13/12/2016
Le Coin du Praticien : le recouvrement des créances, une affaire de (véritables) spécialistes.
Faire appel - en temps et en heure - à un Avocat spécialisé en cette matière, permet d'optimiser les chances de recouvrement effectif des créances civiles et commerciales.
En voici les raisons principales.
1) Nombreux sont les professionnels qui proposent leurs services dans le but de recouvrer les créances de leurs clients actuels ou potentiels.
Sociétés dites "de recouvrement" ou Huissiers de Justice - notamment - interviennent régulièrement dans ce secteur d'activité.
Ces intervenants ne sont bien entendu pas illégitimes en ce qu'ils disposent de connaissances et de compétences leur permettant d'assister les entrepreneurs et particuliers soucieux d'obtenir paiement de leur dû :
nul ne niera l'habileté de certaines structures rompues aux techniques du recouvrement amiable, lesquelles produisent indubitablement certains résultats,
nul non plus ne contestera l'expertise des Huissiers de Justice au stade du recouvrement forcé des créances civiles et commerciales.
2) Cependant, seul un Avocat spécialisé en ce domaine est susceptible d'appréhender toutes les problématiques posées par cette matière délicate, dont aucunes ne sauraient être négligées et ce dés les prise en main des pièces du dossier concerné.
La raison tient au fait qu'un Avocat spécialisé - au delà de sa connaissance du droit, au sens strict - est capable, dès l'origine, d'établir un véritable et fiable diagnostic d'ensemble, sans lequel aucunes démarches tendant au recouvrement d'une créance ne devraient être entamées, sous peine de faire échouer le projet et - par hypothèse - de décevoir le créancier; sans même évoquer les frais qui auront pu être exposés en pure perte par ce dernier.
Cela ne signifie d'évidence pas que le recours à un Avocat - quelle que soit son expérience en la matière - prémunisse contre l'échec de la procédure de recouvrement : en ce domaine, comme en bien d'autres, le succès n'est jamais garanti.
Par contre, cela signifie que la matière du recouvrement de créances exige un audit préalable et sérieux permettant, non seulement de conseiller le créancier et de l'informer des possibilités qui s'offrent à lui, mais également d'anticiper, de telle sorte que les chances de recouvrement effectif soient améliorées.
3) Quelles sont, en substance et pour résumer, les principales questions qui devront être posées et qui permettront d'établir le diagnostic et d'identifier le remède le plus adapté :
Qui est le créancier ? Personne physique ? Morale ? Commerçante ou non ?
Quelle est l'origine de la créance et quelles sont les documents ou éléments qui la fondent ?
Quelle est la nature de la créance ? Quelle est son ancienneté ?
Qui est le débiteur ? Quelle est sa situation actuelle ? Son statut ?
Disposons-nous d'éléments permettant de déterminer sa solvabilité potentielle ?
Dans l'hypothèse où une tentative de recouvrement amiable n'aboutirait pas, quelle serait la juridiction compétente ? Quel type de procédure choisir ? Quelles seraient les conséquences pratiques du choix ainsi effectué ?
Quels sont les frais qui devront être exposés ? Quelle est leur nature ? Sont-ils susceptibles d'être remboursés ?
Ces préalables - non exhaustifs - sont incontournables, tant il est vrai que, trop souvent, une procédure de recouvrement mal préparée est à l'origine de désillusions pour le créancier qui souffrent déjà de l'inexécution par le débiteur de ses obligations.
4) L'accent se doit notamment d'être mis sur le réflexe conservatoire, dans la mesure où l'obtention d'une décision judiciaire favorable est inutile si, en définitive, le recouvrement effectif est impossible, faute d'avoir envisager en amont cette phase essentielle.
Ne doit pas non plus être négligé l'effet du temps qui passe : trop souvent, là encore, certains créanciers - fussent-ils professionnels - réagissent avec re**rd et sacrifient leurs propres intérêts...tout en favorisant ceux d'autres créanciers plus vigilants...
A cet égard, il faut insister sur le fait qu'un Avocat sérieux et compétent en cette matière délicate incitera toujours son Client, en première analyse, à tenter de recouvrer amiablement les sommes dues : faire appel à un Conseil n'implique pas, par nature, l’introduction d'une procédure contentieuse.
A ce stade également, les conseils et l'expérience d'un spécialiste sont précieux et permettent très souvent la conclusion de protocoles, la mise en place de moratoires, permettant de parvenir au but fixé de manière rapide et pour un coût raisonnable, voire in fine nul, si le débiteur consent à rembourser au créancier les sommes par lui exposées dans ce contexte.
Sans préjudice de l'identification de postes de créances complémentaires tels, notamment, que les intérêts et leur redoutable capitalisation, permettant parfois de faire du recouvrement une véritable source de profits.
Ajoutons, s'agissant des honoraires, que dans l'hypothèse où une instance judiciaire se devrait d'être introduite, de nombreuses formules existent afin d'en réduire le coût, sans négliger d'un iota les intérêts du créancier.
En conclusion :
Le recouvrement des créances est un métier en soi et une spécialité à part entière.
Faire appel à un Avocat spécialisé, non seulement n'implique pas d'exposer des dépenses excessives, mais, de plus, permet de multiplier les chances du recouvrement effectif des sommes dues, objectif qui se doit d'être la première préoccupation tant du créancier que de son Conseil.
F. Adoui, Avocat