L’Association Française des Femmes des Carrières Juridiques – l’A.F.C.J. – a été fondée à Paris, en 1953. L’A.F.C.J aura été – et elle reste – , dans l’histoire des femmes françaises, la première association à s’être constituée dans le domaine général des professions judiciaires et juridiques. Les conditions d’accès à l’A.F.C.J. exigent que les candidates soient titulaires d’un diplôme de droit et
que, cumulativement, elles exercent une carrière juridique. Toutes les professions du droit, sont représentées : professeurs de droit, magistrats, avocats, avoués, huissiers, greffiers, journalistes étant à relever toutefois, que la profession la plus représentée est celle des avocates. Dans un désir d’ouverture, vers de nouvelles professions du droit, dans lesquelles les membres sont salariées, telle que celle des juristes d’entreprise, l’A.F.C.F. Les buts de l’A.F.C.J se sont, quant à eux, développés. La mise en commun des expériences entre les différentes professions a toujours été pratiquée, de même que l’étude des sujets relatifs à la femme et à la famille. Ces buts figurent dans les statuts dès 1953 et ils y demeurent aujourd’hui. Mais les perspectives, se sont élargies, au fur et à mesure que, les sources du droit, dans la 2ème moitié du 20ème siècle, sont venues « d’ailleurs », c’est-à-dire, venues des conventions internationales, du droit communautaire et du droit européen. L’A.F.C.J.a adhéré, dès 1953 à la F.I.F.C.J (Fédération Internationale des Femmes des Carrières Juridiques) dont elle constitue depuis lors et indéfectiblement, la branche française. La F.I.F.C.J. a été crée en 1929 par 5 avocates dont deux avocates françaises Agathe Dyvrande-Thevenin et Marcelle Kraemer-Bach.