ALTER ALLIS - Société d'avocats

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Mon Cabinet est exclusivement dédié depuis plus de 20 ans au Droit de la Famille et du Patrimoine et aux problématiques immobilières associées (location, vente, désordres de construction, sinistre etc..) Mettant à profit une formation initiale en Droit des affaires et fiscalité, j'interviens régulièrement dans des divorces ou séparations de chefs d 'entreprise ou patrimonialement complexes mais au

ssi dans des liquidations d'indivisions ou des conflits d'autorité parentale au moment ou après une séparation. Avocat de famille, mon Cabinet accompagne également ses clients en matière de successions et de protection des majeurs vulnérables.

Le décret n° 2026-683 du 27 juillet 2026 introduit deux modifications importantes en matière de justice amiable.D'abord,...
20/08/2026

Le décret n° 2026-683 du 27 juillet 2026 introduit deux modifications importantes en matière de justice amiable.

D'abord, il sécurise le recours à un technicien choisi par les parties avant tout procès. La suppression, à l’article 131 du code de procédure civile, de la référence à l’article 128 lève toute ambiguïté quant à la possibilité de prévoir cette mesure dans une convention de mise en état conclue avant l’introduction d’une instance.

Cette convention permet ainsi aux parties de recourir à un technicien dans un cadre amiable, avec une valeur comparable à celle d’une expertise judiciaire.

Une intervention législative pourrait néanmoins aller plus loin en prévoyant l’interruption des délais de prescription et de forclusion à compter de la conclusion de la convention. Elle pourrait également permettre au juge d’appui, à la demande des parties, d’imposer l’intervention de tiers à cette convention.

Aussi, le délai de la mission confiée par le juge au médiateur ou au conciliateur de justice, dans le cadre des ordonnances dites « deux en un », est porté d’un mois à trois mois. Le juge conserve toutefois la possibilité de fixer un autre délai.

Cette évolution était particulièrement attendue, dès lors que le non-respect du délai imparti est sanctionné par la caducité de l’ordonnance.

Enfin, le décret précise que l’injonction de rencontrer un médiateur ou un conciliateur de justice constitue une mesure d’administration judiciaire.

La garantie décennale ne ferme pas tous les recoursLe constructeur condamné sur le fondement de la garantie décennale n’...
17/08/2026

La garantie décennale ne ferme pas tous les recours

Le constructeur condamné sur le fondement de la garantie décennale n’est pas définitivement privé de la possibilité d’invoquer la faute du maître d’ouvrage.

Par son arrêt du 16 juin 2026, le Conseil d’État admet qu’un constructeur puisse engager, dans une instance distincte, un recours indemnitaire contre le maître d’ouvrage responsable, même s’il n’avait pas soulevé cette faute comme cause exonératoire lors du premier contentieux.

La décision distingue ainsi deux objets : la première instance fixe la dette décennale envers le bénéficiaire de la garantie ; la seconde répartit la charge définitive du dommage entre les responsables.

Pour les praticiens, l’omission initiale n’est donc pas nécessairement fatale. Le constructeur condamné conserve une voie de recours autonome pour obtenir le remboursement de tout ou partie des sommes versées, sous réserve d’établir la faute imputable au maître d’ouvrage.

Source : CE, 16 juin 2026, n° 503196

Action successorale au pénalAprès un décès lié à une infraction, les proches s’interrogent souvent sur la possibilité d’...
04/08/2026

Action successorale au pénal

Après un décès lié à une infraction, les proches s’interrogent souvent sur la possibilité d’obtenir réparation devant le juge pénal lorsque la victime n’avait rien entrepris. La Cour de cassation précise le cadre applicable.

Elle rappelle que l’action successorale est recevable si l’action publique a été mise en mouvement par le ministère public et si aucune renonciation non équivoque n’est établie. L’absence d’action civile préalable ou de volonté expressément formulée reste indifférente.

Le droit à réparation, né dans le patrimoine du défunt, se transmet aux héritiers. La chambre criminelle censure donc l’irrecevabilité prononcée contre les ayants droit d’un proche décédé au cours de l’instance.

Elle admet aussi la réparation du préjudice esthétique temporaire de la victime, même inconsciente. Ce poste, fondé sur une altération physique objective, n’est pas exclu par le coma.

Source : Crim. 8 avr. 2026, n° 25-82.585.

On croit que l’absence pour études ou stage permet de dépasser le plafond légal de location d’une résidence principale. ...
31/07/2026

On croit que l’absence pour études ou stage permet de dépasser le plafond légal de location d’une résidence principale. En réalité, la Cour de cassation ferme clairement cette lecture. ⚖️

Un stage prépare à l’activité professionnelle ; il ne constitue pas, à lui seul, une obligation professionnelle au sens de l’article L. 324-1-1. 📌

Pour louer au-delà du seuil en meublé de tourisme, la preuve doit viser une contrainte liée à un emploi effectif, pas un cursus. 🏠

Réf : Civ. 3e, 16 avr. 2026, FS-B, n° 24-22.809

En matière de divorce international, une règle mérite une attention particulière : la litispendance avec un État tiers n...
27/07/2026

En matière de divorce international, une règle mérite une attention particulière : la litispendance avec un État tiers ne relève pas du règlement Bruxelles II ter.

La Cour de cassation rappelle que ce règlement organise la litispendance entre juridictions d’États membres, mais pas entre une juridiction d’un État membre et celle d’un État tiers. Dans cette configuration, le juge français doit revenir au droit international privé français, sauf convention bilatérale applicable.

Autre point décisif : la date de saisine de la juridiction étrangère ne se détermine pas selon les critères du droit de l’Union. Elle doit être appréciée au regard de la loi de l’État concerné. Dans un dossier de divorce, cette chronologie peut décider de la juridiction appelée à poursuivre la procédure.

Pour les praticiens et les justiciables, l’enjeu est concret : vérifier dès l’ouverture du dossier le texte applicable à la litispendance, l’existence d’une convention bilatérale, et les règles locales de saisine de la juridiction étrangère. Une analyse trop rapide du cadre européen peut conduire à une erreur de raisonnement procédural.

Divorce et litispendance avec un État tiers

23/07/2026

Le risque, c’est de raisonner uniquement à partir du cadastre.

La Cour de cassation rappelle qu’il faut aussi regarder ce que supporte réellement la parcelle.

Une maison ou un étang peut suffire à faire sortir la vente du droit de préférence.

Réf : Cass. 3e civ. 28-5-2026 n° 24-10.202 FS-B

Le logement doit être conforme, mais l’indemnisation se prescritL’indécence d’un logement constitue un manquement du bai...
14/07/2026

Le logement doit être conforme, mais l’indemnisation se prescrit

L’indécence d’un logement constitue un manquement du bailleur à son obligation de délivrance.

Ici, une locataire réclamait la mise en conformité de son studio meublé, mais aussi une indemnisation pour le trouble de jouissance subi depuis le début du bail.

La Cour de cassation confirme une ligne simple : tant que le manquement du bailleur persiste, le locataire peut demander l’exécution en nature, donc les travaux nécessaires. Mais pour l’argent, le temps compte.

En bail d’habitation, l’action indemnitaire est enfermée dans le délai de trois ans prévu par la loi du 6 juillet 1989.

L’arrêt fixe donc une frontière utile : l’obligation de délivrance continue, mais la réparation financière ne remonte pas indéfiniment.

Source : Cass. 3e civ., 4 juin 2026, n° 24-11.437

06/07/2026

Un contribuable peut ne pas avoir été résident fiscal français en N-2.

Cela ne suffit pas toujours à écarter ses revenus étrangers du calcul.

Le revenu fiscal de référence peut réserver de mauvaises surprises.

Réf : CAA Nancy 9-4-2026 n° 24NC02280

Cour de cassation : la première présentation du recommandé fait courir le délai de contestationEn copropriété, une quest...
02/07/2026

Cour de cassation : la première présentation du recommandé fait courir le délai de contestation

En copropriété, une question revient souvent : le délai de deux mois pour contester une assemblée générale commence-t-il à la réception du procès-verbal ou dès la première présentation du recommandé ? La Cour de cassation retient la seconde date.

Elle juge que l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965 ne distingue pas selon que le pli est retiré ou non. Le délai court donc, dans tous les cas, dès le lendemain de sa première présentation au domicile du copropriétaire.

Elle confirme aussi la conformité de ce régime à l’article 6, § 1, de la Convention européenne, en relevant un rapport raisonnable de proportionnalité entre droit d’accès au juge et sécurité juridique.

À retenir :
⚖️ Le non-retrait du pli ne suspend pas le délai.
📌 Les textes sont jugés clairs et prévisibles.
🏢 La solution sécurise l’exécution des décisions collectives.

Source : Civ. 3e, 16 avr. 2026, FS-B, n° 24-18.842

La fraude retrouve un coûtL’arrêt du 7 mai 2026 marque un tournant dans la protection économique des agents immobiliers....
30/06/2026

La fraude retrouve un coût

L’arrêt du 7 mai 2026 marque un tournant dans la protection économique des agents immobiliers. La Cour de cassation admet qu’un acquéreur puisse être condamné à indemniser l’agent immobilier lorsqu’il participe, par des manœuvres frauduleuses, à son éviction de la vente.

L’intérêt de la décision réside dans le dépassement du strict cadre contractuel. L’acquéreur n’est pas partie au mandat conclu entre le vendeur et l’agent immobilier. Pourtant, lorsqu’il contribue sciemment à contourner ce mandat, sa responsabilité délictuelle peut être engagée. La protection de la commission ne dépend donc plus exclusivement de la relation contractuelle entre le professionnel et son mandant.

La Cour ne sanctionne pas la recherche légitime d’un meilleur prix ni la négociation directe avec le vendeur. Elle vise un comportement caractérisé par la connaissance du droit à rémunération de l’agent et la volonté d’en organiser l’éviction.

Pour les praticiens, la portée est significative. Les contentieux portant sur le détournement d’intermédiation pourraient désormais se déplacer du terrain du mandat vers celui de la responsabilité délictuelle, offrant aux agents immobiliers un levier supplémentaire pour préserver leur rémunération.

Réf : Civ. 3e, 7 mai 2026, FS-B, n° 24-10.637

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