Société d’Émulation du Bourbonnais

Société d’Émulation du Bourbonnais Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Société d’Émulation du Bourbonnais, 93, Rue de Paris, Moulins.

Les plaques de rues moulinoises vont avoir 250 ans !Alors que nombre de nos concitoyens, les yeux rivés sur leur smartph...
07/06/2026

Les plaques de rues moulinoises vont avoir 250 ans !

Alors que nombre de nos concitoyens, les yeux rivés sur leur smartphone, ont leurs pas guidés par GPS, il est encore des réfractaires qui trouvent plaisir à déambuler en toute liberté, en portant leur regard sur les plaques installées au coin de chaque rue.

À Moulins, la première dénomination des rues date de 1777. Et ce ne fut pas une mince affaire pour les édiles moulinois ! Ni leur initiative ! Car la numérotation des maisons et l’attribution d’un nom aux rues est imposée par l’ordonnance royale du 1er mars 1768 concernant le logement des « gens de guerre » dans les villes.

L’hébergement des militaires se fait alors chez l’habitant car les casernes sont rares. Celle de Moulins n’est pas encore construite. Le soldat qui arrive dans une ville ne dispose pas de repères pour localiser le lieu qui doit l’accueillir. Dans la plupart des villes, jusque dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, il n’existe en effet ni nom de rue, ni numéro de maison.

Louis XV veut remédier à cette situation par son ordonnance dont l’un des articles prescrit de numéroter les maisons pour faciliter le logement des gens de guerre ; un autre dispose que les « billets de logement » remis aux soldats et officiers doivent mentionner le nom de la rue.

À Moulins, nul ne s’empresse d’appliquer l’ordonnance royale. Il faut en effet attendre plus de 8 ans et plusieurs relances de l’Intendant, représentant local du pouvoir royal, pour qu’enfin la ville agisse.
C’est le 16 septembre 1776, après un nouveau rappel de l’Intendant daté du 4 septembre, que la ville décide de faire numéroter les maisons de Moulins mais en soulignant « qu’il y a lieu de craindre que plusieurs particuliers ne se prêtent pas volontaires pour peu qu’il leur en coûte ». En effet, la pose du numéro et de la plaque de rue devait être à la charge du propriétaire de la maison concernée. Ce qui visiblement ne réjouit pas les propriétaires moulinois, comme sans doute la perspective d’accueillir en leur demeure des soldats de passage… Précisons que Moulins reçoit, en cette année 1776, le régiment de Royal-Normandie dont soldats et officiers sont logés chez l’habitant. La ville assume pourtant la charge financière de ce cantonnement en versant un loyer aux propriétaires des logements occupés par des militaires.
Le débat est rouvert dès le 19 septembre 1776 avec une nouvelle proposition de la ville qui « pour cette fois », et considérant que c’est la première mise en place de la numérotation, accepte de prendre à sa charge les frais de confection et pose des plaques de numéros et de rues.
Les numéros seront « en noir de fumée sur une planche peinte en blanc à l’huile attachée par trois pattes de fer ». Quant au nom de la rue il devra être gravé sur une pierre située à l’encoignure de chaque rue.
Les noms des rues sont arrêtés « d’après les anciennes notions que nous avons trouvées dans les archives dudit hôtel de ville » selon les termes de la délibération du 16 janvier 1777.
La lecture de cet état de 1777 avec, pour chaque rue, son nom et les lieux marquant son commencement et sa fin, offre une balade moulinoise qui n’est pas sans poésie. Ainsi par exemple, de la rue de Bourgogne qui joint « la fontaine des amoureux… la maison des quatre vents et finit au cerf-volant »
Mais la mise en œuvre rencontre des difficultés et, les semaines qui suivent, constat est fait que « plusieurs numéros et noms de rues auraient été effacés, cassés ou changés ». Dès le 26 mai 1777, la ville acte « qu’ayant fait cette dépense qui est assez considérable et qui aurait été d’un très modique objet pour chaque particulier » il convient de remettre aux frais des propriétaires les réparations et l’entretien des plaques. Il est prévu que le garde de la ville fasse au moins tous les trois mois une visite de l’apposition des numéros et noms de rues pour vérifier la bonne application des mesures prises. Et gare au contrevenant car amendes et punitions sont prévues pour toute personne qui bifferait, effacerait ou changerait un nom de rue !
Aux noms gravés aux encoignures succèdent différents types de plaques au long des décennies qui suivent ; plaques dont la Société d’Émulation du Bourbonnais conserve quelques exemplaires dans ses collections.
Et si, pour ce 250e anniversaire de leur instauration, délaissant votre smartphone, vous goûtiez à nouveau au charme de déambuler dans la ville au seul fil de ces plaques de rues ?
Jean-Luc Galland
Images :
Plaques de rues de Moulins, -Société d’Émulation du Bourbonnais (photographe Christophe Recoura). La reproduction de ces images est soumise à autorisation de la SEB.
Extrait de l’état des rues de 1777 (archives municipales Moulins)
Sources :
Registre délibérations Moulins, 1776-1777 (archives municipales Moulins)
Ordonnance royale du 1er mars 1768 réglant le service des places du royaume (BNF-Gallica)
Remerciements aux archivistes de la ville de Moulins pour leur disponibilité.

🌳🏰⚖️🍽️✨ De la forêt du Roi aux tables des souverains : l’extraordinaire destin de Champroux !La Société d'Émulation du B...
01/06/2026

🌳🏰⚖️🍽️✨ De la forêt du Roi aux tables des souverains : l’extraordinaire destin de Champroux !

La Société d'Émulation du Bourbonnais vous donne rendez-vous le samedi 6 juin au Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin à @ Ville de Moulins pour une journée exceptionnelle consacrée à l'histoire fascinante de Champroux, l'un des sites les plus emblématiques du patrimoine bourbonnais.

🔎 10h00 – Philippe Cachau
📖 L'affaire de la forêt de Champroux (1753-1766)

Découvrez l'incroyable procès qui opposa, sous le règne de Louis XV, l'architecte du roi Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne à ses exploitants forestiers. Une affaire qui mobilisa la Table de Marbre de Paris et le Conseil du Roi pendant plus de dix ans !

🌲⚖️ Entre enjeux économiques, gestion des ressources naturelles et pouvoir royal, une véritable plongée au cœur du Bourbonnais du XVIIIᵉ siècle.

🔎 15h00 – Claude Cajat
🏺 La porcelaine de Champroux : exploration d'une clientèle internationale

Saviez-vous que la porcelaine de Champroux a voyagé jusqu'aux cours royales européennes… et même jusqu'à la Maison-Blanche à Washington ? 🇺🇸👑

Une enquête passionnante qui lève le voile sur le rayonnement international d'une production bourbonnaise aujourd'hui largement méconnue.

📍 Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin
5 place du Colonel-Laussedat
03000 Ville de Moulins

🎟️ Conférences ouvertes à tous.

ℹ️ Plus d'informations :
www.societedemulationdubourbonnais.com
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🌳🏺📚

🏰 CONFÉRENCE EXCEPTIONNELLE À SOUVIGNY⚜️ « Jean de Rochefort, dit le bâtard de Bourbon » ⚜️La Société d’Émulation du Bou...
25/05/2026

🏰 CONFÉRENCE EXCEPTIONNELLE À SOUVIGNY
⚜️ « Jean de Rochefort, dit le bâtard de Bourbon » ⚜️

La Société d’Émulation du Bourbonnais vous donne rendez-vous le samedi 30 mai 2026 à 15h en l’église priorale de Souvigny pour une conférence exceptionnelle consacrée à une figure méconnue mais fascinante de l’histoire bourbonnaise : Jean de Rochefort, fils naturel de Louis Ier de Bourbon, plus connu sous le nom de « bâtard de Bourbon ».

Organisée en partenariat avec l’EPCC du Grand Site clunisien de Souvigny, cette rencontre réunira plusieurs spécialistes autour d’une véritable enquête historique, archéologique et artistique menée au cœur de l’ancienne nécropole des ducs de Bourbon.

🔎 Au programme :
▪️ Présentation d’une œuvre médiévale exceptionnelle récemment acquise par le musée de Souvigny et attribuée au Bourbonnais ;
▪️ Retour sur les fouilles archéologiques du tombeau monumental de Jean de Rochefort et d’Agnès de Chalheu ;
▪️ Éclairages sur le rôle politique du « bâtard de Bourbon » au XIVᵉ siècle ;
▪️ Découverte des recherches scientifiques actuellement menées à Souvigny.

🎙️ Avec la participation de :

- Daniele Rivoletti
- Pascale Chevalier
- Arlette Maquet
- Matthieu Pradels

À travers cette conférence, historiens, archéologues et spécialistes de l’art médiéval feront revivre un véritable « puzzle scientifique » permettant de mieux comprendre l’histoire des Bourbons et les mystères encore enfouis dans les pierres de Souvigny.

📍 Église priorale de Souvigny
📅 Samedi 30 mai 2026
🕒 15h00
🎟️ Entrée gratuite et ouverte à tous

ℹ️ Renseignements :
04 70 48 07 66

👉 Plus d’informations :
https://www.societedemulationdubourbonnais.com/2026/04/27/samedi-30-avril-2026-souvigny-jean-de-rochefort-dit-le-batard-de-bourbon/

Ministère de la Culture Ville de Moulins Médiathèques Moulins Communauté Département de l’Allier Région Auvergne-Rhône-Alpes Musée de Souvigny Tu es de Moulins / Yzeure / Avermes si... ( OFFICIEL ) Moulins et ses alentours Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin

🏛️✨ La Société d’Émulation du Bourbonnais participera aux « Nocturnes de l’Hôtel de Ville » de Moulins !📅 Samedi 23 mai ...
20/05/2026

🏛️✨ La Société d’Émulation du Bourbonnais participera aux « Nocturnes de l’Hôtel de Ville » de Moulins !

📅 Samedi 23 mai 2026
🕕 De 18h à 23h
📍 Hôtel de Ville de Moulins

À l’occasion de cette soirée culturelle organisée dans le cadre de la Nuit européenne des Musées, la Société d’Émulation du Bourbonnais présentera plusieurs objets patrimoniaux, ouvrages anciens, affiches et documents issus de ses collections.

Une belle occasion de découvrir ou redécouvrir les richesses historiques et culturelles du Bourbonnais dans un cadre exceptionnel, au cœur même de l’Hôtel de Ville de Moulins.

Nous serons heureux d’y accueillir nos membres, amis et tous les passionnés d’histoire et de patrimoine !

➡️ Retrouvez l’article complet sur notre site internet :
https://www.societedemulationdubourbonnais.com/2026/05/20/samedi-23-mai-2026-les-nocturnes-de-lhotel-de-ville/

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Un Bourbonnais au temps des cerises  : Simon DereurePourquoi associer le nom d’un cordonnier d’origine bourbonnaise, Sim...
12/05/2026

Un Bourbonnais au temps des cerises : Simon Dereure

Pourquoi associer le nom d’un cordonnier d’origine bourbonnaise, Simon Dereure, à une chanson emblématique de la Commune de Paris (18 mars - 28 mai 1871) : « Le Temps des cerises »? Pourquoi avoir donné son nom à une rue de Paris suscita-t-il tant de polémiques ? Et comment un fils de cordonnier de Lapalisse en vint à diriger en Amérique, dans l’Iowa, l’orchestre des utopistes icariens ?
Simon Dereure est né le 1er décembre 1838 à Lapalisse où son père est cordonnier. Sa mère, Anne Vareille, originaire du Tarn, se déclare de religion protestante. Le jeune Simon passe son enfance dans la cité des Vérités. Il a 13 ans quand entrent dans la ville les républicains insurgés s’opposant au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, du 2 décembre 1851.
Ouvrier cordonnier, il rejoint la région lyonnaise où il aurait pris part aux actions des républicains contre l’Empire dès 1854. En 1861, il est compagnon chez un cordonnier de Fleurié dans le Beaujolais, puis gagne Paris en 1863. Dans la capitale, son engagement s’accentue, il devient l’un des fondateurs d’un des premiers syndicats ouvriers, celui des cordonniers-bottiers ; puis il est désigné délégué au congrès de l’Internationale de Bâle. En 1870, il est condamné à 3 ans de prison pour complot contre Napoléon III par la Haute-Cour. Il est libéré le 4 septembre 1870, à la chute du Second Empire, et s’engage immédiatement dans la défense de Paris contre les Prussiens. En novembre, il est élu adjoint au maire du 18ème arrondissement qui n’est autre que Georges Clémenceau.
Il prend une part active à la Commune dès le 18 mars 1871. Élu membre de la Commune par le 18ème arrondissement comme Jean-Baptiste Clément (auteur du Temps des cerises), il se distingue par des positions radicales et un engagement au combat jusqu’aux derniers jours de l’insurrection ; ceci lui vaut d’être accusé de violences par les opposants à la Commune et condamné à mort par contumace en 1873.
Dereure est alors à New-York où il a repris son métier de cordonnier après avoir quitté la France par la Suisse dès 1871. Ses convictions demeurent et il est nommé délégué de la section américaine au congrès de l’Internationale de La Haye en 1872. Cette même année, son épouse, Caroline Poitrey, meurt après avoir été incarcérée suite à la Commune.
En 1876, il rejoint la communauté utopiste des Icariens à Cornell dans l’Iowa. Au sein des adeptes des idées du socialiste utopiste Eugène Cabet, il assure la responsabilité de l’atelier de cordonnerie mais aussi la direction de l’orchestre d’Icarie qui donne concert chaque dimanche.
Dès l’amnistie des communards en 1881, il rentre en France et rejoint le Parti Ouvrier de Jules Guesde. En 1885, il figure sur la première liste socialiste présente aux législatives dans l’Allier avec Jean Dormoy et Paul Lafargue. Ils n’obtiennent que 2,4 % des voix. Bien que ses autres candidatures à Paris se soldent par des échecs, Dereure campe au fil des ans la figure de l’ancien communard au sein des milieux socialistes parisiens et bourbonnais. Il vit dans le dénuement à Montmartre d’une activité de cordonnier à façon et décède le 17 juillet 1900.
Commence alors une bataille mémorielle autour du nom de Simon Dereure. Le 18 mars 1901, lors d’une manifestation pour l’anniversaire de la Commune, une plaque à son nom mentionnant « ancien membre de la Commune » est apposée au colombarium du Père Lachaise. Le préfet de la Seine la fait retirer considérant qu’elle trouble l’ordre public ! Puis la volonté de conseils municipaux de donner le nom de Dereure à des rues se heurte à l’opposition du préfet. Ivry sur Seine obtient d’un décret présidentiel en 1904 l’autorisation de donner les noms de Simon Dereure et Jean-Baptiste Clément à deux rues. `A Paris, il faut attendre un décret du 30 mars 1915 pour que soit accepté qu’une rue de Montmartre porte son nom, acte qui intervient dans une France en guerre où prévaut l’Union sacrée. Pourtant cette décision déclenche aussitôt de violentes critiques dans la presse conservatrice du « Figaro » au « Gaulois » en passant par « La Croix ».
Dereure ne fut pas le seul communard d’origine bourbonnaise, puisque 159 noms sont cités dans la liste de la répression judiciaire de la Commune établie par Jean-Claude Farcy comme étant nés dans l’Allier dont 41 à Moulins et 5 à Lapalisse. Leur histoire reste à écrire...

Jean-Luc Galland

Sources :
Portrait de Dereure Simon, par Appert, Ernest Charles, Musée Carnavalet,
Dereure par Hippolyte Mailly, Bibliothèque de l'Hôtel de Ville Paris

Archives SEB fonds RougeronAD Allier, Rhône et Paris pour les actes d’état-civil et les recensements
Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie(1871-1880), LIR3S (Université Bourgogne Europe)
Maitron : https://maitron.fr/dereure-simon-dereure-louis-simon/, notice DEREURE Simon r***e et complétée par Michel Cordillot

🇫🇷 Le vendredi 8 mai 2026, à l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la Libération et dans le cadre du cinquantenaire de l’éco...
10/05/2026

🇫🇷 Le vendredi 8 mai 2026, à l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la Libération et dans le cadre du cinquantenaire de l’école de gendarmerie de Montluçon, la Société d’Émulation du Bourbonnais organisait, au sein même de la caserne Richemont, une conférence exceptionnelle consacrée au rôle de la Gendarmerie nationale durant la Seconde Guerre mondiale.

Près de 130 personnes avaient pris place dans l’auditorium de l’École de gendarmerie de Montluçon pour assister à cette rencontre historique et mémorielle qui aura marqué l’un des temps forts des commémorations du 8 mai dans le Bourbonnais.

Le public réunissait membres de la Société d’Émulation du Bourbonnais, élèves-gendarmes, cadres et personnels de l’École, représentants du monde combattant et mémoriel, élus locaux ainsi que de nombreux passionnés d’histoire venus assister à cette conférence organisée dans un lieu particulièrement chargé de mémoire.

Accueillant les participants au nom de la Société d’Émulation du Bourbonnais, son président, Sébastien Joly de la Vernelle, a tout d’abord remercié chaleureusement l’École de gendarmerie de Montluçon pour son accueil, tout particulièrement le général Michaël Di Meo, commandant l’École, qui avait immédiatement soutenu le projet malgré son absence ce jour-là, ainsi que le colonel Christophe Gaultier, commandant en second de l’École de gendarmerie, pour son accueil au sein de la caserne Richemont.

Il a également salué la présence du colonel Olivier Traullée, commandant le groupement de gendarmerie départementale de l’Allier, des élus montluçonnais Laurent Rayon et Salah Hadjab, du maire de Chouvigny Jacques Beyssade, de l’enseigne de vaisseau Léopold Labrune Coulomban, délégué départemental pour la Marine nationale dans l’Allier, ainsi que des représentants du monde combattant, des associations patriotiques et mémorielles, des officiers, sous-officiers, personnels et élèves-gendarmes présents dans la salle.

Dans son propos introductif, Sébastien Joly de la Vernelle a rappelé l’importance symbolique de cette rencontre organisée un 8 mai, date marquant la victoire sur la barbarie nazie et le retour de la paix en Europe. Il a souligné combien le choix même du lieu donnait à cette conférence une résonance particulière :

« Cette caserne Richemont n’est pas un lieu neutre de l’Histoire. Entre 1940 et 1944, elle fut marquée par la présence des forces allemandes, mais aussi par les actions de la Résistance qui œuvra ici même pour contribuer à la Libération. Les murs qui nous entourent ont vu passer les incertitudes, les tensions, les drames de l’Occupation, mais aussi le courage, l’engagement et parfois le sacrifice. »

Le président de la Société d’Émulation du Bourbonnais a également rappelé l’attachement ancien de la Société à la transmission historique et patrimoniale. Fondée en 1845 et reconnue d’utilité publique en 1925, la Société d’Émulation du Bourbonnais demeure aujourd’hui l’une des plus anciennes sociétés savantes françaises. Forte de plus de 300 membres en France et à l’étranger, elle poursuit activement sa mission de diffusion des savoirs, notamment à travers ses conférences, publications et expositions.

La conférence s’est ensuite ouverte avec l’intervention particulièrement remarquée de Luc Demarconnay, docteur en histoire de l’Université Paris-Sorbonne, sous-officier de gendarmerie et spécialiste reconnu de la Gendarmerie sous l’Occupation.

Son exposé, consacré à « la formation des gendarmes sous l’Occupation », a permis de mieux comprendre le fonctionnement de l’institution dans une France vaincue et profondément bouleversée. S’appuyant sur des recherches archivistiques inédites, Luc Demarconnay a apporté un éclairage particulièrement précis sur les missions, les contraintes et les tensions auxquelles furent confrontés les gendarmes entre 1940 et 1944.

Son intervention, nourrie de documents rares et d’une grande rigueur scientifique, a permis de dépasser les approches simplificatrices pour restituer toute la complexité des situations vécues durant cette période.

La conférence s’est poursuivie avec le témoignage très émouvant de Georgia Pouliquen, auteure de l’ouvrage « Un été 1944 à Vichy », fondé sur le journal de son père, le lieutenant-colonel Georges Pouliquen.

À travers ce récit profondément humain, les participants ont pu découvrir le quotidien des gendarmes dans les derniers mois de l’Occupation, mais aussi les doutes, les tensions et les réalités humaines vécues au sein de l’institution dans un contexte particulièrement troublé.

Enfin, Luc Demarconnay a proposé une analyse plus large du rôle de certaines unités particulières de la Gendarmerie nationale durant la Seconde Guerre mondiale, permettant d’aborder avec nuance les notions d’obéissance, de fidélité à l’État, de devoir, mais aussi les engagements individuels, les résistances discrètes ou assumées et les dilemmes moraux auxquels furent confrontés de nombreux gendarmes.

Tout au long de l’après-midi, les échanges avec le public furent particulièrement riches et nourris, témoignant du fort intérêt suscité par cette thématique encore trop méconnue.

Cette conférence aura ainsi pleinement atteint son objectif : proposer une lecture historique rigoureuse, nuancée et profondément humaine d’une période complexe de notre histoire nationale.

Au-delà de la seule approche historique, cette rencontre aura également rappelé combien les enjeux de mémoire, de transmission et de citoyenneté demeurent essentiels aujourd’hui encore.

La manifestation s’est achevée par une séance de dédicaces particulièrement appréciée des participants, permettant de prolonger les échanges avec les intervenants dans une atmosphère conviviale et studieuse.

Par cette conférence organisée au cœur même de la caserne Richemont, la Société d’Émulation du Bourbonnais aura une nouvelle fois affirmé sa volonté de faire vivre l’histoire au plus près des lieux où elle s’est écrite, tout en contribuant activement au dialogue entre mémoire, recherche historique et transmission citoyenne.

Ministère des Armées ONaCVG Ministère de l'Intérieur Région Auvergne-Rhône-Alpes Département de l’Allier Gendarmerie nationale Gendarmerie de l'Allier PMM Montlucon Ecole de gendarmerie de Montluçon

Plus d'infos : https://www.societedemulationdubourbonnais.com/-Ministère de la Culture Ministère de l'Intérieur Ministèr...
27/04/2026

Plus d'infos : https://www.societedemulationdubourbonnais.com/
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Quatre vingtième anniversaire de la Sécurité Sociale.La Sécurité Sociale a été créée le 4 octobre 1945 par ordonnance du...
16/04/2026

Quatre vingtième anniversaire de la Sécurité Sociale.

La Sécurité Sociale a été créée le 4 octobre 1945 par ordonnance du Gouvernement Provisoire de la République. Les objectifs de cette révolution sociale sont clairement fixés au premier paragraphe de son article 1 : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptible de réduire leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ».
C’est un arrêté du 17 janvier 1946 qui a permis la mise en place de la Caisse Primaire de Sécurité Sociale de l’Allier. Il était signé par Ambroise Croizat Ministre du Travail assisté du Directeur Général de la Sécurité Sociale Pierre Laroque.
Le siège sociale la Caisse Primaire de Sécurité Sociale était donc fixé à Moulins et six caisses d’Assurances Sociales étaient absorbées : Les Travailleurs mutualistes, Usines Dunlop, Le Travail, Chatillon-Commentry, Union montluçonnaise et la Caisse Départementale dirigée par Madame Souchon. Cette directrice rôdée au fonctionnement des Assurances Sociales prépara la mise en place de la nouvelle organisation durant le premier semestre 1946.
Un conseil d’administration fut alors nommé pour assurer la gestion du nouvel organisme. Lors de sa séance du 31 mai 1946, Eugène Gouby fut élu à la présidence par 29 voix sur 32 votants. Ce succès incontestable constituait une reconnaissance de ses combats menés depuis 1936 en tant que syndicaliste CGT, résistant FTP et membre du Parti Communiste.
Il eut la lourde charge d’assumer l’installation de la nouvelle Caisse au premier juillet 1946. Heureusement que son employeur, l’EDF, lui octroya des facilités car dès le mois de juillet 1946 la directrice intérimaire Mme Souchon atteinte par la poliomyélite dut s’arrêter de travailler. Il cumula les fonctions de président et de directeur durant deux mois. Il assura les liaisons avec la Direction Régionale et le Ministère. Il fut très investi durant une longue période d’instabilité organisationnelle et directoriale. Militant de la Sécurité Sociale, à quatre-vingts ans, il se rendait encore avec sa bicyclette et sa serviette de cuir brun à la Caisse Primaire pour assurer ses fonctions d’administrateur. Il avait la foi du social. Il avait compris que la mise en place de Sécurité Sociale constituait une vraie révolution sociétale et sociale.

Pierre Bordes
Ancien directeur de la CPAM1981-2003
Membre de la Société d’Émulation du Bourbonnais.

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🎶✨ 50 ans de musique et de passion à Gannat ! ✨🎶📅 Samedi 11 avril 2026 | 15h – 17hLa Société d’Émulation du Bourbonnais ...
07/04/2026

🎶✨ 50 ans de musique et de passion à Gannat ! ✨🎶

📅 Samedi 11 avril 2026 | 15h – 17h

La Société d’Émulation du Bourbonnais vous invite à une conférence exceptionnelle :
🎼 « 50 ans de tribune à l’église Sainte-Croix de Gannat : histoire de l’orgue gannatois », animée par Christian Paul

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⛪ Un instrument au cœur de l’histoire locale
L’église Sainte-Croix de Gannat abrite un grand orgue remarquable, témoin vivant de la vie musicale et spirituelle de la ville. Classé au titre des Monuments historiques depuis 1976, il a bénéficié d’une restauration complète en 1978, avant que l’ensemble de l’église ne soit restauré entre 2015 et 2019.

🎹 Un demi-siècle à la tribune
Depuis 50 ans, cet instrument est servi par son organiste titulaire, inscrivant son parcours dans une tradition ancienne. Une longévité exceptionnelle qui fait écho à celle de son prédécesseur, François de Boudemange, figure marquante de la vie musicale gannatoise, resté près de cinq décennies à la tribune.

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🎓 Une conférence riche et vivante
Au fil de cette rencontre, vous découvrirez :
👉 L’histoire du grand orgue de Sainte-Croix
👉 Le rôle essentiel — et souvent méconnu — de l’organiste liturgique
👉 La lignée des organistes depuis le XVIIIᵉ siècle
👉 Le parcours musical du conférencier, ses influences et ses rencontres
👉 Le lien unique qui unit un musicien à son instrument

🎶 Et parce que l’orgue se vit autant qu’il s’explique…
La conférence se prolongera par un moment musical dans l’église, pour entendre toute la richesse et les couleurs sonores de cet instrument d’exception.

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📍 Lieu : Salle de l’ancien tribunal (au-dessus de la mairie de Gannat)
📌 26 place Hennequin – 03800 Gannat
🎟️ Entrée libre

👥 Organisé par la Société d’Émulation du Bourbonnais

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✨ Une immersion unique dans 50 ans d’histoire musicale, entre patrimoine, transmission et émotion…

👉 ✨ Souvigny dévoile ses mystères : les gisants de Mayeul et OdilonLa Société d’Émulation du Bourbonnais, en partenariat...
30/03/2026

👉 ✨ Souvigny dévoile ses mystères : les gisants de Mayeul et Odilon

La Société d’Émulation du Bourbonnais, en partenariat étroit avec le Grand Site clunisien de Souvigny, vous invite à une conférence passionnante consacrée aux gisants des saints abbés Mayeul et Odilon.

👉 Cet événement s’inscrit dans une mobilisation collective forte, réunissant des acteurs engagés pour la valorisation de notre patrimoine : le Département de l’Allier, Moulins Communauté, ainsi que les partenaires de la candidature des sites clunisiens au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une dynamique essentielle pour faire rayonner Souvigny et le Bourbonnais !

🗓 Samedi 4 avril à 15h
📍 Église prieurale de Souvigny
🎤 Par Gabrielle Mendousse (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
🎟 Entrée libre

À travers une approche mêlant histoire de l’art, sources anciennes et contexte liturgique, cette conférence vous propose une relecture inédite de ces sculptures remarquables du début du XIIIᵉ siècle.

✨ Pourquoi venir ?
• Découvrir des œuvres exceptionnelles et méconnues
• Comprendre leur rôle dans la mémoire clunisienne
• Explorer la notion fascinante de « gisants-reliquaires »
• Redécouvrir Souvigny comme une véritable église-reliquaire

Un moment de découverte, de transmission et de passion, rendu possible grâce à l’engagement de tous les partenaires au service de notre patrimoine commun.

🔗 Plus d’infos :
https://www.societedemulationdubourbonnais.com/2026/03/30/samedi-4-avril-2026-souvigny-les-gisants-des-saints-abbes-mayeul-et-odilon/

Ministère de la Culture Région Auvergne-Rhône-Alpes Département de l’Allier Musée de Souvigny Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin UNESCO

Adresse

93, Rue De Paris
Moulins
03000

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