08/06/2026
Le problème de l'affaire Lyhanna n'est pas un problème de "parole de l'enfant".
Si un jour, un homme vient se plaindre d'un voisin qui fabrique des explosifs dans son garage, et qu'il s'avère qu'il préparait un acte terroriste qui n'a pas été déjoué, on ne dira pas, le problème c'est la parole de l'homme, de la femme, ou du voisin... On dira à juste titre, c'est une affaire qui présentait un niveau de dangerosité élevé, qui portait sur la sécurité des personnes, et elle aurait dû être traitée immédiatement, urgemment.
Il en est de même pour l'affaire Lyhanna. Elle aurait dû être traitée immédiatement car elle comportait des critères de gravité et de dangerosité indéniables.
Si l'on en tire comme leçon qu'il faut privilégier les affaires concernant les enfants, on va déshabiller Pierre pour habiller Paul, mettre des magistrats là où l'actualité veut les mettre, et les bouger ensuite en fonctions des affaires suivantes.
En réalité, toutes les plaintes concernant des atteintes aux personnes et présentant une dangerosité actuelle sont urgentes. Elles le sont pour deux raisons :
- l'efficacité des plaintes dépend très largement de la rapidité d'intervention des enquêteurs,
- l'interpellation de l'auteur met un coup d'arrêt à la réitération des infractions.
Evitons de choisir entre les victimes, elles ont toutes droit à la Justice