19/05/2026
🧑👩🧒 Les liens entre un enfant et ses grands-parents peuvent être fragilisés en cas de conflit familial, mais le droit prévoit des solutions encadrées par l’intérêt de l’enfant.
Il convient d’abord de rappeler que l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants, conformément à l’article 371-4 du Code civil. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit.
Dans un premier temps, il est recommandé de privilégier le dialogue avec les parents afin de trouver un accord amiable sur les modalités des relations. Le recours à une médiation familiale peut être utile pour apaiser les tensions et formaliser un accord.
Lorsque les relations peuvent être maintenues, leurs modalités doivent être adaptées à la situation, qu’il s’agisse d’un droit de visite, d’hébergement ou simplement de correspondances par téléphone ou visioconférence, en tenant compte de l’âge de l’enfant et du contexte familial.
👉 En cas de désaccord persistant, les grands-parents peuvent saisir le juge aux affaires familiales. Celui-ci appréciera la situation au regard de l’intérêt de l’enfant et pourra fixer les conditions d’exercice des relations. Il peut également décider d’entendre l’enfant si cela est pertinent.
Enfin, si une décision de justice fixe un droit de visite et que celui-ci n’est pas respecté, une action pour non-représentation d’enfant peut être engagée.
Dans ces situations à la fois juridiques et humaines, un accompagnement par un avocat spécialisé en droit de la famille permet de sécuriser la démarche et de préserver au mieux l’intérêt de l’enfant.