Maître OKPO

Maître OKPO 🛡️ Avocat fiscaliste, je défends les dirigeants injustement redressés. Résultats concrets, sans guerre inutile.
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03/09/2026

Imaginez.

Votre société est installée à Hong Kong.

Mais le fisc considère qu’en réalité, son activité est exercée depuis la France.

L’administration va jusqu’à perquisitionner le domicile des dirigeants, reconstitue les bénéfices de la société et lui réclame 275 000 €.

Son raisonnement ?

La société aurait exercé une « activité occulte » en France.

Mais pour caractériser cette activité occulte, certaines conditions doivent être réunies.

Notamment, la société ne doit pas avoir déclaré l’existence de son activité.

Et c’est précisément là que le dossier bascule.

La société ne déposait certes aucune déclaration fiscale.

Mais elle était inscrite au répertoire SIREN depuis 5 ans.

Son activité avait donc été déclarée.

Les juges suivent son argumentation : l’activité ne pouvait pas être considérée comme occulte.

Et si l’activité n’est pas occulte, la procédure de taxation d’office utilisée par l’administration sur ce fondement n’est pas régulière.

Résultat : le redressement est annulé.

C’est ce que je trouve fascinant dans certaines affaires fiscales : l’administration peut disposer de moyens extrêmement puissants, mais elle reste tenue de respecter chacune des conditions prévues par la loi.

Selon vous, est-il normal qu’une erreur sur une condition de procédure puisse faire tomber l’intégralité d’un redressement de 275 000 € ?

Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire.

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AvocatFiscaliste

03/09/2026

Créer une société à Dubaï, à l’île Maurice ou ailleurs ne suffit pas pour ne plus payer d’impôts en France.

Si vous vivez en France, travaillez depuis la France, mais faites simplement encaisser votre chiffre d’affaires par une société étrangère, le risque fiscal peut devenir considérable.

Dans certaines situations, l’administration peut considérer que vous avez volontairement organisé votre activité pour échapper à l’impôt français.

Et là, les conséquences peuvent être très lourdes : majoration pouvant atteindre 80 % et, en cas d’activité occulte, un délai de reprise pouvant aller jusqu’à 10 ans.

C’est probablement l’un des montages que j’éviterais le plus en tant qu’entrepreneur.

30/08/2026

Vous pensez qu’un abonnement Canal+ est un détail ?

Pas nécessairement pour le fisc.

Dans cette affaire, une société possède une villa achetée 3,4 millions d’euros.

Selon son dirigeant, elle s’inscrit dans la stratégie immobilière de l’entreprise. Les dépenses liées à la villa sont donc supportées par la société.

Mais l’administration fiscale soupçonne une occupation personnelle des lieux.

Pour le démontrer, elle accumule les indices.

D’abord, le contrat d’assurance désigne le dirigeant comme locataire.

Ensuite, les factures d’électricité révèlent une consommation importante.

Et enfin… le dirigeant a souscrit un abonnement Canal+ à l’adresse de la villa. 📺

Il tente d’expliquer les consommations d’électricité par la présence d’une piscine, d’un portail électrique et d’un système de vidéosurveillance.

Les juges considèrent néanmoins que cela ne suffit pas à expliquer leur montant.

La réintégration des dépenses afférentes à la villa est donc confirmée.

Ce que je trouve intéressant dans cette affaire, c’est la manière dont le fisc construit son raisonnement : ce n’est pas nécessairement une preuve spectaculaire qui fait basculer un dossier, mais parfois l’accumulation de petits indices du quotidien.

Et vous, l’abonnement Canal+ vous aurait-il paru suffisamment significatif ?

Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire.

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AvocatFiscaliste

26/08/2026

🚨 IL GAGNE TROP AU POKER… ALORS LE FISC DÉCIDE DE LE TAXER

Imaginez gagner deux jackpots au poker en ligne en seulement 41 jours.

💰 790 000 € en mars 2020.
💰 785 000 € en avril.

Plus de 1,5 million d’euros.

Pour le joueur, ces sommes proviennent d’un jeu de hasard. Il joue notamment à Express Nitro : des parties extrêmement rapides dont la dotation est elle-même aléatoire.

Mais l’administration fiscale regarde l’ensemble de son activité.

Il joue environ 16 heures par semaine et ses deux jackpots ne sont pas ses seuls gains de l’année.

Pour les juges, cela change tout.

Lorsqu’un joueur maîtrise suffisamment l’aléa inhérent au poker et exerce cette activité dans des conditions permettant d’en tirer régulièrement des revenus, ses gains peuvent devenir imposables.

Et c’est ce que je trouve fascinant dans cette affaire.

Le poker reste un jeu comportant une part de hasard.

Mais fiscalement, si vous devenez suffisamment bon et régulier… le hasard peut ne plus suffire à vous protéger de l’impôt.

Selon vous, à partir de quand un joueur doit-il être considéré comme exerçant une véritable activité lucrative ?

Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire.

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AvocatFiscaliste

24/08/2026

🤯 LE FISC COMPTE LES GRAMMES DE RIZ… ET RÉCLAME 300 000 € AU RESTAURANT

Vous pensez que j’exagère ?

Lors d’un contrôle fiscal, l’administration considère que la comptabilité de ce restaurant asiatique n’est ni sincère ni probante.

Tickets manquants, numérotation incorrecte, écarts avec les écritures comptables…

Le fisc décide donc de rejeter la comptabilité.

Et lorsqu’il n’a plus confiance dans vos chiffres, il peut tenter de reconstituer lui-même votre chiffre d’affaires.

Ici, l’administration va utiliser la matière première principale du restaurant : le riz.

Un test est réalisé sur place avec l’associé et le contrôleur.

Résultat :

🍣 7 grammes de riz pour un sushi
🍚 46 grammes pour un bol de riz

À partir des quantités de riz achetées, après déduction des pertes et des repas du personnel, l’administration estime alors combien de plats auraient pu être préparés.

Puis combien auraient dĂ» ĂŞtre vendus.

Puis quel chiffre d’affaires aurait dû être déclaré.

Le restaurant conteste la méthode, les quantités retenues et même certains achats.

Mais les juges considèrent que, même imparfaite, la méthode n’est pas viciée.

Résultat : plus de 300 000 € réclamés, avec intérêts et majorations.

Une comptabilité défaillante peut donc conduire le fisc à reconstruire lui-même votre activité à partir d’éléments aussi concrets que… quelques grammes de riz.

Est-ce que cette méthode vous paraît fiable pour reconstituer le chiffre d’affaires d’un restaurant ?

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AvocatFiscaliste

23/08/2026

đź’Ą Il se fait redresser.

Son employeur décide de le rembourser.

3 463 076 € pour couvrir les impôts supplémentaires, les intérêts de re**rd et même les pénalités.

Vous pourriez penser que l’histoire s’arrête là.

Mais le fisc revient.

Pour l’administration, les millions versés par l’employeur ne constituent pas simplement la réparation d’un préjudice.

Ils constituent une nouvelle rémunération.

👉 Donc un nouveau revenu imposable.

Le contribuable contestait évidemment cette analyse : selon lui, cette somme ne l’enrichissait pas réellement puisqu’elle venait simplement compenser les conséquences du redressement fiscal provoqué par le montage mis en place par son employeur.

Mais la Cour administrative d’appel ne le suit pas.

L’indemnité est taxable.

C’est tout le paradoxe de cette affaire : votre employeur peut vous verser de l’argent pour supporter les conséquences de votre redressement fiscal… et ce remboursement peut lui-même générer de l’impôt.

Est-ce que cette solution vous paraît juste ?

Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire.

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12/06/2026

Dans cette affaire, une société et ses associés achètent ensemble un domaine immobilier.

Quelques années plus t**d, l’ensemble est revendu.

Mais lors de la revente, la répartition du prix n’est plus la même qu’à l’achat.

La société récupère une part plus faible que celle qu’elle avait financée initialement.

Le dirigeant, lui, réalise une importante plus-value exonérée d’impôt grâce au régime de la résidence principale.

Pour l’administration fiscale, cette situation est anormale.

Son raisonnement est le suivant :

👉 la société a financé 55 % de l’acquisition
👉 elle devait donc récupérer 55 % du prix de vente

Comme ce n’est pas le cas, le fisc considère qu’elle s’est volontairement appauvrie au profit de son dirigeant.

Mais les contribuables produisent une expertise immobilière démontrant que les biens n’avaient plus la même valeur au moment de la revente.

Et surtout, l’administration n’apporte aucun élément permettant de remettre sérieusement en cause cette expertise.

Les juges annulent donc le redressement.

Cette affaire rappelle une règle essentielle :

Un résultat défavorable n’est pas une fraude.

Une société n’est pas tenue de gagner autant qu’une autre.

Et une différence de résultat ne suffit pas à elle seule à justifier un redressement fiscal.

Selon vous, le fisc est-il allé trop loin dans ce dossier ?

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28/05/2026

Cette affaire ressemble à un scénario de film.

Des sociétés au Luxembourg.
Des holdings danoises.
Des trusts à Genève.

Et derrière ce montage international, des immeubles parisiens détenus indirectement.

Lorsque l’un de ces actifs est vendu pour plus d’un milliard d’euros, le fisc estime que l’homme d’affaires situé au bout de la chaîne aurait dû déclarer ce patrimoine à l’IFI.

Conséquence :

👉 saisie pénale de 94 millions d’euros.

Le raisonnement de l’administration est simple : il serait le bénéficiaire effectif du trust placé au sommet de la structure.

Mais la Cour de cassation rappelle une limite importante.

Être bénéficiaire d’un trust ne signifie pas automatiquement que l’on contrôle réellement les sociétés ou que l’on dispose librement des biens.

Avant de saisir 94 millions d’euros, il faut démontrer précisément :

👉 comment fonctionne le trust
👉 quels pouvoirs il confère
👉 qui contrôle réellement les actifs

Même lorsqu’il existe des soupçons de fraude fiscale massive, la preuve reste indispensable.

Qu’en pensez-vous ?

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25/05/2026

Dans cette affaire, le fisc cherche à récupérer plus de 322 000 € auprès d’une société.

Il adresse donc à la banque une SATD (saisie administrative à tiers détenteur).
👉 L’objectif : bloquer les sommes présentes sur les comptes du client.

Mais la banque ne répond pas dans les délais.

Et c’est là que l’affaire devient particulièrement surprenante.

L’administration fiscale demande alors au juge de condamner la banque à payer elle-même les 322 000 € dus par son client.

Le problème ?
👉 la banque ne devait rien personnellement
👉 et elle ne détenait même pas forcément l’argent du client au moment de la saisie

Autrement dit :
le fisc tentait de faire supporter une dette fiscale à un tiers qui n’était pas débiteur.

Heureusement, la Cour de cassation rappelle une limite essentielle :
une banque qui répond t**divement ne peut pas être condamnée à payer une dette fiscale imaginaire lorsqu’elle ne détenait pas les fonds concernés.

Mais cette affaire montre une réalité importante :
en matière de recouvrement fiscal, l’administration peut parfois pousser ses procédures extrêmement loin.

Qu’en pensez-vous ?

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17/05/2026

Une société industrielle fabrique du carton ondulé.

Pour bénéficier d’un taux réduit de taxes sur le gaz naturel, elle adresse un dossier à l’administration des douanes.

Le courrier est reçu, tamponné, signé.

Pour l’entreprise, le message paraît clair :
👉 le dispositif est accepté.

Elle applique donc le taux réduit pendant plusieurs années.

Puis en 2021, contrĂ´le fiscal.

Et lĂ , changement total de position :
l’administration considère finalement que l’activité ne permettait pas de bénéficier du taux réduit.

Pourquoi ?
Parce qu’elle estime que transformer du carton existant ne constitue pas réellement une “fabrication” de carton.

L’entreprise se défend alors avec un argument logique :
👉 “vous aviez validé notre dossier”.

Mais la justice répond quelque chose de très important :

👉 un accusé réception signé ne vaut pas validation fiscale.

Autrement dit, le simple fait que l’administration reçoive et signe un document ne signifie pas qu’elle approuve votre position.

Et c’est précisément ce qui rend ce type de dossier extrêmement dangereux pour les entreprises.

Vous faites confiance à un document signé par l’administration…
et plusieurs années plus t**d, cette même administration peut soutenir l’inverse.

Trouvez-vous ça normal ?

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