15/10/2026
Une mise en demeure peut donc suffire à rendre une cession de créance opposable au débiteur, y compris en matière de titrisation, si son contenu permet une identification utile.
La solution retenue distingue deux plans : le formalisme propre à la cession entre cédant et cessionnaire, et l’opposabilité au débiteur au titre de l’article 1324 du code civil. L’insuffisance alléguée du bordereau ne fait pas, à elle seule, obstacle à l’opposabilité si une notification valable a été reçue.
Encore faut-il que la lettre mentionne des éléments précis : références des prêts ou contrats concernés, identité du fonds cessionnaire, et qualité de l’entité qui agit en recouvrement. Une allusion générale à une cession ne suffit pas.
En pratique, les acteurs du recouvrement ont intérêt à standardiser leurs mises en demeure sur ces points, sans confondre notification utile au débiteur et preuve de la régularité du transfert entre professionnels.
La mise en demeure peut rendre opposable au débiteur la cession des créances titrisées