23/04/2026
Ce que personne ne vous a expliqué, c’est que vous avez, de votre vivant, un vrai pouvoir sur tout ça.
3 choses à savoir :
1) La loi vous permet de décider de votre vivant ce qui arrive à vos données.
L’article 85 de la loi Informatique et Libertés, modifié par la loi pour une République numérique de 2016, a créé ce qu’on appelle les directives post mortem.
Concrètement, vous pouvez organiser à l’avance le sort de vos comptes, de vos photos, de vos messages.
Directives générales déposées auprès d’un tiers de confiance (notaire par exemple), ou directives particulières directement auprès de chaque plateforme.
Vous choisissez : suppression, conservation, transmission à un légataire.
2) À défaut de directives, ce sont vos héritiers qui récupèrent certains droits.
Ils peuvent demander la clôture du compte, s’opposer à la poursuite de certains traitements, et récupérer les informations utiles à la succession.
Sur Instagram, deux options officielles existent : transformer le compte en compte de commémoration (avec la mention “En souvenir de”) ou demander la suppression définitive.
Attention, Instagram ne permet jamais l’accès au contenu du compte par les héritiers, parce que la plateforme oppose le secret des correspondances.
Sans directives claires, vos proches seront limités dans ce qu’ils peuvent faire de votre profil.
3) Vous pouvez désigner un contact légataire, c’est le réflexe à avoir aujourd’hui.
Meta permet de désigner de son vivant un contact légataire qui pourra gérer votre compte une fois votre décès déclaré.
Quelques minutes dans les paramètres suffisent à éviter à vos proches des semaines de démarches administratives pénibles, dans un moment où ils ont mieux à faire.
Réflexe pratique : faites le tour de vos comptes principaux (Instagram, Facebook, Google, Apple, LinkedIn) et paramétrez vos options post mortem.
Pour les directives générales, un passage chez votre notaire les rend opposables à toutes les plateformes.
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