23/07/2025
Donation-partage et indivision : une rigueur réaffirmée
Par deux arrêts de principe rendus en 2013, la Cour de cassation a posé une règle stricte : une donation-partage ne peut produire ses effets que si chaque descendant est allotis en biens divis. En présence d’attributions indivises, même partielles ou portant sur des quotités indivises, l’acte est requalifié en donation simple.
Cette requalification emporte des conséquences notables notamment en terme de rapport des biens à la succession ou d’évaluation du bien au jour du décès.
Un tempérament a été admis en 2019 (Cass. 1re civ., 13 févr. 2019, n° 18-11.642, publié au Bulletin), permettant un partage différé, à condition qu’il soit effectué du vivant du donateur et selon sa volonté.
Toutefois, la Cour a réaffirmé, dans un arrêt récent du 2 juillet 2025, que l’attribution conjointe de droits divis et indivis dans un même acte fait obstacle à la qualification de donation-partage. La présence de droits indivis, suffit à exclure l’effet partageant.
La jurisprudence consacre ainsi une lecture stricte de la notion de donation-partage, exigeant une division matérielle et exclusive des biens entre les héritiers.
Cette solution est évidente, le partage, faisant par principe cesser l’indivision!