25/05/2026
Un point de localisation enregistré toutes les 10 secondes peut-il servir à contrôler le temps de travail ?
La réponse est oui, mais dans un cadre très strict. La géolocalisation n’est admise pour le suivi de la durée du travail que si aucun autre moyen ne permet un contrôle objectif, fiable et accessible. Elle n’est pas justifiée lorsque les salariés disposent d’une réelle liberté dans l’organisation de leur activité.
La décision retient surtout une analyse concrète. Les salariés concernés étaient itinérants, avec une autonomie limitée dans leurs tournées. Le dispositif était activé par eux, utilisé pendant la seule phase de distribution et les données étaient enregistrées par un tiers de confiance. Les alternatives examinées ont été jugées insuffisantes pour établir les horaires réellement effectués.
Le point opérationnel est clair : avant toute mise en place, il faut démontrer l’absence d’alternative, décrire précisément l’autonomie réelle des salariés et vérifier que l’outil reste proportionné à l’objectif de contrôle du temps de travail. C’est souvent sur cette motivation précise que le débat se joue.
Validation d’un système de géolocalisation assurant le contrôle de la durée du travail des salariés