04/04/2024
Bonjour,
et bienvenue dans un pays du tiers monde, qui se veut Républicain et Etat de Droit,
où l'Avocat est méprisé et pour lequel on ne porte aucune considération
qui intervient dans des conditions anormales et pitoyables,
avec pour seule salle d'attente au commissariat, un vieux banc en extérieur et deux chaises cassées sous un préau de 2m² en cas de pluie, mais totalement inefficace...
à la merci du vent, du froid, de la grêle, des mouettes et des 7 plaies d'Egypte
où l'Avocat attend parfois plus de 40 min dans ces conditions, jusqu'à ce que l'on daigne bien lui laisser accéder au sacro-saint... la salle d'entretien !!
salle partagée avec le médecin de garde, qui y ausculte des mis en causes sans garantie d'hygiène, et où l'avocat vient ensuite s'entretenir avec son client, sans garantie d'hygiène...
où les gardés à vue n'ont ni toilette, ni point d'eau, et pas toujours de couverture, dans leur cellule,
et ne peuvent prétendre à ces commodités minimales que selon le bon vouloir du geôlier
cellule où y cohabitent parfois plus de 5 personnes, pour seulement deux paillasses...
où parfois le gardé à vue peut y être gardé 24h, 48h, jusqu'à 96h, et plus en certaine matière, sans do**he ni possibilité de faire une toilette minimale et sans change.
cette histoire n'est malheureusement pas fictive...
c'est une réalité...
elle se déroule chaque jour à côté de chez nous...
celle-ci s'est déroulée à Nice, en France, dans le pays des Droits de l'Homme avec un GRAND H !
pas plus t**d qu'hier... alors que j'assistais un client en garde à vue.
elle est malheureusement la vérité et la réalité de la situation actuelle de la Justice !
elle est la réalité des conditions de la Défense Pénale depuis trop longtemps !
le quotidien des avocats choisis ou désignés,
la vérité, c'est que l'Etat refuse de voir que le navire de la Justice à une voie d'eau qui l'entraîne vers les abysses..
la vérité elle est pourtant là, à côté de chez nous, devant nos yeux !
mais personne ne s'y intéresse, parce qu'après tout... si le "type" est là c'est qu'il doit bien y avoir une raison...
pourtant, mon "type", sans casier ni antécédents, a été libéré sans poursuite après une nuit de conditions inhumaines dans les geôles du Commissariat de Nice, après avoir subit des brimades et comportements anormaux de la part de ses geôliers qui ont dû oublier leur Code de Déontologie...
cette première fois, il ne risque pas de l'oublier...
combien de temps, Nous, Avocats de la Défense, allons nous permettre que ces conditions indignes perdurent ?
combien de temps allons nous accepter d'intervenir dans ces conditions ?
cette question, je vous la pose solennellement et en toute humilité...