24/08/2026
La Cour de cassation juge qu’une salariée exposée à des produits chimiques dangereux n’est pas tenue de révéler sa grossesse à son employeur. Son silence ne peut donc fonder un licenciement.
L’arrêt écarte l’argument tiré de l’obligation de sécurité. Même sur un poste à risque, l’employeur ne peut transformer le droit au silence prévu par le code du travail en obligation d’information.
La chambre sociale va plus loin : reprocher l’absence de déclaration de grossesse revient à reprocher la grossesse elle-même. Ce grief, lié à un motif prohibé, rend le licenciement nul dès lors qu’il entre dans la motivation de la rupture.
Cette décision appelle trois observations :
📌 Le droit au silence demeure entier, y compris en environnement chimique.
📌 L’obligation de prévention continue de peser sur l’employeur.
📌 Un motif discriminatoire peut contaminer l’ensemble du licenciement.
La solution renforce l’effectivité de la protection de la maternité et du principe de non-discrimination.
Source : Cass. soc., 3 juin 2026, n° 24-22.719