08/04/2026
Quand la violence physique et psychologique conjugale perdure, via le recours excessif à la machine judiciaire:
Je reçois, ce jour, une énième décision familiale de soulagement, pour une jeune maman, la 10 ème en 6 ans 🤦🏻♀️
Un combat judiciaire en défense épuisant, pour une mère courageuse et combative, cherchant à protéger son fils, depuis qu’il a 3 ans et qu’elle s’est enfuie du domicile familial, au sein duquel il se trouvait, avec elle, confronté à des violences directes et indirectes, physiques et verbales, ainsi qu’à des menaces de mort.
Cet ex compagnon, ce père violent, harceleur, menaçant, a été
Condamné, lors de la toute première décision, par une ordonnance de protection, durant le Covid,
Décision confirmée en appel.
Mais il s’acharne depuis, sans relâche, sur le terrain de la justice,
Par représailles.
La soif de vengeance et de maintien de la pression, dans ce type de dossiers, est bien soignée,
Elle s’inscrit dans le respect du cadre institutionnel de la justice.
Or,
Elle est une autre forme de violence plurielle, prenant le relai de la première, chez des sujets manipulateurs, ultra rancuniers et fortunés:
Elle prend le visage d’une violence psychologique, tout d’abord, par l’anxiété suscitée,
Ma cliente me suppliant de l’appeler avant de lui envoyer une décision, même si l’on pressent qu’elle sera probablement bonne, et même une fois qu’elle l’est, par ex.
Elle constitue ensuite une violence économique, par le budget que cette mère de famille, au salaire modeste, mais ne bénéficiant pas de l’aide juridictionnelle, se trouve obligée de consacrer à ces procédures,
Face à ce sombre personnage, très argenté, pour sa part, ne rechignant pas à payer des procédures en nombre, et à recourir à divers avocats successifs, aussi compétents que retords.
Elle est une violence morale, enfin, par la récurrence des procédures lancées, visant, au mieux, à décourager, en vue d’une capitulation adverse, au pire, à continuer de harceler, mais légalement, par la voie judiciaire.
Les articles 700 sont bien faibles et bien timorés,
En regard.
En l’occurrence, les 700 euros, les 1000 euros, les 1500 euros, (qui sont compliqués à exécuter de surcroît en l’espèce ),
N’ont pas affaibli la fougue procédurale de ce père.
Le souhait de gestion des flux par les autorités publiques, pourrait inclure des recommandations à plus de condamnations aux frais irrépétibles, dans de tels cas de répétition des procédures, conduisant à des déboutés,
Et à des montants plus élevés, aussi, allant croissant, par paliers planchers, pour les bourses conséquentes, dans des dossiers teintés de violences conjugales au départ.
Ce serait davantage justice, face à ce déséquilibre entre les capacités financières des parties,
Et plus prohibitif vis à vis de l’appel d’après, ou de la procédure suivante devant le JAF,
sous le prétexte d’un élément nouveau, la plupart du temps provoqué, quand il existe.
Elodie Mulon