23/07/2026
La proposition d’une rupture conventionnelle pendant un arrêt de travail suffit-elle à faire présumer une discrimination liée à l’état de santé ?
La réponse apportée par la Cour de cassation est claire : non, pas à elle seule. Le seul fait qu’une rupture conventionnelle soit proposée durant la suspension du contrat ne constitue pas, en soi, un élément matériel laissant supposer une discrimination. Cette position s’inscrit dans la continuité des solutions déjà admises pour d’autres périodes de suspension du contrat.
Le point décisif reste donc le contexte. En matière de discrimination, le juge examine les faits présentés par le salarié, puis les éléments objectifs avancés par l’employeur. Une proposition formulée pendant un arrêt de travail peut ainsi rester licite, mais elle peut aussi prendre une autre portée si elle s’accompagne de circonstances particulières.
Pour les employeurs comme pour les salariés, l’enjeu pratique est simple : analyser précisément la chronologie, les échanges et les motifs invoqués. C’est souvent dans ces éléments concrets que se joue la qualification du licenciement et, le cas échéant, sa nullité.
La seule proposition d’une rupture conventionnelle au cours d’un arrêt de travail ne suffit pas pour constituer une discrimination