26/08/2026
Encore un coup médiatique ?
Je n’ai pas à m’excuser d’avoir bénéficié de l’éloge de la presse au sujet de notre action collective des victimes de vols de données personnelles contre l’État.
N’importe lequel de mes confrères aurait pu en faire de même.
Je n’ai jamais recherché la lumière, la gloire ou les éloges. J’aspire à une vie tranquille, en toute discrétion, loin du tumulte et de la folie de notre société moderne.
Pour ceux qui me suivent depuis le début, vous le savez. Mon parcours est né de la rupture brutale de ma collaboration libérale à la veille du confinement. Simple variable d’ajustement, j’avais été « suspendu » de ma collaboration. Ce jour m’a marqué à vie.
Il m’a fait comprendre que la pauvreté que j’avais quittée me poursuivait. Que la caravane dans laquelle j’avais grandi n’était pas si loin. Après tant d’années d’études et de sacrifices, voilà que je me retrouvais au crépuscule de la misère.
Cette médiatisation n’a pas été recherchée. Elle est survenue car, face à une injustice, je ne peux rester de marbre.
Devenir avocat n’a jamais été une vocation. Je ne l’ai pas fait pour moi. Je l’ai fait pour tous ceux qui ne pouvaient pas. Car, dans un monde injuste, être un rempart au mal est ma destinée.
Naturellement, je suis toujours ravi lorsque mes confrères s’emparent de ces sujets. Mon brillant confrère BRUSA pour la facturation électronique, LEGUEVAQUES pour les airbags TAKATA et récemment mon confrère Biterrois ROCHE pour les victimes des données personnelles.
Nous manquons de confrères engagés comme ceux que je viens de citer. Ils ne sont pas mes concurrents. Au contraire, ils font briller la profession et rappellent ce qu’est un avocat : le défenseur des opprimés, le bouclier de la justice.
Ainsi, pour tous ceux qui considèrent que nous sommes là pour nous faire de la « pub », voici
les quelques conseils utiles qui vous permettront d’en faire autant :
- travailler 6 jours sur 7, voire quelques dimanches (tous en réalité surtout au début)
- résister à des journées de 10 à 12 h
- prendre des risques en embauchant (12 salariés à mon actif)
- accepter les critiques parfois virulentes et infondées d’inconnus
- encaisser les coups délivrés parfois par vos propres confrères
- vous former au média training, à la gestion du temps, au management, au commercial, à la gestion financière
- financer vos propres formations sur les thématiques précitées, indispensables, mais non prises en charge par nos organismes de formation
- investir dans un service marketing et communication
- faire une émission juridique par semaine, gratuitement, sans aucune contrepartie financière
- réaliser cette même émission 50 semaines sur 54 par an, et ce, pendant plus de 3 ans
- prendre 3 semaines de vacances par an, mais accepter que, durant ces mêmes vacances, vous placiez des créneaux d’astreinte pour répondre aux urgences de vos clients,
- affronter les mécontentements de vos clients, faire face, répondre, corriger et améliorer sans cesse votre fonctionnement
- accepter les critiques et être dans une volonté de progression et d’amélioration constante
- placer vos clients au centre de tous vos process internes en visant la meilleure expérience possible
- lire énormément de livres de développement personnel afin de combattre l’ego naturel qui habite chaque avocat
Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle est indispensable si vous souhaitez faire « un coup de pub ».
En conclusion, c’est à la portée de tous, et n’importe qui pouvait faire cette interview sur TF1. Merci à eux pour cette mise en lumière.
Rappelons que je ne suis pas le sujet principal. Je reste la voix des victimes qui n’ont pas eu la chance d’avoir la lumière d’un média pour faire connaître leur ras-le-bol.
Si vous souhaitez en savoir plus sur cette action, je suis Maître David GUYON, je représente déjà plusieurs dizaines de victimes partout en France. Lien en premier commentaire.