09/04/2026
Le projet de loi curieusement baptisé « justice criminelle et droits des victimes », alors qu’il n’est finalement question dans ce texte ni véritablement de Justice, mais plutôt de gestion des flux de dossiers, ni du respect des victimes mais plutôt de leur éviction, déclenche un vaste mouvement de protestation au sein de tous les barreaux.
Après le vote massif, le 27 mars en AG de la Conférence des Bâtonniers, du principe de la grève, celle-ci s’organise désormais localement avec beaucoup de force.
Il ne peut être admis par les Avocats, dont la raison d’être est de défendre toutes les personnes, accusées comme victimes, que l’on mette à bas les principes fondateurs de notre procédure pénale.
Les avocats refusent notamment :
- La disparition programmée des jurys populaires et de la Cour d’assises, fleuron de notre justice pénale,
- L’instauration d’une « justice » criminelle qui n’aurait au demeurant de « négociée » que le nom,
- L’invisibilisation des victimes qui seraient incitées, dans des délais courts souvent incompatibles avec le dommage subi, à accepter une dispense de véritable procès,
- La réduction des possibilités d’invoquer des nullités de procédure, au mépris des droit de la Défense et des droits fondamentaux devant être préservés dans toute société démocratique.
𝐄𝐓 𝐌𝐎𝐁𝐈𝐋𝐈𝐒𝐎𝐍𝐒-𝐍𝐎𝐔𝐒 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐉𝐎𝐔𝐑𝐍𝐄́𝐄 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋𝐄 𝐃'𝐀𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄𝐒 𝐁𝐀𝐑𝐑𝐄𝐀𝐔𝐗 -𝐑𝐀𝐒𝐒𝐄𝐌𝐁𝐋𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐀̀ 𝐏𝐀𝐑𝐈𝐒- 𝟏𝟑 𝐀𝐕𝐑𝐈𝐋 𝟐𝟎𝟐𝟔