et influents pour jouer la supériorité ils ont misé sur le nombre par tête de bétail et en armement jouent aux cafards et, en ce moment, tous les secteurs aujourd’hui en perdent le contrôle. Comme l’a si bien dit la romancière Marie Vieux-Chauvet dans son roman Amour Colère et Folie : « Tu armes les faibles, ils prennent n’importe quoi pour cible ; tu armes les gueux, ils ne désirent qu’une chose : se prouver à eux-mêmes qu’ils sont devenus puissants ; tu armes des imbéciles, ils cherchent justification au rôle important que tu leur as assigné et ils assassinent leur fils ou leur père » (voir p.314)
Alors, vu l’éclosion en Haïti du marché des armes américaines avec des firmes aux USA qui en font fortune, au moment où l’économie américaine est en dents de scie, le pays à peine sorti d’une pandémie mettant à mal son système sanitaire et étant déjà en plein dans une guerre par procuration. Sérieusement, est-ce qu’il y a d’Haïtiens qui - mis à part nos marionnettes, dirigeants de facto- pensent vraiment qu’une intervention militaire étrangère en Haïti va venir résoudre nos problèmes de sécurité ? Quelle armée étrangère viendra déranger le business des USA au profit de la souveraineté d’Haïti ? Quelle armée viendra déranger le projet global du Core Group consistant à nous retourner à nos statuts premiers de colonie d’exploitation avec de vastes chantiers miniers ? Sérieusement, vous croyez que les Américains vont venir vous aider à éradiquer le désordre que le Core Group a fomenté, à désenclaver le territoire avec un bon maillage routier, à déplacer les populations des zones dangereuses et raser certains bidonvilles constituant un danger pour la République?

Ayayayyy !!!! Comme on peut devenir bête, par moments, quand on fait de la politique. Le Défunt journaliste, Jean Dominique dirait la table est servie, BON APPETIT MESSIEURS et DAMES.

Me Daniel JEAN
Avocat-chercheur
12/10/2022

Lettre de refus d’Anténor Firmin à la demande des États-Unis d’affermer le Môle Saint-NicolasOCTOBER 11, 2022Lettre de r...
12/10/2022

Lettre de refus d’Anténor Firmin à la demande des États-Unis d’affermer le Môle Saint-Nicolas

OCTOBER 11, 2022

Lettre de refus d’Anténor Firmin à la demande des États-Unis d’affermer le Môle Saint-Nicolas
Joseph Auguste Anténor Firmin, Ministre des Relations extérieures de la République d’Haïti
Port-au-Prince, 22 avril 1891

Messieurs les plénipotentiaires,
J’ai l’honneur de vous accuser réception à Vos Excellences de votre dépêche du 21 de ce mois, par laquelle vous avez bien voulu m’adresser une copie officielle du document signé par son Excellence le Président des États-Unis et vous investissant de pleins – pouvoirs pour – conférer avec toutes personnes revêtues des mêmes pouvoirs par Haïti, afin de négocier une convention entre les deux gouvernements.

En examinant ce document et me référant à l’entrevue que j’eus l’honneur d’avoir avec Vos Excellences le jour même de la réception de votre dépêche, je dois inférer que vos pleins pouvoirs se rapportent à la demande faite le 7 février dernier au gouvernement d’Haïti, par l’honorable amiral Gherardi, en qualité de commissaire spécial des États-Unis, d’exprimer son consentement d’accorder au gouvernement de l’Union américaine l’affermage du Môle Saint-Nicolas pour y établir une station de charbon pour les navires de la marine des États-Unis.

En effet, par sa lettre du 10 février dernier, ce département avait exprimé à l’honorable amiral le désir du gouvernement d’Haïti d’avoir préalablement à toute délibération :

1° les détails ou conditions de l’affermage désiré ;

2° copie des pleins-pouvoirs qui lui auraient été conférés, par son Excellence le Président des États-Unis et dont l’original serait présenté, s’il y a lieu, au moment de la signature du bail à ferme qui fait l’objet de sa demande.

L’honorable amiral m’a fait l’honneur de me fournir, par sa lettre du 12 février, tous les détails désirables, en me laissant une copie certifiée des instructions qu’il avait reçues du département d’État de Washington, et, après une entrevue que nous eûmes le même jour, il a été- convenu qu’il écrirait à son gouvernement pour avoir les pleins pouvoirs. C’est donc ce document que vous avez reçu en commun et qui m’a été communiqué, de sorte que le gouvernement d’Haïti est mis à même de répondre, en toute règle, à Vos Excellences.

Comme j’ai eu l’honneur de dire à Vos Excellences, dans notre entrevue d’hier, dès que je sus l’arrivée en rade d’une nouvelle escadre de la marine américaine, et que j’eus appris que des pleins pouvoirs vous étaient expédiés, je fis une dépêche très circonstanciée au Président d’Haïti et au Conseil des Secrétaires d’État en tournée dans le Département du Sud.

Le Président d’Haïti et mes Collègues réunis en Conseil des Secrétaires d’État, m’ont ordonné de vous répondre comme suit : Après avoir bien considéré les conditions dans lesquelles le gouvernement des États-Unis désira obtenir l’affermage du Môle Saint-Nicolas pour y établir une station navale, ils n’auraient peut-être point d’objection à faire, si vos instructions ne contenaient pas la clause suivante : « En vue de la préservation et de l’affermissement des relations (des deux pays) le Président désire que, aussi longtemps que les États-Unis peuvent être les fermiers du Môle Saint-Nicolas » — s’il doit être affermé — le gouvernement d’Haïti n’afferme aucun port ou autre portion de son territoire ni n’en dispose autrement, n’y accepte aucun privilège spécial ou droit d’usage à aucun autre pouvoir, État ou Gouvernement. »

L’acceptation de votre demande avec une telle clause, serait aux yeux du gouvernement d’Haïti, un outrage à la souveraineté nationale de la République et une violation de l’article 1er de notre Constitution ; car, en renonçant au droit de disposer de son territoire, il en aurait consenti l’aliénation tacite.

Dans sa lettre du 12 février dernier, l’honorable amiral Gherardi cita la France, le Brésil, l’Espagne, le Pérou, le Mexique, Hawaï, le Portugal, l’Italie, le Japon et d’autres nations qui ont accordé, un moment ou l’autre, des stations de charbon à la marine des États-Unis. Le gouvernement d’Haïti n’est pas moins bien disposé envers l’Union américaine que ces diverses nations, mais il se trouve lié par notre droit public intérieur qu’il ne peut violer, sans rendre caduc tout engagement pris dans de telles conditions.

Ces considérations sont d’une importance telle, que Vos Excellences seront, sans doute, les premières à reconnaître l’impossibilité dans laquelle se trouve le gouvernement haïtien d’accorder à celui des États-Unis le bail du Môle Saint-Nicolas, aux conditions que ce dernier le désire.

Mais à cette difficulté constitutionnelle doivent encore s’ajouter des considérations politiques qui sont de la plus haute importance pour le gouvernement haïtien.

L’arrivée en ce port de deux escadres américaines renfermant les plus puissants vaisseaux de guerre de la marine des États-Unis, a fait une impression des plus malheureuses au pays entier qui s’en alarme ou s’en inquiète. En supposant même que la constitution nationale ne fût pas un obstacle à l’acceptation de la demande présentée par Vos Excellences, au nom du Président des États-Unis, le gouvernement haïtien ne pourra guère, dans les circonstances présentes, entrer en négociations pour l’affermage du Môle Saint-Nicolas, sans paraître céder à une pression étrangère et compromettre, ipso facto, notre existence de peuple indépendant ; et d’autant plus que plusieurs journaux américains, dans un but indevinable, font une propagande mensongère, tendant ce à faire croire qu’il y a des engagements signés entre le Président d’Haïti et les États-Unis d’Amérique, pour la cession de cette même baie du Môle Saint-Nicolas que soi : Excellence le Président Harrison désire avoir comme station navale à l’usage de la marine américaine.

Profondément confiant en votre loyauté et votre sentiment d’équité, j’ose espérer que vos Excellences saisiront parfaitement que le refus d’accorder aux États-Unis l’affermage du Môle Saint-Nicolas pour une station navale, n’est pas, de la part du Gouvernement haïtien, un acte de défiance ou de mauvaise volonté.

Il est la conséquence d’un double empêchement devant lequel a dû fléchir notre vive sympathie et notre sincère attachement à la plus glorieuse et à la plus généreuse république du Nouveau-Monde et peut-être du monde moderne.

Veuillez agréer, Messieurs les Plénipotentiaires, les assurances de ma très haute considération.
Le Secrétaire d’État des Relations Extérieures :

A. FIRMIN
Honorable FRÉDÉRIC DOUGLASS
Ministre-résident et Consul général des États-Unis.
Haiti Libre

On en a tellement bavé ☹️
07/10/2022

On en a tellement bavé ☹️

Malgré le fait que les arabo-musulmans ont envahi et dévasté l'Afrique en asservissant plus de 35 millions d’africains en 14 siècles, certains musulmans noirs continuent de défendre leurs maîtres arabes et osent affirmer que l’islam est une religion de paix. Pourtant l'islam a légalisé l’esclavage qui était à l’époque une pratique tout à fait normale pour les peuples Arabes. Le prophète des arabes, Mohamed lui-même avait plus d’une trentaine d’esclaves, dont deux femmes très connues : Maria la copte et Safia. De plus, durant toute sa « prophétie », il a vendu et acheté des esclaves au nom de son dieu. Quoi de mieux pour prouver aux musulmans que l’esclavage est une pratique tout à fait permise puisqu'elle fut pratiquée par celui qu’ils considèrent comme un prophète ?!
Aujourd’hui, la majorité écrasante des noirs arabisés refuse d'admettre cela, et le reste se vante même du fait que le dieu des arabes a ordonné de bien traiter les esclaves, comme si ces derniers étaient des animaux domestiques et qu’il suffisait de bien les traiter pour qu’on oublie la monstruosité de cette pratique !
Et même ce prétendu bon traitement que Bilâl al-Habachi, esclave noir castré a eu droit à titre symbolique, comme on le verra, aussi important soit-il, cet acte n’est pas une abolition de l’esclavage mais un chantage.
D’autant plus que le racisme anti noir est un fait inhérent à la communauté arabo-musulmane. Bien avant les européens, les arabes pratiquaient déjà la ségrégation raciale contre les noirs pour coloniser leur territoire. Alors que l’implication des Européens dans les razzias et les déportations vers les Amériques dura quatre siècles, l’implication des Arabo-berbères dans les razzias a duré 14 siècles et perdure toujours dans l'impunité totale. La naissance de l’islam et sa conquête sanglante a donc importé en Afrique une pratique qui n'était connue que chez les peuples indo-européens et sémites. L'islam a donc institutionnalisé, systématisé et légalisé cette abomination à très grande échelle avec l’approbation religieuse du dieu arabe « Allah ». Les razzias et exactions islamiques, contre les noirs se pratiquaient à travers le Sahara, sur les côtes de la Mer Rouge et de l’Afrique Orientale jusqu’à l’Océan Indien. Pour les arabes, un noir est un sous homme et doit être traité comme tel. Ce qui est obscène dans ce sujet est le déni de la réalité des musulmans noirs, qui par solidarité religieuse avec les arabes préfèrent mentir, minimiser les faits ou falsifier l'histoire. Pourtant, aujourd'hui du Maroc, Mauritanie et en Iran en passant par l’Arabie saoudite, les noirs (même autochtones) sont toujours ségrégés, asservis, lynchés et assassinés comme des animaux.
Un noir musulman est un traître à la mémoire de ces ancêtres.
BILOLO

Tande lòt la k ap pale😳Lòt la di pa gen ankenn Leta entèlijan k ap dakò sibvansyone gaz la ak 400 milyon dola, ok ! Men ...
06/10/2022

Tande lòt la k ap pale😳

Lòt la di pa gen ankenn Leta entèlijan k ap dakò sibvansyone gaz la ak 400 milyon dola, ok !
Men kiyès ki bay lòd pa sibvansyone gaz la ? Se pa FMI, IFI ak Bank mondyal ? Kisa lòt la dwe konprann nan politik neyoliberal yo menm ? Sak te pase nan peyi Chili apre Salvadò Ayende a ? Sak te pase nan Grand Bretay sou Magarèt tatchè a pa di lòt la anyen ? Sak te pase ane 80 Ayiti a? Sa k ap pase Ejip, Gine, Liban ... yo pa di eleman an anyen ?

Nan reyalite politik ak sosyal 80% ayisyen ap viv la, sou ki baz pou se pa yon Leta sosyalis ki nan tèt peyi a ? Sou ki baz Leta ayisyen kenbe swa dizan 400 milyon dola sibvansyon gaz la ki s on pwodui transvèsal ? Èske se laverite ? Poul fè kisa menm? Ki wòl Leta sa menm ?
Kisa rejim defakto a te fè ak lajan premye ogmantasyon pri gaz la ?
Ki lejitimite ak legalite rejim ilegal, ilejitim sa genyen pou l angaje peyi a nan desizyon ayisyanosid sa yo ?

Peyi Dayiti ap toujou fann miyèt moso toutan fose yo pa redui ! Twòp moun pa gen anyen ditou, twòp moun paka reve, twò piti moun gen twòp. Ayisyen dwe sispann gen sèl wòl al fè tchoul peyi vwazen ak Tonton sam, nou pa esklav ! Ayisyen yo dwe ka viv alèz nan peyi a. Depi gen gwo inegalite ap toujou gen egri, ap toujou gen chire pit ant frè ak sè yo. Kat la dwe rebat.

Ayiti dwe gen yon rejim politik k ap aplike yon ekonomi ki baze sou redistribisyon richès peyi a(piti kou l ye), twòp privilèj pou gwo babin yo. Pò yo ak enstitisyon estratejik yo dwe sou kontwòl Leta, tankou PNH, Ladwàn...Pa dwe gen Core Group nan peyi Dayiti. Tout moun dwe anndan, pa dwe gen moun andeyò. Prensip pa gen moun pase moun nan dwe tabli tout bon.

Chire timalis pa dwe yon liks, manje ak bwè pa dwe yon aksidan(byen manje, byen bwè), laswenyay ak bon kote pou moun dòmi dwe yon minimòm. Se bagay sa yo ki fè moun yo kenbe mobilizasyon an, yo lòk menm si y ap toufe, se sèl rezistans yo rete. Rete mobilize pèp AYISYEN , se nan batay w ap jwenn liberasyon w✊

V.G.D

Le peignoir de l'AmbassadriceEn diplomatie le surplus de pouvoir amène à un excédent de faux-pas.Lorsque Evans Paul reço...
05/10/2022

Le peignoir de l'Ambassadrice

En diplomatie le surplus de pouvoir amène à un excédent de faux-pas.

Lorsque Evans Paul reçoit à travers Guy Noël – le carnet d’adresses le mieux garni de la République – l’invitation à se rendre dans la matinée d’un jour de décembre 2014 à la résidence de Pamela A. White, Ambassadrice des États-Unis en Haïti, il accepte sans hésiter.

Avec K-Plume nous pouvons imaginer qu’à la veille d’être confirmé par Michel Martelly comme son nouveau Premier Ministre, il allait recevoir le blanc-seing du Blan. En l'occurrence de la Blanche. Il pourrait s’attendre à entendre certains conseils, certaines consignes et au pire certains ordres impératifs et impériaux.

Comme il semble que celà est devenu depuis belle lurette un rite de passage pour tous les politiciens haïtiens désireux de faire avancer leur carrière, K-Plume ne peut imaginer rien de plus et rien de grave. D’autant que le futur PM est un journaliste calme et chevronné. Il a roulé sa bosse, a fait de la prison et torturé en 1988 sous Prosper Avril. A l'époque on l’a présenté comme étant un des « prisonniers de la Toussaint ».

Or, comme on était à la veille des Fêtes de Noël en 2014 et en plus accompagné par un Noël lui-même, KP imagine qu’au contraire de 1988, il sera accueilli bras ouvert comme le fût l’Enfant-Jésus. Accompagné par Guy et par son ami Fred Brutus, K-Plume est reçu par une Pamela Ambassadrice passablement peu orthodoxe. On savait qu’elle avait des habitudes peu diplomatiques en se promenant bras-dessus, bras-dessous avec Martelly, et Lamothe, en arborant au poignet le bracelet rose du PHTK. Mais là, c’est encore plus choquant ! Dans la forme et dans le contenu.

Pamela se présente devant les trois hommes vêtue d’un saut-de-lit, sans soutien-gorge et aux pieds de simples sandalettes. Visiblement les visiteurs, malgré le fait d’avoir été invités, étaient inopportuns. Encombrants, il fallait se débarrasser au plus vite.

Après ce choc visuel accompagnés par des effluves de parfums matinaux, arrive le choc des paroles :
« Vous n’êtes pas notre candidat au poste de Premier Ministre. Notre candidat, en fait une candidate, est Maryse Pénette. Donc vous ne serez pas PM d’Haïti ».

La situation ressemble avec celle vécu, sans qu’il le sache à l’époque des faits, par Jean-Max Bellerive en novembre 2009 lorsque le Core Groupe sous la houlette du représentant de l’Union Européenne, l’Italien Francesco Gosetti di Sturmeck, a essayer de maintenir à la Primature Mme Michèle Pierre-Louis.
K-Plume garde tout son calme. Il arrive même à sourire. Au contraire de Fred qui veut quitter sur le champ la résidence. Guy Noël n’est point ému. Dans son long parcours, il a vu d’autres. Comme ils étaient jusqu’alors à sec, il demande à Pamela pour que l’on apporte du café.

Avec ou sans café la réunion tourne court car le message avait été envoyé. Est-ce qu’il a été bien reçu ? Non.
Le choix de KP résulte des négociations longues et compliquées avec une partie de l’opposition et de la société civile. En plus, Martelly ne connaissait même pas Mme Pénette. Menaçant lui-même de se démettre, Michel se braque et réussit à garder K-Plume et le nommer PM.

Régulièrement Pamela se rappelle au bon souvenir des Haïtiens. Aujourd’hui elle préconise dans les pages de Le Nouvelliste que sans les « bottes étrangères » rien ne sera réglé dans le pays. On passe sous silence les presque 14 années de présence militaire de la MINUSTAH...

Mais il y a davantage. En mars 2021, Pamela déclare à la Commission des affaires étrangères de la Chambre de Députés des États-Unis, qu’il fallait « mettre de côté » le président Jovenel Moïse. Peu de temps après, le Président est assassiné. Quand bien même elle insiste que « personne sain d’esprit ne penserait que j’aie quoi que ce soit à voir avec son assassinat », on pourrait de façon légitime et fondée considérer qu’il s’agit d’une déclaration pour le moins maladroite.

Le lecteur et la lectrice arrivés jusqu’ici peuvent finalement extraire de ces épisodes ses conclusions lui-même ou elle-même. Pour tous, sans doute, Pamela est une ambassadrice-choc. Certains pourront voir simplement de la vulgarité. D’autres pourront pointer ses habitudes et comportements peu diplomatiques comme signes de la puissance du pays qu’elle est censé représenter. D’autres verront un message, grossier il est vrai, de faire savoir à ses interlocuteurs haïtiens le peu d’importance qu’ils ont aux yeux de la plus grande puissance mondiale. D’autres, enfin, pourront constater que sous le parapluie de la protection diplomatique des paroles absurdes sont prononcées et des attitudes désabusées monnaie courante.

Finalement, encore une ultime interprétation et un conseil. Quand bien même généralement le diplomate est trié sur le volet, comme tout un chacun la bêtise et la folie peuvent se manifester. Donc, il faut être attentifs afin d’être en condition de séparer le bon grain de l’ivraie.

Ricardo Seitenfus
Auteur
--

05/10/2022

Un ancien Consul haïtien en République Dominicaine pointe du doigt la communauté internationale dans la misère d’Haïti

Publié le : 3 oct. 2022 à 14:02

L’ancien consul haïtien Edwin Paraison proclame que la situation chaotique dans laquelle le pays se trouve actuellement est en réalité un complot prévu par d’autres pays. Dans son affirmation, il n’exclut pas notre voisine, la République dominicaine, qui serait notre ennemi le plus proche jouant un rôle important dans cette conspiration.

Paraison avance que cela est dû aux maintes richesses que renfermait notre territoire. Plusieurs pays de l’Afrique ont connu ce même tri en raison de l’abondance de matières premières qu’on y retrouve. On y fait régner un climat de désordre total dans lequel les indigènes ne seront pas en mesure d’exploiter ces richesses eux-mêmes, pour ensuite être pillés sans le savoir.

Dans ses analyses, il montre que paradoxalement, ces situations d’instabilité ne sont jamais parvenus à chasser tous les Haïtiens du pays, car malgré tout, bon nombre d’entre eux tiennent à leur pays, et ne placent pas leur total espoir en la migration vers l’étranger.

Il souligne que durant chaque moment de crise, tout comme à présent, on constate que la République dominicaine signale un recensement massif d’Haïtiens venant s’installer dans leur pays. Selon lui, ces alertes n’ont rien de réel. On assiste plutôt à une augmentation de la population sur le territoire haïtien à chaque période, particulièrement dans la capitale, où se déroulent la plupart des activités économiques.

L’ancien consul a fait savoir que les mouvements de banditisme sont soutenus et alimentés par des personnalités nationales et internationales. Il évoque la période ou Hélène La lime, responsable des Nations-Unies, avait encouragé la création d’une fédération de gangs à travers un programme. Initiative qui a été exécutée mais par la suite réprouvée par l’ancien président Jovenel Moïse, car ils prévoyaient que cette méthode leur permettrait de mieux contrôler les bandits, mais ils ont par la suite constaté le contraire.

Il prévoit que la crise qu’on assiste dans le pays prend une tournure plus chaotique, impliquant l’international, politiquement parlant. Et ce fait engendra des élections frauduleuses ayant une complicité internationale. L’un des cas que l’on peut considérer est celui de la montée au pouvoir de René Préval pour son deuxième mandat.

Ainsi, Paraison fait clairement voir comment la communauté internationale tient en fait à contrôler le pays en y faisant régner des crises qui retiendront l’attention de la population et en même temps leur donner l’occasion de gérer discrètement leurs intérêts.

Flygneau Djélessane Dorothé, Auteur

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