02/09/2026
« Si l’école est possible, pourquoi autoriser l’instruction en famille ? »
C’est, en substance, le raisonnement qui peut conduire l’administration à refuser une demande d’instruction en famille fondée sur le handicap ou l’état de santé d’un enfant.
Mais ce n’est pas le critère posé par la loi.
Une ordonnance rendue le 31 août 2026 par le juge des référés du tribunal administratif de Rennes vient le rappeler avec force : lorsque l’IEF est demandée en raison de l’état de santé ou du handicap de l’enfant, il ne suffit pas de constater que la scolarisation reste possible.
Il faut rechercher quelle modalité d’instruction est la plus conforme à l’intérêt de cet enfant.
Et cela change beaucoup de choses.
Dans cette affaire, changement d’établissement, aménagements importants, AESH, scolarité partagée avec le CNED… plusieurs solutions avaient été tentées, sans permettre de stabiliser la situation de l’enfant.
Le juge a suspendu le refus d’autorisation.
Cette décision rappelle également un point essentiel : l’attribution d’une AESH à 100 % ne suffit pas, à elle seule, à démontrer que la scolarisation constitue la réponse adaptée.
En matière d’IEF et de handicap, le droit ne consiste donc pas à rechercher si l’école est possible, mais à déterminer ce qui répond réellement à l’intérêt de l’enfant.
https://nausica-avocats.fr/instruction-en-famille-et-handicap-lecole-possible-nest-pas-le-critere-legal/
Refus d’IEF fondé sur l’état de santé et le handicap : le juge des référés de Rennes suspend la décision. L’attribution d’une AESH à 100 % ne fait pas obstacle à l’urgence. Antoine Fouret, Avocat en droit de l’instruction en famille.