24/06/2026
Janvier 2015. Charlie Hebdo, Montrouge, Hyper Cacher : trois attaques, 17 morts, un pays sidéré. Cinq ans plus t**d, un procès hors norme s’ouvre à Paris : les tireurs sont morts, restent ceux qui auraient rendu ces crimes possibles.
Au centre du box, le principal accusé, proche d’Amedy Coulibaly, décrit comme un rouage clé de la logistique d’armes, sera condamné à 30 ans de réclusion. Autour de lui, des prévenus jugés pour association de malfaiteurs terroriste, fourniture d’armes, soutien matériel, avec des peines allant de quelques années jusqu’à 20 ans, et des accusés jugés par défaut, condamnés à des peines très lourdes, parfois à perpétuité.
Pour les avocats, ce procès a été une scène de vérité : démontrer, dossier par dossier, la différence entre amitié, petite délinquance et engagement terroriste ; défendre la présomption d’innocence sans minimiser la douleur des victimes. Face au terrorisme, la justice ne se venge pas : elle qualifie, elle hiérarchise les responsabilités, elle protège les libertés. C’est là que le rôle de l’avocat devient essentiel.