01/09/2026
Non-concurrence : la contrepartie naît au jour du départ
La date de départ effectif du salarié constitue le point de bascule de la clause de non-concurrence. Par son arrêt du 1er juillet 2026, la Cour de cassation confirme qu’au-delà de cette échéance, l’employeur ne peut plus se libérer unilatéralement de son obligation.
La renonciation doit intervenir dans le délai contractuel ou conventionnel et, au plus t**d, le jour où le salarié quitte effectivement l’entreprise. À cette date, la clause produit ses effets : le salarié est tenu de respecter l’interdiction et peut exiger la contrepartie financière correspondante. Toute levée postérieure est donc inopérante.
Pour les praticiens, la conséquence est simple mais sévère : la gestion de la clause doit être anticipée avant la fin du préavis. Une décision t**dive ne libère pas l’employeur du paiement et transforme un défaut de calendrier en coût certain.
Source : Cass. soc., 1er juill. 2026, n° 25-10.96.