15/01/2026
𝗨𝗻 𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗲𝘁 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗲.
𝗨𝗻𝗲 𝗽𝗮𝗴𝗲 𝘄𝗲𝗯 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗼𝗱𝗶𝗳𝗶𝗲́𝗲.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁, 𝗹𝘂𝗶, 𝗮 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝘀𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀.
Beaucoup d’entrepreneurs l’ignorent encore :
Les contenus publiés en ligne sont par nature volatils.
Un site est mis à jour, une offre commerciale retirée, des CGV modifiées, une page supprimée…
Quelques mois plus t**d, en cas de litige, plus rien n’est visible.
👉 Pourtant, il existe un outil gratuit, public et largement utilisé :
Internet Archive – Wayback Machine : https://archive.org/
Ce service permet d’archiver automatiquement des versions successives de pages web.
Il est libre d’accès, sans inscription, et conserve la mémoire du web.
La question n’est donc pas celle de l’accès à l’archive.
La vraie question est juridique :
ces archives peuvent-elles servir de preuve ?
La jurisprudence française a longtemps hésité.
Mais une évolution majeure est intervenue avec l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 5 juillet 2019 (pôle 5 – ch. 2, n° 17/03974).
➡️ La Cour admet que des pages issues de la Wayback Machine peuvent avoir une valeur probante,
à condition qu’elles soient :
- constatées par un commissaire de justice,
- selon une méthode technique rigoureuse,
- et appréciées souverainement par le juge
(conformément à l’article 9 du Code de procédure civile).
Autrement dit :
❌ une simple capture d’écran ne suffit pas,
✅ mais une archive gratuite peut devenir une preuve juridiquement exploitable, si elle est correctement sécurisée.
Dans un environnement numérique instable,
Ne pas anticiper la preuve, c’est prendre le risque de perdre la mémoire de ses propres droits.