19/03/2022
Je lis cet article et suis vraiment étonnée de cet enthousiasme. Peut-être que pour quelques associations subventionnées ou pour Martine Brousse qui vient d'obtenir un poste à grande responsabilité chez LREM, l'énergie est autre mais pour les associations plus indépendantes, celles du terrain et les militant.e.s qui ne sont pas affilié.e.s à l'état, la déception de ce quinquennat est immense. et le courage des victimes qui ont témoigné aurait dû apporter des changements magistraux dans la lutte contre les violences faites aux enfants, mais : la création de la clause Roméo et Juliette, cette façon de demander aux victimes de violences sexuelles de sortir de "l'ère victimaire", les "experts" comme Paul Bensussan qui gardent leur poste à et continuent d'appliquer l'aliénation parentale alors que c'est interdit, et que la en a demandé l'arrêt, le fait que le garde des sceaux et le ministre délégué à l'enfance ignorent les appels d'Arcom sur la pornographie accessibles aux mineur.e.s, la non-reconnaissance de l'amnésie traumatique alors que nombreuses victimes la subissent, le fait qu'ils ait relégué les placements des enfants de l'ASE à l'hôtel pour prétendre que c'est interdit désormais par l'état, le fait qu'ils n'aient pas supprimé "l'atteinte sexuelle" qui permet de requalifier les viols sur mineur.e.s en délit plutôt qu'en crime pour les juger plus rapidement en correctionnelle comme un larcin, le fait que le 119 explose mais que les effectifs ne soient pas renforcé, pareil pour Pharos pour la cybercriminalité, la liste est encore longue mais je m'arrête là, c'est déjà bien suffisant.
Mais les légions d'honneur sont distribuées à celles et ceux qui ont le courage de s'exprimer et d'agir, j'aurais préféré un vrai ministère, un vrai portefeuille et des personnes compétentes en charge. Mais la communication est belle. Je suis quand même très soulagée d'avoir renoncé à recevoir la médaille de l'ordre national du mérite en début de quinquennat quand j'étais encore dans les petits papiers...