19/10/2026
Une clause à la seule hausse fait désormais obstacle à la révision légale
L’ordre public des baux commerciaux ne protège pas seulement l’accès à la révision du loyer. Il empêche aussi les parties d’en organiser contractuellement une version unilatéralement orientée à la hausse.
La Cour de cassation qualifie la majoration forfaitaire annuelle de véritable clause de révision. Dès lors qu’elle produit mécaniquement une hausse continue du loyer, sans indice, plafond ni durée maximale, elle entre en conflit avec le jeu de la révision triennale.
La portée de la décision tient donc moins au taux de 1,5 % qu’au mécanisme lui-même. Une hausse faible reste illicite si elle conduit structurellement à contourner le régime légal.
Pour les praticiens, la qualification prime désormais sur l’habillage contractuel : ce qui compte est l’effet économique et juridique de la clause.
Source : Cass. 3e civ., 3 sept. 2026, n° 25-14.904.