14/10/2026
Une mise en demeure peut suffire à rendre une cession de créance titrisée opposable au débiteur.
La chambre commerciale admet qu’une lettre vaut notification au sens de l’article 1324 du code civil lorsqu’elle permet d’identifier les créances cédées, le fonds cessionnaire et la qualité de l’entité qui assure le recouvrement. Le débiteur ne peut donc pas exiger, sur ce seul terrain, que toute l’identification résulte exclusivement du bordereau.
La solution ne supprime pas le formalisme spécial de la titrisation. Elle distingue la validité du transfert entre cédant et cessionnaire, d’un côté, et son opposabilité au débiteur, de l’autre.
En pratique, une mise en demeure utilisée comme support d’opposabilité doit au minimum rendre lisibles les références du prêt, l’identité du fonds, la société de gestion et le rôle exact du recouvreur. C’est souvent ce contenu qui fera la différence en exécution forcée.
La mise en demeure peut rendre opposable au débiteur la cession des créances titrisées