27/08/2026
L’extension du délai d’ESFP ne se présume pas
L’assistance administrative internationale peut prolonger la durée d’un examen de situation fiscale personnelle. Encore faut-il que l’administration établisse les dates qui fondent cette prolongation.
La cour administrative d’appel de Paris refuse de retenir une chronologie simplement affirmée au contentieux. Alors que la proposition de rectification faisait état de réponses britanniques reçues en avril et juin 2011, l’administration soutenait qu’une réponse définitive n’était intervenue qu’en février 2012, sans produire la moindre pièce justificative. Cette seule allégation ne pouvait neutraliser le dépassement du délai prévu par l’article L. 12 du LPF.
La décision verrouille utilement le régime probatoire : l’existence d’une demande internationale ne suffit pas ; sa date, son objet et la réception effective de la réponse doivent être documentés.
Pour la défense, la contestation doit porter moins sur le principe de la prorogation que sur sa traçabilité. Une chronologie administrative incohérente ou non étayée peut entraîner l’annulation intégrale des impositions issues de l’ESFP.
Source : CAA Paris, 3 juill. 2026, n°24PA02215