05/10/2026
🏨🍽️ CHR : L’HÔTELLERIE ATTIRE LES CAPITAUX PENDANT QUE LA RESTAURATION SOUFFRE
Le contraste est notable. D’un côté, l’investissement hôtelier français accélère. Selon la dernière étude de RYDGE Conseil :
➡️ plus de 3 milliards d’euros investis dans l’hôtellerie en 2025, un record ;
➡️ près de 1,3 milliard d’euros de transactions au premier semestre 2026 ;
➡️ soit une hausse de 40 % en un an.
De l’autre, la restauration connaît une sitation plus difficile.
Les défaillances augmentent, les marges sont comprimées par les coûts de personnel et de matières premières et de nombreux établissements voient leur chiffre d’affaires reculer ou stagner.
Le paradoxe est intéressant. L’hôtellerie est aujourd’hui recherchée comme classe d’actifs, quelle que soit la catégorie, tandis qu’une partie de la restauration est regardée comme une activité d’exploitation de plus en plus risquée.
Cela se retrouve directement dans les opérations que nous voyons passer au 4T 2026 quant aux prix de cession d’actif hôtelier standard vs belle brasserie parisienne.
Pour les actifs hôteliers, les investisseurs raisonnent en création de valeur : emplacement, murs, RevPAR, repositionnement et potentiel de montée en gamme.
Dans la restauration, l’analyse se concentre sur la capacité réelle de l’établissement à dégager un EBE après normalisation des charges, quelle que soit la qualité de l'emplacement, et la négociation est plus longue.
Deux activités réunies sous le même acronyme certes — CHR — mais aujourd’hui deux marchés d’investissement bien différents.
Et probablement deux sources d’opportunités également :
➡️ des actifs hôteliers à valoriser ;
➡️ des restaurants fragilisés à reprendre et repositionner.