21/08/2026
On croit souvent que le “droit à l’oubli” produit les mêmes effets quel que soit le destinataire de la demande. En réalité, tout dépend de la cible du contentieux. ⚖️
Contre un moteur de recherche, l’enjeu principal est le déréférencement d’un résultat associé au nom d’une personne. Contre un journal, l’enjeu devient l’intégrité même des archives de presse en ligne. 📰
Cette distinction commande la mise en balance. Lorsqu’il s’agit d’un éditeur de presse, le juge raisonne à partir de la liberté d’informer, de l’intérêt actuel de l’information, de la notoriété de la personne concernée et de l’impact qu’aurait une altération de l’article lui-même. Supprimer un lien n’a pas la même portée qu’altérer une archive. 🔎
C’est précisément pour cette raison qu’une demande recevable contre un moteur peut échouer contre un journal.
Réf : Civ. 1re, 3 juin 2026, FS-B, n° 25-14.228