23/07/2026
Que reste-t-il de l’autonomie procédurale des États membres lorsque la récupération d’une aide d’État illégale doit être exécutée sans délai ?
La Cour de justice de l’Union européenne confirme une ligne stricte : une procédure nationale ne peut pas re**rder l’exécution immédiate et effective d’une décision de récupération. Une suspension automatique, même liée à la fourniture d’une garantie, doit être écartée si elle laisse subsister l’avantage concurrentiel tiré de l’aide.
Autre point important : la garantie financière ne suffit pas, à elle seule, à supprimer la distorsion de concurrence. Tant que l’aide reste dans le patrimoine du bénéficiaire, l’objectif de rétablissement d’une concurrence effective n’est pas atteint. La logique suivie est claire : priorité à l’effectivité du droit de l’Union.
Pour les acteurs publics et les entreprises, l’enjeu est concret : sécuriser les procédures de récupération, vérifier leur compatibilité avec le règlement 2015/1589 et anticiper les voies de contestation réellement ouvertes. Cette décision dépasse le cadre fiscal et peut affecter, plus largement, les mécanismes nationaux de suspension utilisés contre les décisions de récupération.