14/07/2026
La responsabilité de l’État en matière de police sanitaire du médicament connaît une clarification importante. Le Conseil d’État confirme qu’une carence fautive des autorités de contrôle peut engager la responsabilité de l’État, notamment lorsque l’information figurant dans le résumé des caractéristiques du produit et dans la notice n’a pas été correctement vérifiée ou mise en conformité.
Autre point central : la perte de chance n’est pas appréciée ici selon un calcul probabiliste. Le juge écarte l’approche consistant à indemniser seulement une fraction du dommage en fonction de l’ampleur de la chance perdue. Il maintient, dans ce contentieux, la référence à la perte de chance sérieuse.
Concrètement, si une information conforme aurait donné à la victime une chance sérieuse d’adopter un comportement évitant le dommage, l’indemnisation peut porter sur l’intégralité du préjudice subi. Cette solution distingue nettement la police sanitaire des médicaments du contentieux de la responsabilité hospitalière.
Un autre enseignement mérite l’attention : l’acceptation d’une offre transactionnelle peut valoir renonciation à d’autres recours indemnitaires sur le même fait générateur. L’analyse de la stratégie contentieuse et transactionnelle reste donc déterminante.
Dépakine : refus du Conseil d’État de se convertir au probabilisme dans le contentieux indemnitaire de la police sanitaire des médicaments