01/09/2026
Aujourd'hui, 1er septembre, un arrêt maladie ne pourra plus être prescrit pour plus de 31 jours d'un seul tenant.
Vous l'avez sans doute vu passer ce week-end, présenté comme une mesure d'économies. Côté employeur, ce n'est pas là que ça se joue.
Ce que le décret fait : il plafonne la durée de chaque prescription ouvrant droit aux indemnités journalières. 31 jours pour une première prescription, 62 jours par prolongation. Le prescripteur peut aller au-delà, à condition de motiver médicalement cette durée sur l'arrêt.
Ce qu'il ne fait pas : il ne raccourcit pas l'absence de votre salarié. Il ne touche ni au délai de carence de 3 jours, ni aux règles de calcul des IJSS, ni à votre obligation de maintien de salaire, légale comme conventionnelle. Les arrêts en cours ne sont pas concernés.
Attention à la formule qui circule partout : ce n'est pas l'arrêt qui est limité à 31 jours, c'est la prescription. Un arrêt de six mois ne devient pas un arrêt d'un mois. Il devient un arrêt de six mois découpé en plusieurs avis.
Et c'est là que le sujet devient un sujet de gestion. Chaque avis est un justificatif à réceptionner, à dater et à conserver.
Textes : décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, créant l'article R. 162-1-7-1 du code de la sécurité sociale ; articles L. 162-4-1 et L. 162-4-4 du même code pour la dérogation motivée ; décret n° 2026-499 du 12 juin 2026 pour l'avis du contrôle médical au renouvellement atteignant 3 mois.
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Johanna Gonnord, avocate au barreau de Paris. Droit du travail et droit de la sécurité sociale. J'interviens pour les salariés comme pour les employeurs, en particulier sur les dossiers de fin de contrat. Une question sur un dossier en cours, écrivez-moi en message privé ou à [email protected].