Lizée-Aucher Avocats

Lizée-Aucher Avocats Cabinet d'avocats, fondé par
Maître Laure LIZEE et Maître Aurélien AUCHER

DÉVELOPPEMENT : Le cabinet Lizée-Aucher est heureux d’accueillir une nouvelle collaboratrice au sein de sa structure. Ma...
27/04/2026

DÉVELOPPEMENT :
Le cabinet Lizée-Aucher est heureux d’accueillir une nouvelle collaboratrice au sein de sa structure.
Maître Raphaëlle Bagarry qui a prêté serment le 13 avril 2026, intègre le Barreau de Paris et vient désormais renforcer le pôle contentieux (litigation) en droit civil, commercial et pénal, ainsi que le pôle conseil en droit des sociétés (corporate) et propriété intellectuelle (IP), au sein du cabinet.
Bienvenue à elle.

RECRUTEMENT Le Cabinet Lizée Aucher recrute un(e) Collaborateur-trice ayant au moins 2 ans d’expérience.Le profil recher...
10/02/2026

RECRUTEMENT

Le Cabinet Lizée Aucher recrute un(e) Collaborateur-trice ayant au moins 2 ans d’expérience.

Le profil recherché interviendra auprès de Me Aurélien AUCHER en :
- droit des affaires (contentieux et conseil en droit commercial, droit des sociétés, droit des nouvelles technologies),
- droit privé général (droit des contrats, droit de la famille, droit de la copropriété, droit des baux, expertises et contentieux en droit de l’automobile, droit de la construction et préjudice corporel),
- droit pénal (assistance GAV, suivi de dossiers d’instruction et audiences)

Début d'activité dès que possible & idéalement avant mi avril.

Le/la candidat(e) disposera d’une solide expérience en droit privé général (2 ans en contentieux et conseil).

Ce poste consiste notamment en la participation à la mise en place d’une stratégie de défense, en la réalisation de recherches et en la rédaction de conclusions et de consultations.
Il implique la présence du/de la candidat(e) aux rendez-vous client, aux audiences de plaidoiries, aux réunions d’expertise. Il peut aussi parfois nécessiter des déplacements en audience pouvant avoir lieu en province.

Nous contacter (CV & Lettre de motivation) : [email protected]

DROIT DES SOCIÉTÉS :Première levée de fond pour ALIAD Education : une avancée pour l’éducation immersive accessible à to...
29/01/2026

DROIT DES SOCIÉTÉS :

Première levée de fond pour ALIAD Education : une avancée pour l’éducation immersive accessible à tous

Les fondateurs d’ALIAD Education ont sollicité en 2025 l’intervention de notre cabinet et de son équipe corporate pour les accompagner sur la sécurisation de leur première levée de fonds qui a été réalisée avec succès.

Me Aurélien AUCHER est heureux d’avoir pu accompagner les fondateurs d’ALIAD Education dans cette étape essentielle à l’avancée de leur projet.

ALIAD Education est une startup française qui a développé un concept permettant de transformer un espace ou une classe en salle immersive permettant une interaction avec l’environnement ainsi créé.

Leurs salles immersives nomades permettent à chaque élève, quel que soit son contexte, de vivre des aventures éducatives inoubliables au cœur même de l’école.

Leurs contenus immersifs sont conçus main dans la main avec les enseignants, des chercheurs en sciences de l’éducation et des experts des sciences cognitives.

ALIAD Education crée des expériences qui nourrissent la motivation intrinsèque, la coopération, la mémorisation active et l’inclusion, tout en s’alignant avec les objectifs du programme scolaire.

Pour ALIAD Education la technologie n’est pas une finalité, mais un outil au service du sens.

Leurs salles immersives sont conçues pour être mobiles, simples à installer, et accessibles à tous les territoires.

ALIAD Education ce n’est pas l’innovation pour l’innovation, mais pour enrichir les apprentissages, renforcer la présence, et reconnecter les élèves à leur curiosité naturelle.

Plus d’informations sur :

site internet : www.aliad-education.com

vidéo https://www.youtube.com/watch?v=ub7bWJIolAk

🚀 Découvrez ALIAD Education : L’Immersion Pédagogique Réinventée !Vous cherchez une expérience éducative qui transforme les cours en une aventure captivante...

DROIT PÉNAL  :Avocat de la famille des victimes, Me Aurélien Aucher a pu intervenir aujourd’hui pendant une heure de dir...
09/01/2026

DROIT PÉNAL :

Avocat de la famille des victimes, Me Aurélien Aucher a pu intervenir aujourd’hui pendant une heure de direct sur RTL dans l’émission l’heure du crime qui portait sur l’assassinat de Laurent Vallier assassiné il y a 15 ans avec ses 4 enfants.

Une invitation inattendue suite à la lecture par une journaliste de posts auxquels nous avions répondu cet été sur les réseaux sociaux, afin de mettre un terme aux rumeurs d’internautes qui avaient émis l’hypothèse d’un su***de familial clairement écarté par l’enquête.

La défense traverse le temps mais ne faiblit pas.

Retrouvez le podcast sur :

https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/affaire-laurent-vallier-le-mysterieux-meurtre-d-une-famille-d-expatries-au-cambodge-7900586912

09/01/2026

DROIT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES :

Fiers de nos clients et honorés de les accompagner à travers leurs projets.

Voici les dernières avancées de la société Ektacom qui fête aujourd’hui ses 25 ans d’ancienneté, quand notre cabinet fête humblement cette année ses 10 ans.

DROIT PÉNAL :Me Aurélien Aucher sera en direct sur RTL ce vendredi à 14h dans l’émission « L’heure du crime » qui porter...
07/01/2026

DROIT PÉNAL :

Me Aurélien Aucher sera en direct sur RTL ce vendredi à 14h dans l’émission « L’heure du crime » qui portera sur un quintuple homicide au sujet duquel nous avons l’honneur de représenter la famille des victimes depuis 15 ans.

Plus d’informations sur :

https://www.rtl.fr/programmes/l-heure-du-crime

PROCEDURE CIVILE : Décret « RIVAGE » : un naufrage annoncé pour les droits des justiciablesDe quoi parle t’on ? Qu’est-c...
10/12/2025

PROCEDURE CIVILE :

Décret « RIVAGE » : un naufrage annoncé pour les droits des justiciables

De quoi parle t’on ? Qu’est-ce que le droit au recours ?

Le droit au recours est le droit qui vous permet de « faire appel » devant un second degré de juridiction lorsque le jugement obtenu n’est pas conforme à vos attentes.

Soit que la juridiction n’ait pas fait droit à vos demandes, soit qu’elle y ait fait droit partiellement, c’est un droit qui vous permet de soumettre à nouveau votre entier dossier à un autre magistrat ou à une collégialité de magistrats pour tenter d’obtenir votre demande.

Si la décision obtenue (arrêt) n’est toujours pas satisfaisante, il vous reste un ultime recours devant un 3ème degré de juridiction (« pourvoi en cassation ») portant exclusivement sur des questions de droit (les faits ne seront plus tranchés car définitivement jugés par les juridictions précédentes).

D’autres recours existent encore, mais ils sont plus rares (recours en révision, saisine de la CEDH, question préjudicielle à la CJUE, QPC...) et ne concernent pas la majorité des dossiers traités par nos juridictions.

Le droit au recours est donc une garantie juridique permettant d’assurer que vos moyens de fait (jusqu’au 2nd degré de juridiction) et de droit (jusqu’au 3ème degré de juridiction) aient été parfaitement entendus et appréhendés par différents magistrats.

C’est un droit essentiel qui évite de faire reposer le sort d’une vie sur une décision, ou plus humblement qui évite d’accorder la force de la chose jugée à une sentence rendue en premier ressort souvent par un juge unique débordé d’affaires, qui n’a hélas pu consacrer le temps nécessaire à l’analyse d’un dossier parfois compliqué ou dont les arcanes auraient pu lui échapper.

C’est aussi un droit qui permet de lisser et d’uniformiser les interprétations divergentes d’un même dossier qui peut ressortir de l’analyse d’un magistrat ou d’un autre, et qui constitue l’essence même de l’évolution de cette norme qu’est la jurisprudence (laquelle peut fluctuer et évoluer dans le temps avant de se figer).

C’est un droit qui s’impose au regard du caractère humain de la justice, car oui rappelons le, la justice est humaine : elle ne doit donc pas reposer entre les mains d’un seul homme car l’homme n’est pas parfait (et la justice en sait quelque chose).

Ce droit fondamental est consacré par notre constitution (article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, et décision 96-373 du Conseil constitutionnel) mais aussi par la Convention Européenne de Sauvegarde des droits de l’Hommes (article 13).

Hélas, ce droit subit actuellement un nouvel assaut de la part d’apprentis réformistes qui tentent de fluidifier la gestion de notre justice.

Car depuis plus de 10 ans c’est comme cela que la justice s’appréhende en hauts lieux : des flux à réguler.

Exit l’humain, exit l’idéal de justice, exit le fond du dossier... seul doit primer le respect des délais (objectif louable et nécessaire au regard des récentes condamnations prononcées contre la France), mais sans mettre les moyens financiers, car de moyens nous n’en avons pas à consacrer à notre Justice (la France consacre 0,20% de son PIB à cette dernière, celle qui fut le « Pays des Droits de l’Homme » est désormais l’une des plus mauvaises élèves de l’OCDE).

Aujourd’hui, nous avons appris que notre Garde des Sceaux, sous couvert d’une consultation de nos Ordres, va s’empresser de prendre un décret ô combien décrié.

Quels sont les objectifs poursuivis par le nouveau décret RIVAGE ?

Le décret RIVAGE (doux acronyme portant sur la Rationalisation des Instances en Voie d’Appel pour Garantir l’Efficience) a été proposé pour répondre à la lenteur des procédures judiciaires et à l’engorgement des tribunaux.

Il devait viser à simplifier la procédure d’appel et à en réduire le nombre de dossier en droit civil et droit de la consommation.

Il devrait donc porter sur des domaines élargis qui vont du droit de la famille (divorce, garde d’enfants, pension alimentaire, partage des biens...), au droit de la construction, au droit au bail (et notamment pour les baux commerciaux dont le loyer annuel est inférieur à 15.000 €), au contentieux portant sur les ventes de véhicules automobiles, mais aussi sur le droit du travail, le droit des contrats, les contentieux portants sur le recouvrement d’une créance dont le montant serait inférieur à 10.000 euros... ou même 40.000 euros.

Oui...jusqu’à 40.000 euros.

Reprenons.

Jusqu’à ce jour les contentieux inférieurs à 5.000 € ne bénéficiaient plus de la possibilité de faire appel et d’un second degré de juridiction, c’est-à-dire d’une chance d’obtenir une nouvelle analyse des faits du dossier.

Seul le pourvoi en cassation restait recevable (rappelons tout de même qu’un tel pourvoi reste alors utopiste car il nécessite de recourir à un avocat à la Cour de cassation qui exerce un métier différent du nôtre, reposant sur l’analyse pure de la question juridique, et dont les coûts ne sauraient généralement être inférieurs à 5.000 € HT).

Le nouveau décret tend quant à lui à porter ce plafond à 10.000 euros (ce qui intégrerait une part très élevée des contentieux) et a été accompagné d’une « Note de Cadrage » du ministère de la justice précisant qu’une « autorisation préalable d’interjeter appel » allait être instaurée pour les litiges supérieurs à 10.000 euros.

Ainsi le Premier Président de la Cour d’appel pourra souverainement apprécier dans certain type de contentieux si l’appel pourra être reçu, et le Ministère de la justice de lister les cas qui pourraient faire l’objet d’un tel rejet d’appel : procédure de référé, affaires familiales, ou litiges inférieurs à 40.000 €.

Comprenez bien, en l’état actuel de ce projet de décret, même si vos demandes sont supérieures à 10.000 euros, vous pourriez être privé de votre droit d’appel de manière péremptoire (décision administrative non contradictoire et sans débat) si le Président de la Cour d’appel juge souverainement votre recours non digne d’intérêt et :
- Si votre litige relève d’une procédure d’urgence essentielle ou de la cessation d’un trouble manifestement illicite,
- ou si votre litige porte sur la garde d’un enfant ou un litige familial,
- ou encore si votre litige porte sur une faute ou inexécution contractuelle vous ayant causé un préjudice inférieur à 40.000 euros... une broutille !

Des litiges « inférieurs à 40.000 euros »... on parle là de 90% du contentieux.

Ce n’est pas sérieux.

Force est de constater que cette réforme ne permettra aucunement de désengorger les juridictions de première instance.

Si la justice était mieux rendue et dans les temps, peut-être que les recours seraient moins nombreux.

Priver les justiciables de ces derniers n’est aucunement une garantie de qualité.

Le Conseil National des Barreaux avait déjà dénoncé ces déviances dans sa résolution du 14/11/2025, mais c’était avant de lire la note de « Cadrage ».

Depuis la diffusion de cette note interne du Ministère de la Justice, les Barreaux de BRETAGNE (dont celui de NANTES) ont lancé une pétition en ligne pour s’opposer à cette ineptie juridique (Ouest France). Le Barreau de CHATAUROUX a lui aussi dénoncé ce projet (La Nouvelle République). De Douai à Dunkerque les Barreaux du NORD se sont levés contre ce projet menaçant le Garde des Sceaux d’actions qui seront engagées par le Avocats (La Voix du Nord)

Même l’USM (UNION SYNDICALE DES MAGISTRATS) rejoint partiellement cette analyse et critique ce projet de décret. Ses membres n’ont pas manqué de rappeler à juste titre « que la collégialité est de plus en plus souvent absente en première instance ce qui légitime d’autant plus le droit d’appel ».

Finalement ce sont les magistrats eux même qui en parlent le mieux : « Le droit au recours et l’équité du procès sont deux notions si cardinales en droit qu’elles sont en réalité presque consubstantielles à l’appréhension, à l’identification et à l’étude d’un système juridique » (Xavier DOMINO - Maître des requêtes au Conseil d'État, Cahier du Conseil Constitutionnel n°44 – Juin 2014) ...

« L’identification et l’étude d’un système juridique » ?

Mais que diront de nous ceux qui étudieront notre système juridique dans les années à venir, parleront-ils d’une justice censitaire ?

Aujourd’hui en tout cas aucun pays européen n’a été aussi loin.

Est-ce une avancée ?

Vos avocats en doutent et ne manqueront pas justement d’engager tous les recours possibles contre ce décret.

Aurélien AUCHER
Avocat au Barreau de PARIS
Chargé d’Enseignement à l’Université PARIS 1

ROBERT BADINTER ENTRE AU PANTHEON Je me remémore les mots de notre Bâtonnier Mario Stasi qui prenait le temps de recevoi...
09/10/2025

ROBERT BADINTER ENTRE AU PANTHEON

Je me remémore les mots de notre Bâtonnier Mario Stasi qui prenait le temps de recevoir ses jeunes stagiaires dans ce qu’il appelait les « Déjeuners du Bâtonnier ».

Il n’y avait pas les autres associés, ni les collaborateurs zélés, non… juste lui avec ses yeux qui pétillent, et nous les jeunes stagiaires qui n’avions même pas le CAPA et qui buvions ses paroles en mangeant la collation offerte pour l’occasion par le cabinet.

Aujourd’hui je me souviens plus particulièrement de cette histoire qu’il nous avait racontée sur le dernier recours en grâce qu’il avait pu plaider dans sa carrière.

Il nous avait révélé la solennité de cette plaidoirie intime qu’il devait mener seul face à la plus haute autorité de l’Etat : le Président de la République.

Il nous avait fait ressentir le poids d’un recours en grâce présidentielle, ultime recours ouvert pour son client alors qu’une cour d’assises avait définitivement condamné à mort ce dernier…

Il nous avait fait humer cette époque où l’art de convaincre pouvait littéralement sauver des têtes, sauver des vies… ou échouer.

Nous étions alors remontés dans ces temps où l’accomplissement d’un nouveau crime administrativement organisé dépendait ou non du talent de l’avocat pénaliste.

Drôle de sentiment que le nôtre lorsque le récit s’achevait : dans notre jeunesse certains ont peut être alors cru avoir le regret de ne jamais pouvoir vivre l’intensité de tels procès, d’arborer sur notre robe le poids d’une vie sauvée (ou sur notre âme celui d’une vie perdue)… mais avec 17 ans de barreau et quelques assises à mon actif je tiens aujourd’hui à remercier tous ces confrères qui nous ont précédés.

Merci d’avoir mené ce combat pour la suppression de la peine de mort désormais inscrite dans notre constitution, merci de nous avoir fait rentrer dans une autre civilisation.

Merci à tous ceux qui se sont battus, et merci à vous Confrère Badinter, vous que je n’ai pas eu l’honneur de connaître mais dont chaque mot résonne encore aujourd’hui, vous qui avez fait naître des vocations jusque dans le cœur de mon associée Laure Lizée qui fut l’une de vos etudiantes, vous qui avez formé ce jeune collaborateur François Binet avec qui j’ai eu la chance de travailler sur certains dossiers.

Vous dont nous sommes honorés de partager la même robe.

Au nom de tous, MERCI 🙏

Votre confrère, Aurélien Aucher

Notre cabinet était invité à la soirée dédicace suite à la sortie de la BD « Notre Affaire » (portant sur l’affaire dite...
04/09/2025

Notre cabinet était invité à la soirée dédicace suite à la sortie de la BD « Notre Affaire » (portant sur l’affaire dite des viols de Mazan).

L’ouvrage a été rédigé notamment sous la plume de l’excellente journaliste du Parisien Louise Colcombet dont les podcasts sont passionnants.

Il aborde aussi les impacts de ce procès hors norme sur notre société, et les parties passées sous silence comme la question de l’inceste.

Les questions posées et les réponses apportées ont donné de l’espoir sur les solutions que la société pourrait apporter afin d’éviter de tels crimes… en remontant à la source : l’éducation de nos jeunes garçons.

Bravo aux auteurs

PROCÉDURE CIVILE :Magicobus 2 : fin de l’oralité en procédure civile ? Voici  nos conseils pour y échapper.Le décret 202...
21/07/2025

PROCÉDURE CIVILE :

Magicobus 2 : fin de l’oralité en procédure civile ? Voici nos conseils pour y échapper.

Le décret 2025-619 du 8 juillet 2025 portant diverses mesures de simplification de la procédure civile et intitulé Magicobus II par des praticiens fans d’Harry Potter, a glissé un article qui semble désormais emporter l’attrait de l’oralité des débats dans les procédures orales.

En effet dès que les parties sont assistées ou représentées par un avocat dans ce type de procédures (ce qui est souvent le cas en droit commercial, droit civil, droit social…), et qu’elles ont conclu après un renvoi, les juges seront alors tenus par le nouvel article 446-2-1 du code de procédure civile rédigé en ces termes et confirmé par la circulaire diffusée par le Garde des Sceaux, voyez un peu :

« Lorsque les débats sont renvoyés à une audience ultérieure, que toutes les parties comparantes sont assistées ou représentées par un avocat et présentent leurs prétentions et moyens par écrit, leurs conclusions doivent formuler expressément les prétentions ainsi que les moyens en fait et en droit sur lesquels chacune d'elles est fondée avec indication pour chaque prétention des pièces invoquées et de leur numérotation. Un bordereau énumérant les pièces justifiant ces prétentions est annexé aux conclusions. Les conclusions comprennent distinctement un exposé des faits et de la procédure, une discussion des prétentions et des moyens ainsi qu'un dispositif récapitulant les prétentions. Les moyens qui n'auraient pas été formulés dans les précédentes conclusions doivent être présentés de manière formellement distincte.
Le juge ne statue que sur les prétentions énoncées au dispositif et n'examine les moyens au soutien de celles-ci que s'ils sont invoqués dans la discussion.
Les parties doivent reprendre dans leurs dernières conclusions les prétentions et moyens présentés ou invoqués dans leurs conclusions antérieures. A défaut, elles sont réputées les avoir abandonnés et le juge ne statue que sur les dernières conclusions déposées. »

En soit, rien de nouveau : le respect du principe du contradictoire consacré par la CEDH s’impose et les parties doivent pouvoir débattre sur les seuls arguments excipés en amont par leur adversaire.

Mais les praticiens savent que dans le cadre des procédures « orales » les débats peuvent parfois faire apparaître de nouveaux éléments (que ce soit par des témoignages intervenus à l’audience ou par des échanges et confrontations tirés de la plaidoirie ou des questions du juge qui parfois a déjà analysé le dossier, cela arrive).

Jusqu’alors le juge pouvait en tenir compte dans son délibéré ou, si l’adversaire (gêné ou surpris) soulevait les difficultés pour répondre en si peu de temps à ces arguments nouveaux, le juge pouvait autoriser une note en délibéré aux parties sur cette question.

Désormais, cela prendra définitivement fin le 1er septembre 2025 : il sera impossible de lancer un sort en plaidoirie, sans avoir pris soin d’en informer son contradicteur…

On a du mal à voir comment cela sera conciliable avec l’audition de témoins à l’audience (notamment en droit social), ou avec les questions des juges dont les audiences se transforment de plus en plus en examen de droit pointu sur le dossier (ce qui rassure car on comprend que le dossier a été sérieusement analysé en amont).

On perdrait définitivement notre liberté durant ces débats au profit d’une pratique de certains magistrats qui préfèrent voir les avocats « déposer » leur dossier sans plaider.

Espérons que les juges ne s’y engouffrent pas pour des raisons de simplicité, et conservent leur pouvoir souverain autorisant la note en délibéré lorsque les débats viendraient à soulever de nouvelles questions.

Il nous faudra désormais faire acter au plumitif par le greffier les éléments nouveaux ainsi survenus lors des débats pour tenter de solliciter la note en délibéré, et de la provoquer… car alors le juge ne pourra pas la refuser.

En effet, n’oublions pas que les articles 442 et 444 du Code de procédure civile n’ont pas été modifiés :

« Le président et les juges peuvent inviter les parties à fournir les explications de droit ou de fait qu'ils estiment nécessaires ou à préciser ce qui paraît obscur »

« Le président peut ordonner la réouverture des débats.
Il doit le faire chaque fois que les parties n'ont pas été à même de s'expliquer contradictoirement sur les éclaircissements de droit ou de fait qui leur avaient été demandés. »

Or si le juge « doit » le faire ce n’est plus une mesure d’administration de la justice non susceptible de recours, mais bien une obligation qui lui est faite de nous laisser nous exprimer.

Prenez donc soin de vous preconstituer la preuve de tels refus de magistrats, pour vous préserver la possibilité d’un pourvoi en cassation sur cette question qui relève d’un intérêt certain.

L’oralité tend donc à disparaître de la procédure civile, charge pour nous de la préserver avec les armes qui nous restent offertes.

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