05/05/2026
Droit des étrangers
Séjour 13 avril 2026
Intégration : une circulaire fixe les priorités pour 2026
Les priorités de la politique d'intégration sont fixées pour l'année 2026 autour notamment des thèmes de l'acquisition de la langue française et du travail.
Adressée aux préfets, une instruction du ministre de l’intérieur du 7 avril 2026 fixe les priorités pour l’année de la politique d’intégration des étrangers primo-arrivants en France dont les personnes réfugiées, dans la continuité de l’instruction de 2025.
Acquisition de la langue française et des valeurs de la République
L’instruction rappelle que l’année 2025 a apporté des évolutions majeures quant aux conditions de formation et d'examen pour l'acquisition de la langue française et des valeurs de la République : refonte des supports de la formation civique obligatoire pour tous les signataires du contrat d’intégration républicaine, mise en place d’un examen civique, rehaussement du niveau de langue visé par les formations linguistiques organisées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).
Dans ce cadre, les préfets sont appelés à veiller « à garantir l'effectivité et la qualité de l'offre de formation dans [leur] département, en particulier pour les personnes étrangères soumises à cette obligation ». Il leur est également demandé de « consolider les partenariats entre l’Ofii et ses prestataires, les associations locales, les collectivités territoriales et le réseau pour l'emploi, afin de sécuriser les parcours de formation et de pratique du français ».
Intégration par le travail
Le ministre demande par ailleurs aux préfets de poursuivre et approfondir les initiatives en faveur d’une meilleure intégration par le travail des étrangers en situation régulière dans le cadre des stratégies territoriales pour l’emploi et des feuilles de route des comités locaux pour l’emploi. Elles s’appuieront sur le nouvel accord cadre national entre l’État, l’Ofii et le réseau pour l’emploi en cours de finalisation.
« Les statistiques montrent que les signataires du CIR accompagnés par le réseau pour l’emploi s’insèrent en moyenne aussi bien que le reste de la population », souligne-t-il encore. Pour lui, cela implique :
- l’inscription à France Travail des signataires du CIR qui souhaitent travailler et l’accompagnement de cette démarche le plus rapidement possible ;
- une attention particulière aux femmes ;
- l’orientation prioritaire vers les besoins de recrutement, notamment sur les métiers en tension, des entreprises implantées localement et une meilleure prise en compte des compétences et expériences en particulier des signataires du CIR.
Bénéficiaires de la protection internationale
Enfin, il est demandé aux préfets de poursuivre « la prise en compte des vulnérabilités propres aux bénéficiaires de la protection internationale », dans le cadre du programme AGIR pour l’emploi et le logement des personnes réfugiées pour les personnes les plus vulnérables, ou à travers une offre d'accompagnements complémentaires.
Véronique Baudet-Caille, Juriste et auteur en droit social
Instr. NOR INTV2607925J : 7 avr. 2026