Laurent Leccia

Laurent Leccia Cabinet d'avocats

15/07/2026
14/04/2026

TRIBUNE. Un collectif de professionnels du droit, parmi lesquels Anne-Cécile Mailfert et Louis Degos, explique, dans une tribune au « Monde », les raisons de son opposition au projet de loi sur la justice criminelle qui instaure notamment une procédure de plaider-coupable criminel.

14/04/2026
16/07/2025

Elle était allongée tranquillement au bord du trottoir, la tête doucement posée contre le béton, les yeux mi-clos comme si le sommeil l’avait enfin gagnée. Mais elle ne dormait pas. La vérité était bien plus cruelle — elle était épuisée d’avoir trop longtemps essayé de survivre. Son petit corps, malgré ses magnifiques taches noires, orange et blanches, ne parvenait plus à dissimuler les marques de sa souffrance.

Chaque voiture qui passait faisait vibrer le sol près d’elle, mais elle ne bougeait pas. Elle avait compris depuis longtemps que le monde ne s’arrêtait pas pour des chats comme elle. Les gens passaient, lui jetaient un regard rapide, puis continuaient leur chemin. Pour eux, elle n’était qu’un chat errant de plus, une ombre de plus fondue dans le décor d’un monde pressé et indifférent.

Mais quelque chose en elle m’a fait m’arrêter. Peut-être sa manière de se recroqueviller — comme si elle cherchait à protéger quelque chose qui n’existait plus. Ou peut-être le silence de sa respiration, comme si elle avait peur que même son existence soit un dérangement. Je me suis agenouillé à côté d’elle, avec douceur, pour ne pas l’effrayer. Elle n’a pas bougé.

Ses yeux se sont ouverts, à peine. L’un était encrouté, l’autre m’a regardé sans peur — non pas parce qu’elle me faisait confiance, mais parce qu’elle n’avait plus rien à craindre. J’ai chuchoté doucement, lui demandant si elle allait bien, sachant très bien la réponse. Elle n’a pas miaulé. Elle n’a pas ronronné. Elle a simplement cligné lentement des yeux, comme pour dire : « Où étais-tu quand j’avais encore de l’espoir ? »

En y regardant de plus près, je voyais ses côtes saillir sous son pelage amaigri. Ses coussinets étaient fissurés et à vif. Elle n’avait sans doute rien mangé depuis des jours. Mais plus terrible encore que la faim, c’était la solitude. Ce n’était pas juste un chat abandonné — c’était une âme oubliée. Un être vivant qui attendait une gentillesse qui n’était jamais venue.

Je lui ai offert un morceau de poulet de mon déjeuner. Elle l’a senti, puis m’a regardé. Il lui a fallu une bonne minute pour s’en emparer — non par avidité, mais par hésitation. Se souvenait-elle encore de ce qu’était la douceur ? Lorsqu’elle a enfin mangé, c’était par petites bouchées lentes et prudentes, comme si son corps avait oublié ce que c’était que de recevoir de la nourriture.

Je suis resté avec elle une heure ce jour-là. Juste là, assis. Sans la toucher, sans forcer sa confiance. Et lorsque je me suis levé pour partir, elle a levé la tête. Elle ne m’a pas suivi. Elle n’a pas pleuré. Mais ses yeux m’ont posé une question que je n’oublierai jamais : « Toi aussi, tu t’en vas ? »

Je n’ai pas bien dormi cette nuit-là. Son image me hantait. Alors, le lendemain matin, je suis revenu. Elle était toujours là — au même endroit, dans la même position, la tête posée contre la pierre froide comme si c’était tout ce qui lui restait. Mais cette fois, elle a levé la tête en me voyant. Cette fois, elle s’est redressée, faiblement, et a fait quelques pas chancelants vers moi.

Je l’ai enveloppée dans une serviette et je l’ai emmenée chez moi. Le vétérinaire a dit qu’elle était déshydratée et anémiée, probablement à cause d’une exposition prolongée au froid et à la faim. Mais elle pouvait s’en sortir. Il lui faudrait simplement du temps, de la nourriture et de l’amour — ce qu’on lui avait refusé pendant si longtemps. Je l’ai appelée Clémentine, pour la douceur qu’elle avait su garder malgré toute sa douleur.

Les semaines ont passé. Son pelage est redevenu doux. Ses yeux ont retrouvé leur éclat. Et la première fois qu’elle a ronronné, j’ai pleuré. Elle avait survécu à l’abandon, aux nuits glaciales, à la faim, et au chagrin. Mais désormais, elle avait quelque chose qu’elle n’avait jamais eu : une raison de vivre.

Alors si un jour, vous voyez un chat recroquevillé sur le trottoir comme elle l’était — ne détournez pas les yeux. Car parfois, ils ne dorment pas. Parfois, ils supplient en silence qu’on remarque qu’ils sont encore en vie.

15/07/2025

Mon bébé est parti pour un pays où la douleur n'existe plus😪 ....18 ans je t'es gardé près de moi ❤️❤️tu ma fait rire🤣 pleurer😪 crier mais tu étais la ...je t'aime mon chat

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