18/10/2026
« Mon fils veut dire au juge chez qui il veut vivre. » La question revient souvent au moment d'une séparation. Trois repères pour s'y retrouver.
1. Il n'y a pas d'âge minimum. Le critère est le discernement, c'est-à-dire la capacité de l'enfant à comprendre la situation et à exprimer un avis personnel. Le juge l'apprécie au cas par cas.
2. Si l'enfant demande à être entendu, l'audition est de droit. Il peut être reçu seul, avec un avocat ou avec une personne de son choix. Le juge peut aussi confier l'audition à une personne qu'il désigne.
3. Être entendu, ce n'est pas décider. La parole de l'enfant est un élément parmi d'autres. Le juge statue selon l'intérêt de l'enfant, qui ne devient pas pour autant partie au procès.
Un dernier point, peut-être le plus important : la démarche doit venir de l'enfant. Un enfant qui sent qu'on attend de lui une réponse précise porte un poids qui n'est pas le sien.
La parole de l'enfant compte, à condition qu'elle reste la sienne.