15/06/2026
Un an sans comparution physique devant le juge : c’est ce que le Conseil constitutionnel vient d’écarter pour certains accusés détenus dans l’attente de leur procès devant la cour d’assises.
Le point central est précis. Lorsqu’une personne mise en accusation demande sa mise en liberté sur le fondement de l’article 148-1 du code de procédure pénale, elle ne pouvait pas toujours refuser la visioconférence. Or, dans cette phase, aucun examen périodique de prolongation ne garantit sa présentation physique devant un juge.
La décision du 10 avril 2026 retient qu’un tel dispositif portait une atteinte excessive aux droits de la défense. Le Conseil constitutionnel reporte l’abrogation au 31 octobre 2027, mais impose dès maintenant une extension provisoire des garanties existantes : dans cette situation, le refus de la visioconférence doit être possible, sauf exceptions prévues par la loi, notamment pour des motifs d’ordre public ou de risque d’évasion.
Pour la pratique, trois réflexes comptent : identifier le fondement exact de la demande, vérifier si l’accusé entre dans le champ de la réserve d’interprétation, et contester toute visioconférence imposée hors des cas limitativement admis. Une évolution qui modifie immédiatement les procédures en cours.
Détention provisoire criminelle et visioconférence : le Conseil constitutionnel comble les silences du législateur