Cabinet d'avocat Chawky Mahbouli

Cabinet d'avocat Chawky Mahbouli Maître MAHBOULI avocat au barreau de Paris compétent en droit des étrangers et en droit pénal...

Maître Chawky MAHBOULI, défends les intérêts des Particuliers en leur offrant une assistance et un suivi de qualité qui couvre la plupart des aspects juridiques de la vie quotidienne, et notamment dans :
-la famille: divorce, garde d'enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire
-le travail: licenciement, non-paiement des salaires, prise d'acte de rupture et résiliation judiciaire
-la

réparation de préjudice résultant d'accidents
- le surendettement
- les difficultés liées au séjour sur le territoire français. Maître Chawky MAHBOULI, accompagne, conseil et répond à l'ensemble des interrogations de tout type d'entité: les startups, les entreprises, les associations, et plus précisément dans :
-la création et dissolution de sociétés
-le contentieux des contrats commerciaux
-les baux commerciaux
-le recouvrement des créances
-l'introduction salariés étrangers
-le traitement des difficultés (procédure de sauvegarde de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire)

La motivation des ordonnances sur requête fait-elle l’objet d’un contrôle plus global ? La solution confirmée est nette ...
27/05/2026

La motivation des ordonnances sur requête fait-elle l’objet d’un contrôle plus global ? La solution confirmée est nette : dans cette procédure, le visa de la requête ne vaut pas simple lecture. Il vaut adoption des motifs.

Concrètement, lorsqu’une ordonnance vise la requête qu’elle accueille, l’exigence de motivation est regardée comme satisfaite. Le juge d’appel doit alors examiner non seulement le texte de l’ordonnance, mais aussi les circonstances détaillées dans la requête, notamment pour justifier l’absence de contradictoire. Cette lecture combinée évite d’écarter une décision pour un motif purement formel.

L’impact pratique est direct pour les mesures d’instruction avant tout procès et, plus largement, pour toute procédure sur requête. La requête doit être rédigée avec précision sur trois points :
• le motif légitime ;
• la nécessité d’agir sans débat préalable ;
• la proportion des mesures sollicitées.

Une motivation trop générale reste fragile, même si l’ordonnance vise la requête.

La méthode à retenir est simple : traiter la requête comme un document essentiel du contrôle, puis vérifier en appel l’ordonnance et la requête ensemble. Cette solution préserve la rapidité de la procédure tout en maintenant un contrôle réel des motifs.

Ordonnance sur requête : le visa de la requête vaut adoption des motifs

Le cas général reste strict : lorsque le prestataire exécute un ordre conforme à l’identifiant unique fourni par le clie...
22/05/2026

Le cas général reste strict : lorsque le prestataire exécute un ordre conforme à l’identifiant unique fourni par le client, le régime des articles L. 133-18 à L. 133-24 du code monétaire et financier demeure exclusif. ⚖️

L’arrêt du 4 mars 2026 apporte toutefois une nuance décisive. Si la banque a elle-même établi l’ordre de paiement soumis à signature, elle ne peut plus opposer automatiquement l’article L. 133-21 pour exclure le droit commun. Le contentieux peut alors basculer sur le fondement de l’article 1231-1 du code civil.

Cette ouverture n’instaure pas une responsabilité systématique. Encore faut-il que l’identifiant repris sur l’ordre révèle des anomalies apparentes et manifestes, propres à caractériser un faux grossier qu’un professionnel normalement diligent devait détecter.

Source : Com. 4 mars 2026, F-B, n° 25-11.959

14/05/2026

Une provision accordée par la CIVI peut donner un faux sentiment de sécurité.

Dans cette affaire, elle n’a pas empêché la forclusion.

Quand l’instance se périme, certains actes cessent de protéger le délai.

C’est là que le risque devient très concret.

Réf : Civ. 2e, 12 mars 2026, F-B, n° 24-18.760

12/05/2026

Plus de 80 ans après l’avoir formulée, la Cour de cassation précise une règle décisive : la contre-lettre n’est pas opposable au cessionnaire de créance de bonne foi. 📌

Dans cette affaire, un prêt de 5 millions d’euros avait été conclu au nom d’enfants sans ressources, alors que les fonds devaient en réalité financer une société. La Cour rappelle deux bases utiles : la simulation n’est pas, par elle-même, une cause de nullité de l’acte apparent ; et lorsque l’intention frauduleuse est établie, la preuve du contrat occulte peut être apportée par tout moyen.

La décision distingue ensuite le rôle des intervenants. La banque ayant participé au montage perd la protection attachée à la qualité de tiers et ne peut pas invoquer l’acte apparent. Le cessionnaire qui ignorait la contre-lettre conserve, lui, la possibilité d’agir sur la créance cédée.

Point pratique : il faut vérifier séparément la fraude, la qualité de tiers, la participation au montage et la bonne foi du cessionnaire. Cette méthode permet d’évaluer plus précisément le risque contentieux en matière de prêt, de cession de créance et d’interposition de personnes.

Agences de voyage : la preuve de l’exclusion du contratLa Cour de cassation juge que l’agence de voyage ne peut s’exonér...
07/05/2026

Agences de voyage : la preuve de l’exclusion du contrat

La Cour de cassation juge que l’agence de voyage ne peut s’exonérer qu’en prouvant que le dommage est survenu lors d’une prestation non incluse dans le contrat (Civ. 1re, 7 janv. 2026).

Le régime issu de la loi du 13 juillet 1992, codifié à l’article L. 211-16 du code du tourisme, instaure une responsabilité de plein droit pour la bonne exécution des obligations contractuelles. Il suppose toutefois que le dommage se rattache à une prestation comprise au forfait.

Dans l’affaire, un voyage à l’Île Maurice prévoyait un hôtel déterminé. Après un changement d’établissement et une activité de canoë, deux voyageuses disparaissent. La cour d’appel avait exigé des demandeurs la preuve des conditions du changement ; l’arrêt est cassé pour inversion de la charge de la preuve.

À retenir :
📌 La preuve de l’exclusion incombe à l’agence.
🧾 Le voyageur établit le préjudice et son lien avec le séjour.
🗂️ Les documents contractuels restent déterminants en contentieux.

Cette solution confirme la logique protectrice du dispositif et sécurise la mise en œuvre de la responsabilité de plein droit.

Réf : Civ. 1re, 7 janv. 2026, F-B, n° 24-18.856

Fin du « droit de correction » parentalLe 14 janvier 2026, la Cour de cassation écarte tout « droit de correction parent...
27/04/2026

Fin du « droit de correction » parental

Le 14 janvier 2026, la Cour de cassation écarte tout « droit de correction parentale » comme fait justificatif des violences sur mineur.

À Metz, la cour d’appel avait relaxé un père, tout en constatant des gifles, fessées et propos rabaissants, au nom de « violences éducatives » proportionnées.

La chambre criminelle casse : l’article 222-13 du code pénal s’applique, et l’autorité parentale s’exerce sans violences (C. civ., art. 371-1).

À retenir :
👩‍⚖️ Aucun texte interne ou international ne reconnaît ce fait justificatif.
👩‍⚖️ Les peines sont aggravées lorsque l’auteur est un ascendant sur un mineur de 15 ans.
👩‍⚖️ La légitime défense ou l’état de nécessité restent les seuls cadres justificatifs possibles, sous conditions.

Réf : Crim. 14 janv. 2026, FS-B, n° 24-83.360

30 ans : c’est le délai de droit commun pour former une tierce opposition contre un jugement d’adoption ⏱️Par un arrêt d...
24/04/2026

30 ans : c’est le délai de droit commun pour former une tierce opposition contre un jugement d’adoption ⏱️

Par un arrêt du 4 février 2026 (Civ. 1re, n° 24-15.881), la Cour de cassation retient l’article 586 du code de procédure civile : trente ans à compter du jugement, sauf disposition spéciale. Elle écarte le délai de dix ans des articles 321 et 324 du code civil, limité aux jugements de filiation du titre VII.

La méthode est centrale : vérifier d’abord si le droit de l’adoption prévoit une règle spéciale (art. 353-2 C. civ. sur le dol ou la fraude), puis, pour le délai, appliquer le livre Ier du code de procédure civile, « dispositions communes à toutes les juridictions ».

Pour sécuriser un dossier, trois réflexes :
• qualifier la matière exacte du jugement (filiation / adoption) ;
• rechercher un délai spécial et sa source ;
• fixer le point de départ et conserver les pièces utiles.

Le livre Ier du code de procédure civile, droit commun du procès civil : l’exemple du délai de la tierce opposition contre le jugement d’adoption

On confond encore “délaissement parental” et “abandon volontaire”. Or, depuis la réforme de 2016, le juge n’est pas invi...
16/04/2026

On confond encore “délaissement parental” et “abandon volontaire”. Or, depuis la réforme de 2016, le juge n’est pas invité à sonder une intention : il vérifie, sur une période d’au moins un an, si des actes concrets ont maintenu un lien éducatif et affectif. ⚖️

La formule “sans avoir été empêchés” (C. civ., art. 381-1) ne clôt pas le débat : elle impose d’analyser les causes invoquées à l’aune de l’intérêt supérieur de l’enfant, qui doit rester primordial (CIDE, art. 3). 👶📌

Pratiquement, un dossier solide documente les actes faits ou non faits, les obstacles allégués, et surtout leurs effets sur la stabilité de l’enfant.

Source : Cass. 1e civ. 10-12-2025 n° 24-18.849 FS-PB

13 mois : c’est le délai maximal pour contester une opération de paiement non autorisée, mais la date du signalement doi...
14/04/2026

13 mois : c’est le délai maximal pour contester une opération de paiement non autorisée, mais la date du signalement doit pouvoir être démontrée.

La Cour de cassation (ch. com., 6 février 2026) juge que l’absence de preuve de la date à laquelle l’utilisateur a signalé la fraude à sa banque suffit, à elle seule, à caractériser une négligence grave.

Le principe rappelé est simple : le signalement doit intervenir sans tarder dès la découverte, avec un plafond de treize mois à compter du débit. Sans élément probant sur la contestation, les juges peuvent écarter la demande de remboursement, sans avoir à analyser le reste des circonstances.

Côté pratique, la preuve se prépare dès le premier contact : référence d’opposition, confirmation écrite, copie du message envoyé via l’espace client, accusé de réception, et tout document permettant de dater l’alerte. Dans les organisations, l’archivage de ces pièces doit être attribué et tracé : qui conserve quoi, et pendant combien de temps ?

Absence de preuve de la date de signalement d’une opération de paiement non autorisée et négligence grave

Le mariage ne crée aucun droit sur le corps de l’autre.Et le code civil est en train de le dire noir sur blanc.Après une...
13/04/2026

Le mariage ne crée aucun droit sur le corps de l’autre.
Et le code civil est en train de le dire noir sur blanc.

Après une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme, les parlementaires ont acté un tournant : l’absence ou le refus de relations sexuelles entre époux ne peut plus servir de fondement à un divorce pour faute.

Derrière cette évolution, il y a un principe clair : le consentement reste libre, permanent et personnel, y compris dans le cadre du mariage.

Un changement juridique, mais aussi un signal fort envoyé par le législateur.
Le texte doit encore faire l’objet d’une dernière lecture à l’Assemblée nationale.

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