18/05/2026
🎬 « Toute ressemblance avec des faits réels, des personnes existantes ou des dossiers en cours serait purement fortuite. »
Sur LinkedIn, on adore les « cas clients ».
Moi la première.
Mais j’ai un aveu à vous faire : ceux que je publie sont toujours un peu faux.
L’autre jour, j’en discutais avec mon associée Bénédicte de Lavenne du Cabinet DLA Avocats.
Comment partager notre quotidien et nos victoires sans jamais franchir notre ligne rouge déontologique ?
Dans notre profession, il y a une règle absolue, d'ordre public et illimitée dans le temps : le secret professionnel.
Concrètement ?
Tout ce qui se dit au cabinet reste au cabinet.
Le nom de l'entreprise, le secteur d'activité, les montants en jeu, et même le simple fait de vous avoir reçu en rendez-vous : tout est strictement confidentiel.
Alors, comment illustrer des problématiques concrètes sans trahir cette confidentialité ?
Par la technique du brouillage.
Pour que mes publications soient parfaitement anonymes, je modifie systématiquement la forme.
Je change les noms, les dates, les enjeux.
Souvent, je fusionne plusieurs dossiers pour n'en faire qu'un.
La vérité, c’est que peu importe votre secteur ou votre niveau de développement : les défis des dirigeants finissent toujours par se ressembler.
Le fond juridique et la stratégie restent 100 % authentiques.
L'enrobage, lui, est crypté.
Au-delà de la déontologie, c’est le socle même de la relation client.
Quand un dirigeant pousse ma porte pour me confier les failles de ses contrats ou les urgences de sa trésorerie, il sait qu’il entre dans un coffre-fort.
Et c’est cette certitude absolue qui nous permet de faire du bon travail.
Et vous, dans vos métiers respectifs, comment gérez-vous la confidentialité lorsque vous partagez vos retours d'expérience ?