15/06/2026
| 20HBFM - VENDREDI 12 JUIN |
Vendredi 12 juin, était l’invité du 20h BFM aux côtés d’ et
La mort de Lyhanna n’est pas un fait divers. C’est la conséquence d’un naufrage, d’un scandale d’État, la trace d’un dysfonctionnement massif d’un service public qui porte pourtant le nom d’une vertu : la Justice.
Sur fond de colère légitime de nos agriculteurs, entre septembre 2025 et janvier 2026, il y avait à cette période-là une volonté politique de protéger l’appareil d’État et de convoquer des citoyens français lorsqu’ils faisaient des posts Facebook pour soutenir les agriculteurs au lieu de venir regarder s’il y avait des précédents qui auraient permis d’éviter, sans contredit possible, la mort de Lyhanna.
La mère de Rosa s’est vu menacer d’une plainte pour harcèlement parce qu’elle appelait la gendarmerie pour savoir où en était l’enquête concernant sa propre fille. Ce n’est pas entendable, il faut maintenant nommer. Nommer les responsables, les actes et les manquements. Et reconstruire.
Les chiffres sont effarants : plus de 70 % des plaintes pour violences se*****es sur mineurs sont classées faute d’éléments suffisants. Sur les annonces de Gérald Darmanin, écluser 70 000 plaintes d’ici le 14 juillet, le dit de manière limpide et le constat est sans appel : il faudrait 1 900 magistrats à temps plein et nous ne les avons pas. Ce sont des balivernes.
C’est qui, le vendredi 12 juin au soir, a formulé cette proposition : créer des Maisons de l’Enfant par ressort de cour d’appel, des places sûres réunissant avocats, policiers, psychologues, parquetiers et juges d’instruction, tous formés — et un Parquet national spécialisé pour les violences se*****es sur mineurs.
Nous avons une valeur fondamentale à protéger, ce sont nos enfants. Et ils méritent mieux que des discours.