03/08/2026
Un divorce engagé en France peut-il être paralysé par une procédure déjà ouverte dans un État tiers ? La réponse dépend d’abord du bon texte applicable. ⚖️
Par un arrêt du 20 mai 2026, la Cour de cassation rappelle que le règlement Bruxelles II ter ne règle pas la litispendance entre une juridiction d’un État membre et celle d’un État tiers. Son champ est limité, sur ce point, aux relations entre États membres. Le juge français doit donc revenir au droit international privé français, en l’absence de convention bilatérale.
Autre point central : la date de saisine de la juridiction étrangère ne se détermine pas selon les critères du règlement européen écarté. Elle doit être appréciée au regard de la loi de l’État de cette juridiction. Dans un dossier de divorce international, cette étape peut modifier l’analyse de la chronologie des procédures et, en pratique, l’issue de l’exception de litispendance.
Ce rappel est important pour les dossiers familiaux transfrontières : avant d’invoquer une priorité de saisine, il faut vérifier la source applicable, le statut de l’État concerné et la loi qui fixe la date de saisine.
Divorce et litispendance avec un État tiers