12/06/2026
Près de 70 arrêts publiés en cinq ans sur la prescription en droit du travail : le sujet reste central.
La Cour de cassation retient que les demandes liées à l’obligation d’affilier le personnel à un régime de retraite complémentaire et de verser les cotisations correspondantes relèvent de l’exécution du contrat de travail. Conséquence directe : le délai applicable est de deux ans, sur le fondement de l’article L. 1471-1 du code du travail, et non de cinq ans.
La solution est importante pour les dossiers de retraite complémentaire, notamment en cas d’expatriation, de détachement, de primes, de bonus ou d’avantages en nature. La Cour rappelle aussi que ces demandes n’ont pas une nature salariale. Dans l’affaire jugée, le point de départ a été fixé à la liquidation des droits à la retraite, ce qui a conduit à déclarer l’action irrecevable comme prescrite.
Concrètement, une r***e ciblée des dossiers sensibles permet de réduire le risque contentieux : base de cotisations, historique des affiliations, justificatifs conservés, dates de liquidation des droits et calendrier de contestation. Ce délai de deux ans doit être intégré aux procédures internes de paie, de mobilité internationale et de gestion des réclamations.
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Retour à l’orthodoxie : l’application de la prescription biennale aux demandes relatives à l’obligation de l’employeur d’affilier son personnel à un régime de retraite complémentaire