Emmanuel Pierrat

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Emmanuel Pierrat Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Emmanuel Pierrat, Cabinet d’avocats, 189, Avenue du Maine, Montrouge.

Avocat associé, écrivain, agent, Ancien Membre du Conseil de l'Ordre et du Conseil National des Barreaux, Ancien Conservateur du Musée du barreau de Paris, Spécialiste en droit de la propriété intellectuelle, voyageur et collectionneur

Comme vous le voyez, ma balade en vélo ce mardi après-midi dans les Everglades aurait pu I mal tourner !Cette immense ré...
21/10/2026

Comme vous le voyez, ma balade en vélo ce mardi après-midi dans les Everglades aurait pu I mal tourner !
Cette immense région protégée du sud de la Floride est en effet célèbre pour ses hydroglisseurs comme pour sa faune.
Je suis allé observer celle-ci en territoire Miccosukee (une tribu indienne qui, officiellement, n’a jamais fumé aucun calumet de la paix avec leurs voisins de Séminoles)
Plus précisément, j’ai jeté mon dévolu sur la Shark Valley, ou l’on ne peut pénétrer en véhicule motorisé (les rangers y veillent ! ).
Le nom de ce lieu vient de la Shark River dont les eaux sont salées car la marée haute en remonte le cours, parfois avec des requins bouledogues…
C’est aussi là qu’a été aménagée une boucle en (« loop ») en goudron de 25 km qui s’offre aux rares promeneurs voulant circuler autrement qu’en bateau à travers les marécages, la mangrove, les prairies humides ou les forêts de cyprès.
J’ai loué un des rares vélos à l’entrée et suis parti, trois heures durant, pédaler en pleine nature par 30 degrés.
Les hérons et aigrettes m’ont observé comme un ovni peu dangereux. Et les alligators, qui sont embusqués ou se prélassent tout du long, comme une éventuelle proie bien dodue (la nourriture américaine que j’avale depuis jeudi soir dernier ne fait pas vraiment dans la salade bio…).
Le spectacle était superbe et, au final, mangé une chute dans un des nombreux trous creusé par les loutres dans un bosquet où j’avais mis pied à terre), c’est le soleil déclinant (ainsi que mes mollets) qui m’a fait revenir à ma voiture afin de dormir au sec !

Il vous reste un plus de dix jours (jusqu’au dimanche 1er novembre) afin d’aller admirer l’exposition « Totems » conçue ...
20/10/2026

Il vous reste un plus de dix jours (jusqu’au dimanche 1er novembre) afin d’aller admirer l’exposition « Totems » conçue par les artistes Coco Fronsac et Jim Skull à la Corderie royale de Rochefort, dont ils m’ont remis un exemplaire du très beau catalogue il y a peu.
J’y ai retrouvé avec joie, outre leurs créations communes, d’autres totems vus sur la planète, en particulier l’été dernier en Colombie britannique, dans les villages autochtones au nord de Vancouver.
J’avais écrit un texte dans le catalogue de la première exposition de Coco et Jim, montrée en 2017 et intitulée « Corps de corde », comme je l’ai fait avant et ensuite à plusieurs reprise dans des livres, revues ou autres documents liés à leur travail pris isolément (et non en couple/tandem) tandis que leurs œuvres ont envahi mon cabinet de curiosités en de nombreuses années d’amitié.

20/10/2026

Sur le Seven Mile (Bridge) en sens inverse de samedi dernier, en empruntant l’Overseas Highway, entre Key West et South Miami, avant de bifurquer vers les Everglades.
L’Océan atlantique est à droite, le Golfe du Mexique (ou de l’Amérique) à gauche.
Les mot**ds étant dispensés de casque en Floride (50 % de traumas en plus depuis la fin de l’obligation d’en porter), j’ai pris le risque de filmer ce petit tronçon en conduisant lentement et tout droit (150 km de voie presque unique sur une quarantaine de ponts et presque autant d’îles où îlets (sur les 1 700 de l’archipel des Keys).

Voici des vidéos et images prises à l’embarcadère d’Islamorada, temple de la pêche au gros (barracuda, tarpon, espadon, ...
20/10/2026

Voici des vidéos et images prises à l’embarcadère d’Islamorada, temple de la pêche au gros (barracuda, tarpon, espadon, requin….), au milieu des Keys, au sud de la Floride, où j’ai fait halte ce lundi après-midi.
Les marins, qui préparent leurs appâts en jetant le superflu dans l’eau, attirent involontairement des dizaines de requins nourrices et autres « monstres » marins, ainsi que des pélicans chapardeurs et des hérons blancs juchés à l’affût sur les bateaux.
Le spectacle est inouï et est venu s’ajouter à celui, magnifique, procuré par la route sur l’Overseas Highway, cette fois prise en sens inverse de samedi, en remontant donc depuis Key West que j’ai quittée au déjeuner.
Peu après la séance de goûter inattendue, je me suis arrêté comme prévu afin de visiter le refuge d’oiseaux blessés (dont plusieurs pélicans) qu’avait fondé Laura Quinn.
Je n’ai toutefois pas eu le temps d’arpenter, en plus, tous ceux consacrés aux tortues marines ou aux dauphins, sauf à rester une semaine de plus dans ce magnifique archipel de 150 km de long entre l’Océan Atlantique et le Golfe du Mexique (pardon, de l’Amérique ! ).
J’ai fini ma route au coucher du soleil et sans croiser d’alligators à propos desquels les panneaux avertissements ne manquent pourtant pas.
Il y a aussi ceux des cabinets d’avocats en dommage corporel et me rappelant le petit livre qu’un ami new-yorkais m’a offert il y a trente ans : « Lawyers and other reptiles »…
Les sauriens sont de toutes façons au menu de ce mardi puisque je dors à présent - et jusqu’à mercredi midi - aux portes du parc des Everglades…

20/10/2026

Voici des vidéos et images prises à l’embarcadère d’Islamorada, temple de la pêche au gros (barracuda, tarpon, espadon, requin….), au milieu des Keys, au sud de la Floride, où j’ai fait halte ce lundi après-midi.
Les marins, qui préparent leurs appâts en jetant le superflu dans l’eau, attirent involontairement des dizaines d’énormes poissons-chats et autres « monstres » marins, ainsi que des pélicans chapardeurs et des hérons blancs juchés à l’affût sur les bateaux.
Le spectacle est inouï et est venu s’ajouter à celui, magnifique, procuré par la route sur l’Overseas Highway, cette fois prise en sens inverse de samedi, en remontant donc depuis Key West que j’ai quittée au déjeuner.
Peu après la séance de goûter inattendue, je me suis arrêté comme prévu afin de visiter le refuge d’oiseaux blessés (dont plusieurs pélicans) qu’avait fondé Laura Quinn.
Je n’ai toutefois pas eu le temps d’arpenter, en plus, tous ceux consacrés aux tortues marines ou aux dauphins, sauf à rester une semaine de plus dans ce magnifique archipel de 150 km de long entre l’Océan Atlantique et le Golfe du Mexique (pardon, de l’Amérique ! ).
J’ai fini ma route au coucher du soleil et sans croiser d’alligators à propos desquels les panneaux avertissements ne manquent pourtant pas.
Il y a aussi ceux des cabinets d’avocats en dommage corporel et me rappelant le petit livre qu’un ami new-yorkais m’a offert il y a trente ans : « Lawyers and other reptiles »…
Les sauriens sont de toutes façons au menu de ce mardi puisque je dors à présent - et jusqu’à mercredi midi - aux portes du parc des Everglades…

Des départs et des regrets.Guy Scarpetta, écrivain et essayiste, a été juré du PRIX SADE, que je préside  de 2015 à 2020...
19/10/2026

Des départs et des regrets.

Guy Scarpetta, écrivain et essayiste, a été juré du PRIX SADE, que je préside de 2015 à 2020, après y avoir été sélectionné comme auteur dès 2008.
Guy est décédé le 29 septembre dernier.
Ses obsèques auront lieu mercredi prochain au crématorium du cimetière du Père-Lachaise.
Le jury et moi-même lui rendront hommage lors de la cérémonie remise du Prix 2026 le samedi 7 novembre au soir à laquelle vous pouvez venir en vous inscrivant.

J’en « profite » - car elle aurait pu siéger au Prix Sade - pour dire ici à quel point la mort d’Hélène Hazera, le 5 octobre, m’a bouleversé et laissé un temps muet, celui de retrouver nos échanges et de sourire à leur lecture.
Je suis fier d’avoir été son ami comme son avocat.
C’était une très grande dame de la chanson et du folklore, notamment sur les ondes de France Culture.
Elle était surtout l’une incarnations du FHAR et des Gasolines, puis cofondatrice au sein d’Act-Up de la commission consacrée aux personnes trans face au SIDA.
Elle a aussi tourné sous la direction d’Adolfo Arrieta.
Bref, sa vie était et restera un roman autant qu’un combat tout de rigueur apparente, de formules assassines et, en privé, d’une douceur égale à son humour.
Je t’embrasse fort, Chère Hélène, les yeux aux la***s, car je ne serai pas présent à un des hommages publics qui va t’être rendu en fin de semaine.
Partie remise : tu restes dans mon cœur.

Enfin, hier, j’ai appris la disparition de Giovanni Lista, important historien du futurisme, dont j’ai été le conseil durant deux ou trois décennies et dont j’appréciais vivement l’érudition bienveillante lorsqu’il venait me consulter.

Drôle de bilan de début de semaine, longue vie à eux trois par mes souvenirs mais aussi les livres et les émissions réécoutables !

Je ne pouvais que tomber sous le charme de Key West, où je suis arrivé samedi et me rendais surtout pour visiter, ce dim...
18/10/2026

Je ne pouvais que tomber sous le charme de Key West, où je suis arrivé samedi et me rendais surtout pour visiter, ce dimanche, la maison d’Ernest Hemingway.
Il y a vécu à partir de 1931, dès son retour de Paris dans le but d’écrire tôt et jusqu’à midi, (notamment « En avoir ou pas » et « Les Neiges du Kilimandjaro », qui compteront dans son Prix Nobel de 1954), avant de pêcher le gros, puis de passer la soirée au troquet en compagnie de quelques daiquiris...
Cette routine quotidienne n’a pas empêché entre-temps de célèbres voyages… comme son divorce en 1940, qui le fit migrer 150 kilomètres plus au Sud, à Cuba, avec sa troisième épouse.
La cinquantaine de chats qui peuplent l’habitation principale, l’ancienne remise à fiacres transformée en bureau, le jardin luxuriant et les abords de la piscine d’eau de mer (conçue en son absence par la deuxième Mme Hemingway, afin de remplacer un ring de boxe ! ) sont les descendants de Snowball, le célèbre félin polydactile (six doigts à chaque patte ! ) du grave écrivain. Ils ont chacun un nom (Kim Novak, Billie Holiday, Colette…), leur cabanon… ainsi qu’un cimetière.
Le phare de l’île, en activité de 1848 à 1969, domine la propriété, la mer ayant beaucoup reculé…
Le tout est à deux pas de l’antre de Tennessee Williams, qui s’est installé en 1941 à Key West avec son amoureux, après le succès d’ « Un tramway nommé désir ». Le dramaturge y est demeuré, avant de mourir en 1983.
Il faut dire que l’île est depuis longtemps très « gay friendly », comme cela se voit dans les deux artères commerçantes.
Il y a encore plus de couleurs, de sens de la fête bon-enfant et de drapeaux en ce moment, car Halloween arrive dans quinze jours, tandis que le Fantasy Fest (le carnaval local) a commencé avant-hier et se terminera concomitamment en fin de mois (pour les élections de mi-mandat…).
Je me suis promené ensuite à travers l’île pour voir la petite Maison Blanche du Président Truman, mais aussi les églises et bâtiments officiels édifiés à compter du début du XIXe siècle, quand les Etats-Unis ont mis fin au règne prospère des légendaires pirates de Key West.
La vieille ville (plus que vaste et protégée) abrite en réalité des milliers de maisons en bois de style caraïbe ; j’aurais donc pu marcher encore longtemps dans cette ambiance de nature et d’architecture tropicales, très calme (et pas que dominicale), lorsqu’on s’éloigne un instant du coin des bars.
Les coqs (issus de la tradition antillaise des combat) pullulent dans les allées, tout comme on trouve en abondance des « dispensaires » de cannabis sans ordonnance et des civettes proposant de vrais puros…
De quoi avoir envie, moi aussi, de jeter l’ancre dans cet extrême-sud de l’archipel des Keys… (d’autant que les locaux m’ont beaucoup commenté les images ahurissantes des villes française ce week-end, que diffusent en boucle les chaînes américaines, en comprenant que je suis parisien).

La route de ce samedi, entre Miami et Key West, m’a enchanté grâce à la beauté des paysages, de plus en plus sauvages ma...
18/10/2026

La route de ce samedi, entre Miami et Key West, m’a enchanté grâce à la beauté des paysages, de plus en plus sauvages mais aussi par ses surprises, notamment animalières, sans compter le fait de traverser des lieux mythiques du cinéma, de la littérature… ou de la plongée.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous énumérer chaque morceau de terre des 1700 îlets ou îles qui constituent l’archipel des Keys.
Les « descendre » jusqu’au bout (c’est à dire à Key West, où je dors cette nuit et la suivante, en réalité à deux pas de La Havane) depuis le continent prend au mieux près de quatre heures afin de parcourir 250 km.
Les ouragans, tel Irma en 2017, ont été dévastateurs, mais les minuscules (ou parfois assez étirées) langues de terres abritant bicoques en bois et mangroves sont toujours reliées par une quarantaine de ponts.
Le fameux Seven Mile Bridge (11 km) m’a même fait m’envoler au dessus des eaux mêlées de l’Océan Atlantique et du Golfe du Mexique (devenu officiellement, depuis janvier 2025, celui de l’Amérique…).
Ma seule véritable halte programmée à l’avance a été pour Key Largo, où, en hommage à Lauren Bacall et Humphrey Bogart, j’ai bu mon soda et grignoté sur le ponton du Carribean Club.
Ensuite, chaque fois que j’ai voulu rattraper le temps perdu (à cause des voitures tirant des bateaux), j’ai stoppé aussitôt cent mètres plus loin, afin d’observer des daims endémiques (ils ont évolué seuls après la formation de l’archipel dans des temps très anciens), des varans de belle taille me coupant le chemin, des cormorans perchés sur « la » ligne électrique, une scintillante plage sauvage ou encore causé avec des latinos pêchant là où c’est interdit et donc accueillants si le Gr**go n’est pas en uniforme.
J’ai d’ailleurs pour de bon levé le pied, une fois arrêté par une voiture de police en raison d’un dépassement un peu rapide (l’Overseas Highway porte mal une partie de son nom puisqu’il n’y a souvent qu’une voie durant des kilomètres sans aucune courbe…)
Le cowboy local en uniforme m’a demandé d’abord, flingue à la main, de ne pas bouger de mon siège de conducteur, puis de déclarer… quelles a***s je transportais…
Plus de peur que de mal au final.
Car mon périple enchanteur ne pouvait vraiment pas être altéré.

✈️

18/10/2026

1/2) Les Keys !

La route de ce samedi, entre Miami et Key West, m’a enchanté grâce à la beauté des paysages, de plus en plus sauvages mais aussi par ses surprises, notamment animalières, sans compter le fait de traverser des lieux mythiques du cinéma, de la littérature… ou de la plongée.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous énumérer chaque morceau de terre des 1700 îlets ou îles qui constituent l’archipel des Keys.
Les « descendre » jusqu’au bout (c’est à dire à Key West, où je dors cette nuit et la suivante, en réalité à deux pas de La Havane) depuis le continent prend au mieux près de quatre heures afin de parcourir 250 km.
Les ouragans, tel Irma en 2017, ont été dévastateurs, mais les minuscules (ou parfois assez étirées) langues de terres abritant bicoques en bois et mangroves sont toujours reliées par une quarantaine de ponts.
Le fameux Seven Mile Bridge (11 km) m’a même fait m’envoler au dessus des eaux mêlées de l’Océan Atlantique et du Golfe du Mexique (devenu officiellement, depuis janvier 2025, celui de l’Amérique…).
Ma seule véritable halte programmée à l’avance a été pour Key Largo, où, en hommage à Lauren Bacall et Humphrey Bogart, j’ai bu mon soda et grignoté sur le ponton du Carribean Club.

✈️

Une longue mais passionnante journée artistique à Miami ce vendredi (eh oui, le décalage horaire me rajeunit de six heur...
17/10/2026

Une longue mais passionnante journée artistique à Miami ce vendredi (eh oui, le décalage horaire me rajeunit de six heures par rapport à Paris, ce qui me fait poster le soir depuis la Floride quand vous me lisez le matin suivant), entre le tout numérique inventé par la silicon valley et les ambiances hispanophones venues de toute l’Amérique latine !
Je suis arrivé t**d dans la nuit précédente (entre jeudi et vendredi, donc), en raison du quartier festif (et de tours) où je dors ici et au sein duquel j’ai eu du mal à trouver une place pour me garer…
Il faut dire aussi que j’ai ensuite été perturbé par les robots nous contournant, ma grosse valise et moi, dans le but de livrer les commandes… Je suis resté un moment à les regarder, fasciné, amusé et perturbé par leur ballet.
Mais, ce vendredi matin une fois reposé - une courte nuit me convient, ainsi que des lecteurs le savent -, après avoir joint le cabinet et des clients en France - j’ai pris bien en avance le chemin de mes rendez-vous de travail, afin de faire un détour très heureux pour visiter l’incroyable Vizcaya Museum & Gardens.
Ce palais a été édifié au début du XXe siècle par et pour un James Deerin qui était un… fabricant de machines agricoles, grand amateur d’art et devenu milliardaire.
La Renaissance italienne, originale ou copiée, prime dans la composition architecturale démesurée qu’il a imaginée, fait édifier et embellir par un millier d’artisans.
Nombre d’œuvres authentiques (tapis, meubles, sculptures, etc.) décorent les innombrables pièces et le patio de la demeure, dont la terrasse géante surplombe un faux navire à demi-englouti dans la baie de Biscayne…
Puis j’ai pris la route pour la célèbre Miami Beach, qui est est en réalité, administrativement, une ville insulaire ; mais, comme elle est reliée par deux ponts au continent et à la Miami d’origine, elle se fond dans l’agglomération de près de 7 millions d’habitants.
Une fois sorti des embouteillages obligés menant Miami Beach, puisque j’avais plus de temps que prévu, mon idée étaiit de me garer un peu loin du but de la visite. Je voulais marcher un peu sur l’île afin de j***r de l’air de l’océan et du panorama des beaux immeubles art déco, puisque construits après le terrible ouragan de 1926. J’ai ainsi gagné en flânant le Wolfsonian-FIU (pour Florida International University) qui est à la fois une fondation et un musée consacrés aux Arts décoratifs.
J’y ai été accueilli par le Directeur, Michael Hughes, puis ai été présenté aux membres du Board. La discussion a duré plus que prévu. Un de mes hôtes a eu la gentillesse de préciser à l’assemblée qui m’écoutait en homme de loi (et qui me sait déjà écrivain), mes anciennes qualités de Secrétaire général du Musée Yves Saint-Laurent-Paris et de membre de la commission d’acquisition et « expert livres » des Musées des Arts décoratifs (trois car l’un est le musée éponyme, vaisseau central du trio, situé rue de Rivoli, à touche-touche avec le Louvre, un autre est à Bordeaux et enfin le dernier, mais pas le moindre, est le musée Nissim de Camondo, dans la capitale).
Nous étions dans le thème : passion pour l’art sous tous ses aspects, dans les vêtements et les parures, de la mode aux bijoux, dans les affiches, notamment de propagande, les ustensiles du quotidien, les meubles, etc.
J’ai ajouté que j’avais été huit ans durant Conservateur du Musée du barreau de Paris, aux superbes fonds de documents et d’objets, hélas remis et restés en caisse après mon départ, il y a plus de cinq ans, par décision, en particulier, de trois Bâtonniers ou Vice-Bâtonniers au goût pour l’histoire, l’art et la mémoire, bref la culture, inversement proportionnel à leur carriérisme).
J’ai ensuite bénéficié, au sein des sept étages du Wolfsonian, d’une visite privée des collections, des réserves et des salles fermées au public, grâce à l’Italienne, parfaitement francophone et amicale Silvia Birasione, la Conservatrice en chef.
Vous l’avez compris : l’art déco (mais pas que) est plus qu’à l’honneur dans ce très beau musée que je vous invite à fréquenter entre deux promenades le long de la plage de des bars.
Pour ceux qui croient déjà bien connaître Miami, je précise que l’endroit, niché dans un bâtiment magnifique au cœur du quartier historique art déco de Miami Beach, n’est ouvert au public que depuis 1995.
Vous êtes venus en Floride il y a longtemps ? Retournez par conséquent arpenter la capitale du Sunshine State pour cette seule raison !
Vous en profiterez sans doute, comme moi au coucher du jour, pour découvrir le richissime PAAM (Perez Art Museum Miami), ouvert en 2013 et consacré essentiellement à l’art un peu moderne et très contemporain des créateurs latinos et afro-américains engagés. Il y a là de très belles toiles de Matta, de Wilfredo Lam, des œuvres intéressantes de Rauschenberg ou encore de Frank Stella.
Des toiles de plusieurs jeunes artistes d’Amérique du Sud ou des Antilles sont plus qu’encourageantes.
Tout cela est cependant noyé par le flot de croûtes, photographies ou installations au discours politique peu subtil, destiné à impressionner le citoyen candide peu habitué à l’art (et qui n’ose pas critiquer) ou à orner les salons de multi-millionnaires (on en trouve parmi les donateurs démocrates) cherchant à se faire peur.
On se croirait dans les locaux désormais cossus de Libération, de Sciences-po ou de ses modèles, les campus américains les plus onéreux et donc délirants de wokisme.
La très vaste et chère boutique du musée est à l’avenant et lève toute ambiguïté : kits portatifs de tenues et tapis de yoga (on cherchera en vain le lien avec l’art…), tee-shirts à slogan (« Black Art Matters » étant le moins simpliste…), poupées à l’effigie de Basquiat (qui bénéficie d’une exposition temporaire), etc.
Le Monsieur Perez fondateur a d’abord signé un chèque de 40 millions de dollars (de 2013…), suivi par une cohorte de bienfaiteurs se sentent coupables à la fois de la traite négrière ou du mur érigé le long de la frontière avec le Mexique, sans oublier le réchauffement climatique. Cela va souvent de 1 à 20 millions de dollars par personne.
Un seul a voulu demeurer « anonyme » (les autres sont fiers que leur nom figure a minima à l’accueil) et a même versé, sans retour publicitaire aucun, 20 millions afin de lutter via l’art contre le capitalisme occidental et la domination…
Le résultat : de beaux tableaux et des nouveaux talents cernés par le militantisme le plus Lénifiant dans un environnement de très grand standing.
Le contraste et la confrontation caricaturent à peine Miami : une majorité de Latinos plus ou moins bien portants (cela va des travailleurs clandestins ou d’autres pauvre gens avec qui je n’ai parlé qu’en espagnol jusqu’aux anticastristres embourgeoisés et enragés telle la négociante en parfum richissime et illettrée que j’avais pour voisine dans l’avion), des voiture rutilantes et des mobylettes déglinguées, des yachts et des bateaux de croisière démesurés (car conçus pour les milliers de retraités en groupe ou des familles nombreuses) en partance pour les Caraïbes, des gratte-ciels inouïs et des baraques servant de la nourriture graisseuse pour gens démunis, des voituriers et des mot**ds sans casque, des villas somptueuses en bord de mer et des cohortes de petites-mains aux salaires de misère se faisant concurrencer et bientôt avaler par les intelligences artificielles omniprésentes dont elles font la démonstration aux voyageurs d’affaires internationaux et aux touristes venus du mid-west.
Ce show permanent que j’avais oublié ou qui s’est intensifié se tient sous un temps immanquablement ensoleillé toute l’année.
Les mid-terms, ces élections qui se jouent dans quinze jours, sont partout dans l’air et à l’affiche. Elles sentent l’affrontement et risquent d’être aussi peu apaisées que les scrutins à venir dans l’hexagone.
Je suis, pour sûr, bien arrivé (et de retour après plus qu’une décennie) en Floride !
Et je me sens comme les écureuils que je me suis arrêté pour observer en traversant à pieds le parc de Downtown, c’est à dire surpris et hagard au début, puis suffisamment alertes et avertis ensuite pour regarder ce spectacle fascinant depuis une haute branche…

Adresse

189, Avenue Du Maine
Montrouge
75014

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