05/06/2026
Un salarié en CDD est recruté pour un an, avec une période d’essai d’un mois. À la fin du mois d’août, l’employeur met fin à l’essai en respectant un délai de prévenance. La relation de travail se poursuit toutefois quelques jours après le terme de l’essai. 📌
Le salarié saisit alors le juge pour demander des dommages-intérêts au titre d’une rupture anticipée et illicite du CDD. En appel, les juges considèrent que la poursuite de la relation de travail a fait naître un CDI, alors même qu’aucune demande de requalification n’avait été formulée. ⚖️
La Cour de cassation censure cette analyse. Elle rappelle une règle claire : la requalification d’un CDD en CDI ne peut pas être prononcée d’office. Seul le salarié peut demander à se prévaloir des règles protectrices du Code du travail. 🧭
L’enjeu est concret : la qualification retenue du contrat peut modifier le fondement des demandes, l’analyse de la rupture et l’issue du contentieux. 📄
Ce rappel de jurisprudence montre qu’en droit du travail, la demande formulée compte autant que le débat sur le fond. Un point procédural peut donc devenir décisif dans un dossier. ✅
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