21/08/2023
*THÈME : LE CONTRAT VERBAL
Qu’est ce qu'un contrat verbal ?
Le contrat verbal est une entente, un accord entre deux ou plusieurs personnes qui conviennent d’une transaction, d’un service, d’une prestation ou d’un dédommagement en échange d’une somme d’argent, d’un retour en nature sans que les termes qui le définissent ne soient couchés sur papier.
*Que dit la loi ?*
Le contrat verbal au Gabon est régi par le *code civil français Napoléon de 1804* en vigueur sur le territoire gabonais qui est communément appelé * *code civil ancien**.
En effet, le contrat verbal y trouve sa définition aux termes de *l’article 1101* qui dispose : *« Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou ne pas faire quelque chose. »*. S’il n’est pas mentionné dans cet article de manière spécifique le contrat verbal, c’est que la doctrine ne fait aucune différence entre le contrat verbal et le contrat écrit.
Cette assimilation relève du principe que chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites de la loi.
De ce qui précède, on comprend aisément que le contrat verbal détient la même valeur juridique que le contrat écrit. La seule différence réside alors dans la preuve du contrat verbal.
Contrairement au contrat écrit qui est lui-même sa preuve absolue sauf vice avéré, la preuve du contrat verbal pourra se faire par tous les moyens qui permettraient d’en établir la teneur. Parmi ces moyens, on peut noter ainsi les témoignages, des actes d’huissier de justice tels que les constatations, des mails, échanges téléphoniques mais également des auditions etc…
Par exemple, un prestataire qui se voit contester par son cocontractant de mauvaise foi, sa prestation et le montant y relatif tous deux verbalement conclus, pourra apporter la preuve de sa prestation par les moyens suscités. C’est dans ce sens que *l’article 222 du code de procédure civile* dispose : *« Lorsque la preuve testimoniale est admissible, le juge peut recevoir des tiers les déclarations de nature à l'éclairer sur les faits litigieux dont ils ont personnellement connaissance. Ces déclarations sont faites par attestation ou recueillies par voie d'enquête selon qu'elles sont écrites ou orales. »*.
En ce qui concerne le montant, une expertise, estimation peut être demandée dans le but de garantir au cocontractant lésé un montant juste de sa prestation. *L’article 276 du code de procédure civile* dispose : *« Lorsqu'il y aura lieu de procéder à des constatations, recherches ou estimations qui requièrent la compétence d'un technicien; le juge, soit d'office, soit à la demande des parties, ordonnera une expertise. »*.
*PS : UN CONTRAT VERBAL A LA MÊME VALEUR JURIDIQUE QU'UN CONTRAT ÉCRIT. IL VOUS SUFFIT D'EN APPORTER LA PREUVE.*