07/10/2026
En principe, la désignation judiciaire vise une personne physique. L’erreur consiste à en déduire que cette personne devient automatiquement créancière de la rémunération. ⚖️
L’arrêt du 21 mai 2026 rappelle une distinction structurante : l’associé exécute la mission, mais la société porte les droits patrimoniaux qui en résultent. Dès lors, la désignation nominative du professionnel ne neutralise pas le principe d’unicité d’exercice. La créance d’émoluments, d’honoraires, de frais et débours appartient à la structure d’exercice, non à l’associé personnellement. 📌
Conséquence pratique : en présence d’un professionnel réglementé exerçant en société, il faut vérifier immédiatement qui est titulaire du mandat et qui peut valablement demander taxation, recouvrement ou paiement. C’est souvent là que le contentieux naît. 🔎
Réf : Civ. 3e, 21 mai 2026, FS-B, n° 24-20.377