28/05/2026
Il relève d'une croyance erronée répandue que le délai de contestation d’une assemblée générale prendrait effet à compter du retrait, par le copropriétaire concerné, du pli recommandé contenant le procès-verbal y afférent.
La réalité est tout autre.
Le délai de contestation d'une assemblée générale court dès le lendemain de la première présentation du pli notifiant le procès-verbal, que celui-ci ait ou non fait l'objet d'un retrait effectif.
En copropriété, l’absence de retrait ne neutralise pas la notification ni le cours du délai ; elle expose ainsi le requérant au risque de déchéance du recours.
De même, le délai de contestation court à compter de la date de première présentation du pli, ce, quand bien même ledit retrait serait intervenu plus après, dans le délai de quinzaine de conservation au bureau de poste. ⚖️
La vigilance est de rigueur au regard des conséquences encourues, si bien qu'il y a lieu de s'en référer à la date de première présentation du pli contenant le P.V d'A.G et non la date de réception effective. 🔎
Réf : Civ. 3e, 16 avr. 2026, FS-B, n° 24-18.842