14/10/2026
La révision à la seule hausse est désormais hors-jeu
Le statut des baux commerciaux confirme une exigence simple : le bail ne peut organiser contractuellement une évolution du loyer qui neutralise les mécanismes légaux de révision.
La Cour de cassation juge qu’une augmentation forfaitaire annuelle de 1,5 % constitue une véritable clause de révision à la seule hausse. À ce titre, elle fait obstacle au jeu normal de la révision triennale prévue par l’article L. 145-38 du code de commerce et doit être réputée non écrite.
L’intérêt de l’arrêt tient à la qualification retenue. La clause n’est ni une indexation, faute d’indice, ni un simple loyer progressif par paliers. Elle organise une hausse automatique, sans plafond ni limitation de durée.
La conséquence pratique est importante : ce type de stipulation ne peut plus être sécurisé par sa seule qualification contractuelle. Son effet réel sur l’évolution du loyer devient déterminant.
Source : Cass. 3e civ., 3 sept. 2026, n° 25-14.904.